Dieu pourvoit (suite n°8)

"Lorsqu'ils furent arrivés au lieu que Dieu lui avait dit, Abraham y éleva un autel, et rangea le bois. Il lia son fils Isaac, et le mit sur l'autel, par-dessus le bois. Puis Abraham étendit la main, et prit le couteau, pour égorger son fils. Alors l'ange de l'Éternel l'appela des cieux, et dit: Abraham! Abraham! Et il répondit: Me voici! L'ange dit: N'avance pas ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique.

"Eh les gars, venez me donner un coup de pattes, je suis coincé!!!"

Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier, et l'offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham donna à ce lieu le nom de Jehova Jiré. C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui: A la montagne de l'Éternel il sera pourvu." Genèse 22.9-14

Eh oui, il y a encore une suite ! C’est comme pour certains feuilletons américains : le héros est dans une situation impossible, on se demande ce qui va lui arriver, c’est un suspens intenable… et puis il y a les pubs ! Avec Abraham, c’est un peu pareil. Il est sur le point de sacrifier son fils, il va presque le faire, on se demande comment Isaac va s’en sortir,… et puis l’histoire s’arrête inopinément. Sauf qu’avec Abraham, ce n’est pas une pause pour vendre de la lessive ou du papier toilette triple épaisseur. C’est une pause édifiante ! Et après la pause, on voit enfin l’issue de cette histoire. Tandis qu’avec ces feuilletons, on n’est jamais sûr de voir la fin. D’ailleurs le scénariste ne connaît pas la fin non plus. Il continue jusqu’au jour où il est viré parce que les gens ne regardent plus son feuilleton.

Lorsqu’on lit cette histoire, on a le privilège de lire le début et la fin et de voir le plan de Dieu dans sa globalité. Mais pour Abraham, il ne voit qu’une chose à la fois. Jusqu’au moment où l’ange l’interpelle, il ne voit aucun moyen de sauver son fils sans désobéir à Dieu. Il est persuadé que Isaac va mourir par sa main. Hébreux 11.19 dit cependant qu’ « Il pensait que Dieu est puissant, même pour ressusciter les morts » Le mot ‘penser’ qui est utilisé ici par l’auteur de l’épître aux Hébreux signifie aussi ‘considérer’, ‘calculer’ et ce qui le suit n’est pas une simple supposition, c’est un fait accepté. Abraham croyait donc que Dieu pouvait encore ressusciter Isaac pour accomplir la promesse qui devait être réalisée à travers lui. Mais il semble qu’à aucun moment Abraham n’ait envisagé une issue sans la mort d’Isaac.

Le vrai test, c’est quand on ne sait pas que c’est un test. C’est comme être jeté dans le vide sans savoir qu’on a un parachute. C’est alors que le doute vient : ‘Comment Dieu peut-il accomplir sa promesse dans ces circonstances ? Ce n’est pas possible !’ Effectivement, ce n’est pas possible quand on regarde le problème avec notre point de vue limité. Raisonner ne sert alors qu’à alimenter le doute. Mais la solution ne vient pas de nous, elle vient de Dieu. Dieu pourvoit d’une manière inattendue !

Nous devons toujours garder comme précieuses les bénédictions de Dieu. Nous devons être reconnaissants pour celles-ci. Nous devons travailler à les faire fructifier, à les utiliser pour Dieu. Nous ne devons pas les mépriser ou les négliger. Mais lorsque c’est Dieu qui nous demande d’y renoncer, c’est parce qu’il veut que notre foi devienne plus forte et il a déjà un plan pour cela. Dieu ne nous laisse pas tomber !


Par Phil