Où sont les rôtis et les poulardes?
Par Anne Bersot  |  4 commentaires  |  Lu 3339 fois
       
 

"Ce n'est pas la quantité qui compte, mais c'est la qualité !" J'ai entendu cette phrase des dizaines de fois, et j'avoue qu'elle me laisse perplexe. Lorsque j'étais étudiante, mon cousin, toujours pétri de gentillesse, ne savait plus quoi faire pour faire plaisir à ses cousines. Il avait donc décidé de m'emmener dans un grand restaurant. Mon quotidien était fait des steaks hâchés-nouilles-patates du resto-universitaire, et certainement l'escapade en vaudrait la peine! Arrivés dans ce haut lieu de la gastronomie, tout était un ravissement pour l'œil : merveille de bon goût et de simplicité, décors de table exquis, rideaux jaune pâle ouvrant sur un jardin luxuriant. La carte m'avait déjà impressionnée et je commençais à me délecter rien qu'à y penser. Lorsque le premier plat est arrivé devant moi, quatre petites boulettes joliment présentées se battaient en duel au fond de l'assiette. En quatre bouchées, c'était fait. Le deuxième plat, que j'espérais de tout cœur plus généreux, était encore plus famélique que le premier. Mon sourire poli disait : « hum, quel régal », et mon cœur criait désespérément : «mais où sont les rôtis et les poulardes ?.... ».


Certaines d'entre nous dépérissent et ne comprennent pas pourquoi. Elles se demandent comment il se fait qu'elles ne progressent pas, que leur situation ne bouge pas d'un pouce. Si votre cas, posez-vous cette question : qu'y a-t-il au fond de votre « assiette » ? Vous délectez-vous des mets succulents d'en haut ? Oui ? et en quelle quantité ? Me répondrez-vous, vous aussi «Ce n'est pas la quantité qui compte, c'est la qualité » ? . Dans une vie de piété, il peut y avoir la quantité sans la qualité (c'est fréquent), il peut y avoir aussi parfois la qualité, sans la quantité, mais dans les deux cas, la personne dépérit. David faisait ses délices de la Parole de Dieu, et ce ne sont certainement pas de quelques amuse-gueules qu'il parle quand il s'exclame dans le Psaume 63 : « Mon âme sera rassasiée comme de mets gras et succulents, et avec des cris de joie sur mes lèvres, ma bouche te célèbrera.». David a une soif profonde et intense d'être dans la présence de Dieu, et de se rassasier de ses enseignements. Dieu veut pour nous le meilleur : la qualité ET la quantité. L'un ne va pas sans l'autre, et si l'une des deux vous manque, vous dépérirez pareillement. Ne vous contentez pas de lire la page du calendrier en sirotant votre café, recherchez avidement ce que Dieu veut vous donner. Il promet d'ouvrir à celui qui frappe, et de se laisser trouver par celui qui cherche. Fermez la porte de votre chambre et reprenez ce que l'époque vous a volé : le temps.

 

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Vos commentaires (4)

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  Rivière (France)
Posté le 17 Octobre 2005 à 09h27
Il m'est arrivé la même chose dans un restaurant, mais j'avoue que je mange mieux chez moi.... La quantité et la qualité sont là non seulement pour me mettre en appétit, et pour me rassasier. Hum ! attention à la ligne (sourire)
 
  Marjorie (Ile Maurice)
Posté le 15 Octobre 2005 à 22h07
merci pour ses parole qui me fortifie et je prends coscience
 
  Cathy (Belgique)
Posté le 15 Octobre 2005 à 06h45
bonjour anne merci pour ces encouragements bien utiles ,si on sait que la vie dans le monde nous demande de prendre les bons ou les mauvais plats alors il est nécéssaire de savoir ce qui va nous rassasier" la quantité ou la qualité" pour mon mets ,j'ai choisi la qualité qui me nourrit et qui m'abreuve.je referme la porte de ma chambre et je me situe dans le temps present pour bien digérer , et de dire à mon père CELESTE JE NE MANQUE DE RIEN . JE VOUS LE CONFIE PAS D'OIE MAIS EST EN VéRITé que dieu vou bénisse cathy
 
  MngwÄ (Côte d'Ivoire)
Posté le 13 Octobre 2005 à 10h22
merci bcp. il nous faut repousser les limites de notre foi. et donc de notre relation avec notre Seigneur et ami. merci encore