Nous connaissons bien cette histoire de la Bible qui se trouve dans 1 Rois 21, qui nous parle de Naboth, du roi Achab et de sa terrible femme Jézabel. Que manquait-il à ce roi ? Rien ! Il était riche et habitait un palais. Il y avait certainement plus malheureux que lui ! Mais voilà, près de son palais, il y avait une vigne. Celle-ci devint l'objet de toutes ses convoitises, au point qu'il en est devenu meurtrier. Il lui fallait absolument cette vigne. Qu'allait-il en faire ? Lui manquait-il juste cela pour le combler de bonheur ?
Souvent, nos convoitises, nos tentations, nos envies, nos jalousies deviennent des instruments de torture pour nos cœurs et nos âmes. Nous en perdons le sommeil, la paix, il n'y a plus que cela qui compte. Le désir de ce roi ne s'arrête pas là. Il veut cette vigne pour en faire tout autre chose : un jardin potager ! Il veut changer le but initial de ce terrain : celui de produire de la vigne.
Dieu compare souvent notre vie à un plan de vigne, objet de ses tendres soins. Il souhaite y trouver du fruit pour sa gloire. Sa vie y coule et son regard est favorable. Le Seigneur dit dans Esaïe : « Que n'ai-je fais à ma vigne ? » Nous est-il arrivé de vouloir changer le but que le Seigneur nous a fixé ? Par exemple t'a-t-il demandé de t'investir dans la prière et l'intercession, à l'éducation chrétienne, dans la chorale, au ménage ? Quel est le but que tu as échangé ?
Achab va proposer à Naboth de faire un troc. L'ennemi de notre âme vient souvent nous proposer de faire de telles choses. Il veut à tout prix troquer notre salut, notre paix, notre joie, notre engagement, notre zèle, notre sainteté et notre communion. Avec quoi ? Rien de valeur ! Pourtant, il emploie toutes sortes d'artifices ou d'imitations pour nous démontrer que sans Dieu nous serions plus heureuses et que la vie mondaine est bien plus réjouissante. Il va nous faire croire qu'il ne faut pas trop en faire. Il va troquer le pardon contre la rancune et le désir de vengeance, l'humilité contre l'orgueil, la vie de l'esprit contre une vie charnelle. Il va dire que si tu t'engages et te consacres trop, tu vas perdre du temps et tu risques de devenir fanatique. Pas trop de sainteté, c'est démodé, et tu vas te faire remarquer ; pas trop de zèle ; pas trop d'intimité et de communion car on va croire que tu es mystique ! Et ainsi de suite…
Nous avons toutes en mémoire des moments intenses passés avec notre Sauveur, des bénédictions et des victoires acquises au prix de combats ; des défis relevés ; un service accepté et déposé aux pieds de Jésus ; des décisions et des engagements pris avec foi et conviction ; le désir de marcher jusqu'au bout quelque soit le chemin tracé.
Mais aujourd'hui, qu'en reste-t-il ? Des souvenirs lointains ? Le remord d'avoir tout abandonné te ronge-t-il comme une gangrène ? Arrête-toi ! Je te propose maintenant de repasser dans ton cœur tout ce que Dieu t'a donné ou demandé. Prends cette décision inébranlable dans la prière et dans la foi avec repentance, et reprends ce qui t'a été volé. Comme Naboth décide de ne pas lui donner ton héritage ! Il est précieux, c'est ton trésor. Il est à toi ! Pour Naboth, il n'y avait aucun compromis dans son esprit, aucune séduction ne pouvait le faire changer d'avis. Même la proposition d'argent ne l'a pas amené à envisager ce troc. « Je ne te donnerai pas mon héritage ! ». Que ce soit maintenant le cri de ton cœur et pour toujours.







