Le test de la promesse (suite n°7)

Après ces choses, Dieu mit Abraham à l'épreuve, et lui dit: Abraham! Et il répondit: Me voici! Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l'holocauste, et partit pour aller au lieu que Dieu lui avait dit. Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin. Et Abraham dit à ses serviteurs: Restez ici avec l'âne; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer, et nous reviendrons auprès de vous.

Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac, et porta dans sa main le feu et le couteau. Et il marchèrent tous deux ensemble. Alors Isaac, parlant à Abraham, son père, dit: Mon père! Et il répondit: Me voici, mon fils! Isaac reprit: Voici le feu et le bois; mais où est l'agneau pour l'holocauste?

Genèse 22.1-7

"Alors Papa, il est où cet agneau, tu vas me le dire, oui ou non ???"

Patatras, Dieu demande à Abraham de sacrifier son fils, Isaac !!! Pour ceux qui lisent assidûment le TopAdos, vous vous souvenez de tout ce qui s’est passé avant qu’Isaac naisse : la promesse de Dieu, l’attente d’Abraham, l’histoire de Hagar… des années ont passé et Isaac est là. Mais Dieu demande à Abraham de le lui rendre ! Vous voyez une logique là-dedans ? Vous y comprenez quelque chose ? Le texte dit que le matin suivant, Abraham a pris son âne, deux serviteurs, et son fils et l’équipe est partie à la montagne.

La Bible se contente souvent de relater une histoire sans décrire les sentiments et les émotions des personnes qui vivent cette histoire. J’imagine que derrière ces quelques mots « Abraham se leva », il y a des centaines de pensées qui traversent l’esprit d’Abraham. Pourquoi Dieu dit-il cela ? Est-ce que j’ai mal compris ? Est-ce que j’ai fait quelque chose contre Dieu… Abraham n’a sans doute pas fermé l’œil de la nuit avec toutes ces questions. Il a essayé de comprendre ce qui se passait, mais quand l’aube a paru, il n’en savait pas plus. Sa logique ne lui servait à rien.

Vous vous souvenez de cet homme qui cherchait à sauver sa peau, qui trouvait des astuces pour se sortir d’affaire. C’était un autre Abraham, c’était un homme qui n’avait pas encore reçu la révélation de Dieu ! Vous le voyez à présent obéir promptement à la parole de Dieu. Il n’essaie plus de trouver des combines : il agit malgré ses émotions contradictoires ! Ce serait tellement plus facile d’obéir à Dieu si on connaissait à l’avance ses plans. Mais le vrai test de la foi, c’est lorsqu’on ne comprend pas.

Dieu se sert des questions sans réponses et des situations inextricables pour nous faire grandir. C’est un moyen qu’il utilise pour nous débarrasser des choses sur lesquelles nous nous appuyons et sur lesquelles nous comptons plus que sur Dieu lui-même. Il nous arrache à nos idoles. Il y a un temps pour les questions et pour essayer de comprendre… jusqu’au moment où on comprend qu’on ne peut pas comprendre. Il faut alors se lever et seller son âne – dans le sens figuré bien sûr. En général, on n’a pas besoin d’un âne pour faire la volonté de Dieu.

Qu’allons-nous faire si Dieu nous demande de renoncer à notre Isaac ? Sommes-nous plus attachés à la bénédiction qu’à celui qui a envoyé cette bénédiction ? Et si Dieu un jour nous demandait de choisir ? Choisirions-nous la promesse de Dieu ou le Dieu de la promesse ?


Par Phil