Et moi alors, qu'est ce que je devrais donc dire ?
Par Anne Bersot  |  4 commentaires  |  Lu 4652 fois
       
 

Je connaissais une dame qui répondait cette phrase à chaque fois que quelqu'un osait lui dire ou sous entendre qu'il avait une difficulté.  Quelqu'un venait lui dire qu'il était malade : «Et moi, qu'est ce que je devrais donc dire ? », on venait lui dire qu'on avait des difficultés au travail : « Et moi, qu'est ce que je devrais donc dire ? », une personne osait laisser entendre que ses fins de mois étaient difficiles, elle revenait à la maison et en haussant les épaules s'agaçait : « et moi, qu'est ce que je devrais donc dire ? ».  A toute situation, elle réagissait en ramenant tout à elle et en comparant. J'imagine mal le Seigneur nous répondre « et moi qu'est-ce que je devrais donc dire ? » à chaque fois que l'on s'approche de Lui avec une difficulté ou le cœur brisé. Il a été maltraité injustement, rejeté, méprisé alors qu'il avait manifesté les plus grandes qualités, il s'est fait cracher au visage alors qu'il avait aidé les multitudes. Il n'a jamais répondu « Et moi, qu'est ce que je devrais donc dire ? ». Il écoute avec compassion, même nos plus petits bobos, il essuie nos larmes avec patience et nous relève de nos faux pas.

C'est faire preuve de maturité que de recevoir les complaintes des autres sans juger, sans tout rapporter à soi. La petite dame pleure parce qu'elle a perdu son chat, alors que vous, vous avez perdu votre enfant ? Une autre se plaint que son mari fait ceci ou cela, alors que vous, vous aimeriez tellement vous marier ? Une autre se plaint qu'elle a trop d'impôts à payer, alors que vous vous demandez si vous aurez assez pour payer les commissions de la semaine ? Comment réagissez-vous ? C'est assez enfantin de tout rapporter à soi : un petit enfant se perçoit comme le centre du monde, et c'est normal, mais un adulte sait qu'il y a autre chose que lui-même, et que  chacun n'a peut-être pas la même maturité pour aborder les difficultés. Je vous encourage à écouter avec patience celles et ceux qui viennent vous confier leur difficultés et leurs petites misères. Ce n'est pas les faire grandir que de les remettre à leur place en leur répondant «  à chacun sa croix » ou « et moi alors ? qu'est ce que je devrais donc dire ? ». Gardez toujours en tête que Jésus ne nous a jamais répondu ça, et il est notre modèle, et c'est vraiment être son disciple que d'écouter avec gentillesse les gros bobos des unes et des autres...

 

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Vos commentaires (4)

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Posté le 31 Août 2011 à 13h07
Dieu d'amour donne-moi un coeur tendre pour aimer et écouter les autres afin les consoler et les encourager qd ils en ont besoin.
 
  Clara (France)
Posté le 6 Décembre 2005 à 17h36
Comme c'est vrai ! Nous ne voyons que notre petite personne et ne pensons pas assez souvent aux autres. Nombreuses sont les fois où notre doux Jesus aurait pû nous répondre "et moi alors, qu'est ce que je devrais donc dire" mais il n'en est rien!!! Grâce à Dieu. Pensons un peu moins à nous et un peu plus aux autres et tout ira bien. Je suis la première à savoir que cela sera difficile mais notre Dieu ne fait-Il pas des miracles ?
 
  Boye épouse Kouakou (Côte d'Ivoire)
Posté le 1 Décembre 2005 à 18h19
Je dis merci à mon Dieu parce que chaque jour qui passe il m'enseigne par ces serviteurs qui sont sur le top féminin et je demande à Dieu de me donner aussi beaucoup de sagesse pour que, si quelqu'un venait se confier à moi je puisse l'écouter avec amour pour lui donner les conseils appropriés que Dieu vous bénisse!
 
  Orianne (France)
Posté le 1 Décembre 2005 à 16h30
Je trouve votre réflexion très belle, c'est si vrai que la peine de la petite dame qui a perdu son chat peut être grande aussi. Parfois on se comporte comme si on faisait un concours de peine, "c'est moi qui ai eu le plus grand malheur" ! Merci pour ce texte.