J'en suis restée sidérée sur le trottoir, moi « l'handicapée de la conduite » avait eu son permis du premier coup !!!
C'est sûr, je n'y arriverai jamais ! Nous devons être nombreuses à avoir pensé cela un jour! En ce qui me concerne ce fut pour obtenir mon permis de conduire.
A vingt ans, je me suis lancée dans l'aventure du permis de conduire. Je travaillais et j'habitais en région parisienne. Un peu excitée, j'ai commencé mon apprentissage, pour me rendre compte très rapidement, que je mourrais de peur au volant d'une voiture ! J'ai découvert que les conducteurs parisiens étaient imprévisibles. J'avais l'impression que toutes les voitures se dirigeaient sur moi ou roulaient collées à moi. Pour couronner le tout, mon moniteur lisait son journal pendant que j'essayais de conduire !!! Je faisais tellement n'importe quoi, qu'un jour le moniteur m'a dit : « Si vous continuez à être dangereuse, je descends de la voiture et vous vous débrouillez toute seule ! ». L'excitation d'apprendre s'est vite transformée en angoisse.
J'allais aux leçons avec une boule à l'estomac et je ne progressais pas. Je disais à ma famille et à mes amis que j'étais une handicapée de la conduite, que je n'avais qu'un demi-cerveau. Il fallait que je me rende à l'évidence : le permis de conduire ce n'était pas pour moi ! Ma famille avait beau m'encourager, je restais bloquée sur mon incapacité à apprendre à conduire.
Après plusieurs semaines, un frère de notre église, moniteur d'auto-école entendit parler de mon problème et me proposa de me prendre avec lui. Je fis les 2h30 de trajet aller-retour pour prendre les cours avec lui.
Après 40 heures de leçons laborieuses, il était temps pour moi de passer ce fameux permis. Dans ma tête, il était clair que je ne l'aurai pas, c'était impensable. Ce matin-là, il y avait un magnifique soleil. Avant de partir, mes parents ont prié avec moi et dans le métro, j'ai dit au Seigneur : « Là, il n'y a que toi qui peut faire quelque chose car c'est sûr, je n'y arriverai pas ».
Je suis passée la première.
L'inspectrice me dit : « je sais que ce n'est pas le plus beau jour de votre vie, mais vous allez faire du mieux possible ». J'ai fait des erreurs et réussi d'autres manœuvres difficiles. Quand je me suis garée, j'ai estimé que je ne l'aurai pas car mes erreurs avaient été trop nombreuses. Quelle ne fut pas ma surprise de voir l'inspectrice me tendre ce petit papier rose tant convoité ! J'en suis restée sidérée sur le trottoir, moi « l'handicapée de la conduite » avait eu son permis du premier coup !
Le Seigneur a répondu à ma prière mais a voulu également me redonner confiance en moi.
Et depuis je sillonne ma région, la France et même Paris sans la moindre appréhension.
«
Qu'ils comptent sur toi, ceux qui savent qui tu es ! Car tu n'abandonnes pas ceux qui se tournent vers toi, Seigneur. »
Psaumes 9 : 10
en partenariat avec :
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