| Abram, chassé d’Egypte, s’en retourne vers Béthel, qui signifie littéralement ‘la maison de Dieu’. Il se retrouve entre Béthel et Aï, qui signifie en français ‘Ca fait mal !’ J Après le fiasco de l’Egypte, Abram a besoin de revenir dans le lieu où il a adoré Dieu quelques temps avant. Entre Béthel et Aï, entre la maison de Dieu et la douleur de l’échec, voilà le lieu où il invoque Dieu. |
"Les vovages forment la jeunesse, qu'ils disaient... Je ne souhaite à personne ce genre de voyage en Egypte en tous cas !" |
Nous sommes tous susceptibles de faire des erreurs, ou d’être victimes de circonstances dramatiques qui, a moment donné, nous amènent à douter : pourquoi est-ce que ça m’arrive à moi ? Pourquoi me suis-je fait jeter de chez les égyptiens ou de ce groupe de personnes ?… Dans notre incompréhension, il y a une chose à faire : retourner au lieu où nous avons adoré Dieu. Il y a toujours le ‘Aï’ pas très loin, il y a cette douleur qui ne peut être oubliée et qui appelle à tout laisser tomber. Mais il y a aussi le Béthel, la présence de Dieu, qui nous fortifie.
La vie d’Abram, c’est l’exemple du croyant qui ne lâche pas. C’est l’exemple du croyant qui continue à adorer Dieu lorsque ses rêves et ses espoirs sont réduits à une peau de chagrin. Quand on retrouve Abram à Béthel, il n’a toujours pas le moindre terrain à lui, ni le moindre signe concret qu’il aura un fils. Certes, la Bible dit qu’il était riche, mais où sont les promesses de Dieu ? Où sont ces bénédictions qu’il était sensé trouver dans le pays promis ?
Quand il y a toutes les bonnes raisons de douter, Dieu peut donner une parole de réconfort. Mais parfois, il se contente seulement de dire : « Détourne les yeux de ce que tu vois, et adore ! » Comment celui qui a été déçu par Dieu peut-il adorer ce même Dieu ? Comment celui qui a reçu des promesses de Dieu, et qui ne les voit pas s’accomplir, peut-il s’attacher à Dieu malgré tout ? Ce sont les questions qu’on se pose dans un premier temps, mais l’exemple d’Abram nous pose les suivantes : Est-ce possible de voir la promesse s’accomplir sans adorer Dieu ? Est-ce possible de ne pas sombrer dans le découragement sans la présence de Dieu ?
Si Dieu est désigné comme responsable des promesses non accomplies, il en est surtout la solution. Abram a reconnu cela, et a invoqué Dieu. C’est ce que nous devons faire aussi, si nous voulons suivre l’exemple du père des croyants.