« 10 trucs pour assurer quand vous êtes complètement débordée ». Vu que c'est régulièrement mon cas, je me suis ruée sur cet article d'un magazine féminin. Une ligne a attiré mon attention, l'idée du siècle : « Vous avez des invités qui arrivent et vous êtes complètement en retard pour préparer le repas. Truc : Epluchez vite un oignon et faites-le blondir dans le fond d'une casserole, l'odeur d'oignon frit fera patienter les invités, leur laissant croire qu'un merveilleux plat est en train de mijoter ».
Je suis toujours pleine d'idées créatives, mais là, j'étais surclassée ! L'idée ne me serait jamais venue de jouer avec les odeurs pour « faire semblant ». J'ai essayé depuis, et c'est vrai que ça marche, surtout le dimanche midi quand 12 affamés débarquent à la maison et que j'arrive en catastrophe de l'église où j'ai serré 200 mains, fait 450 sourires, écouté 58 confidences, et que mon repas est loin d'être prêt. L'oignon marche à tous les coups !
Je me suis dit en revanche que quand le Seigneur se présente à notre porte, et désire «souper » avec nous, il n'est pas question de ne lui offrir « qu'une odeur d'oignon » pour le faire patienter. Certains font cela : « Seigneur je te servirai quand.... », « Pas tout de suite Seigneur, je veux en profiter avant de... », « Je suis trop jeune pour .... », « Plus tard, on verra quand... », « j'en fais déjà bien assezcomme ça...».
Certaines personnes ne réussissent pas à s'engager et à offrir tout à Dieu, comme il le faudrait, elles le font « patienter », en faisant «comme si » mais ce n'est que très superficiel.
Elles ne lui offrent qu'une « odeur d'oignon frit ». Ça sent le festin, mais ce n'est pas un festin, ça a l'odeur de l'engagement mais ce n'est pas un vrai engagement, ça a le parfum de la consécration, mais ça n'en est pas. Entendez-le vous dire : «Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. »*
Que lui offrirez-vous ?






















