L'autre jour, au centre commercial, je vois une femme en petite tenue qui arrive en courant, prend une laitue puis ressort aussitôt, le tout en l'espace de trois minutes.
Ce n'est un secret pour personne : j'ai une imagination foisonnante. Si, par exemple, ma fille a dix minutes de retard, je commence à préparer ses obsèques. Oui, oui, je vous jure !
Ne pas laisser mes pensées vagabonder, ce n'est pas une chose facile pour moi ; j'aime spéculer, me demander "si"... et je me suis même trouvée une "amie de spéculation" (quelqu'un qui aime spéculer autant que moi) !
Cette dame - habillée d'une tenue légère - a attiré ma curiosité et j'ai commencé à spéculer et peut-être... disons-le, à juger.
Je suis observatrice : j'observe naturellement, partout où je me trouve... dans le train, en voiture, au restaurant (combien de couples mangent ensemble sans partager un seul mot...), et dans les queues et les rayons en faisant mes courses (j'ai vu pas mal de scènes de ménage). J'aime également prendre un café en terrasse pour regarder les gens qui passent dans la rue, leurs styles, leurs gestes.
J'ai réalisé qu'en observant les autres, j'ai découvert beaucoup de choses à mon sujet, parfois à ma grande honte et parfois à ma plus grande surprise !
Il n'y a pas très longtemps de cela, encore au supermarché, une jeune maman faisait ses courses avec ses deux petits enfants et un bébé dans le chariot. J'étais très choquée par la violence et l'agressivité de ses propos envers eux. J'ai eu des frissons, sachant bien les effets d'un tel matraquage !
Quelques rayons plus tard, j'ai ressenti une profonde compassion pour cette femme ; j'ai eu envie de revenir sur mes pas, de la prendre dans mes bras et de lui demander « Qu'est ce qui ne va pas ? ». Il n'y a pas d'excuse pour ceux qui attaquent verbalement les petits, mais j'ai appris quelque chose sur moi-même cette journée-là.
Une belle journée d'été, je faisais une promenade dans notre ville quand j'ai vu deux garçons, d'à peu près quinze ans, en train de se battre à coups de poing dans la rue. Je vis alors une dame d'un certain âge qui, sans hésiter, s'intercala entre les deux garçons et leur demanda - avec un mélange de douceur et de fermeté - de se calmer. Ensuite, elle les emmena avec elle pour discuter de la situation et probablement la régler !
J'étais super impressionnée et j'ai encore appris quelque chose sur moi-même, moins flatteur, je l'avoue.
Dernièrement, je suis passée devant la sortie de la maternelle. Une petite fille, courant vers sa maman, est tombée. Evidemment, elle a commencé à pleurer et immédiatement sa maman lui a dit (pas méchamment) d'arrêter de pleurer, que ce n'était rien…
J'étais marquée, parce que, quelques semaines avant, je suis tombée, et je vous assure que si mon mari avait dit : "Ce n'est pas grave, chérie, arrête-toi de pleurer"... je ne vous dis pas ce que je lui aurais fait !!!
Ce genre d'évènements, ces situations, et mes propres réactions – souvent trop hâtives, critiques et qui jugent sans savoir – me poussent à essayer de voir davantage les autres comme Dieu les voit.
Que le Seigneur nous aide !
Love.
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