Ma fille a la hantise de l’école
Par Cathy Klopfenstein  |  8 commentaires  |  Lu 2970 fois
       
 
En allant chercher ma fille à l'école, en fin de journée, la maîtresse m'informe que Sophie est restée à ses côtés toute l'après–midi se plaignant d'un mal de ventre. La semaine précédente j'avais déjà ramené mon enfant de l'école, pour un mal de ventre disparu comme par enchantement dès le retour à la maison.

Ma fille et moi avons donc discuté de ce mal devant un bon petit goûter. Soudain, alors que je cherchais des causes physiologiques à ce bobo, de grosses larmes ont commencé à couler sur les joues de ma petite de cinq ans.
Après plusieurs minutes de discussion et de câlins, j'ai fini par comprendre. Il y avait une « grosse boule » dans son ventre, qui ne cessait de lui dire qu'elle était nulle, qu'elle n'allait pas arriver à savoir lire, que la maîtresse allait la gronder… et que nous ne l'aimerions plus, puisqu'elle ne réussirait pas.

Il y avait là une vraie angoisse, d'autant plus dure à comprendre que cette angoisse semblait sans fondement : il n'y avait pas eu d'épisode où la maîtresse l'avait reprise, Sophie était une enfant appréciée à l'école, et elle n'était pas en échec du tout.
Pourtant son manque de confiance en elle était bien réel. On a pris le temps de parler et je lui ai rappelé notre amour pour elle. Ensemble, nous avons décidé que cette « petite boule » ne serait pas la plus forte, et que chaque fois qu'elle voudrait revenir, nous lui dirions de partir, parce que notre amour pour Sophie est bien plus fort que cette angoisse.

Cet épisode m'a fait réfléchir. Sommes-nous trop exigeants ? Est-elle assez valorisée, a-elle le droit à l'erreur ?
Il est parfois tellement difficile, en tant que parents de ne pas projeter sur ses enfants: réussir à travers eux ce que nous n'avions pu faire, vouloir revivre des liens qui nous ont fait défaut (relation mère/fille…), rejouer notre éducation (faire mieux que ses propres parents trop strictes ou trop laxistes)…

Plusieurs chapitres, dans le livre des proverbes font état de la sagesse. On peut lire, au chapitre 2 verset 9: « si tu m'écoutes, tu n'ignoreras plus ce qui est juste et droit. La sagesse sera en toi, la connaissance te donnera de la joie, l'intelligence te gardera de l'erreur et la raison veillera sur toi ».

C'est aujourd'hui ma prière, pour les parents que nous sommes : que Dieu nous guide dans l'éducation de nos enfants, qu'Il nous donne la sagesse, la connaissance, l'intelligence afin d'accompagner au mieux les enfants qui nous sont confiés.

                                                                            en partenariat avec : www.famillejetaime.com
 

Poster un commentaire

 
 

Vos commentaires (8)

Trier les commentaires : par date | par vote
Posté le 18 Janvier 2009 à 11h12
Amen, Oui SEIGNEUR, guide moi et éclaire moi , ainsi que son papa dans l'éducation de notre enfant.
 
  Behi Martial (Côte d'Ivoire)
Posté le 15 Janvier 2008 à 11h27
Que DIEU vous bénisse de ce que vous vous ocupez de votre fille; je sais que l'Eternel vous donnera la sagesse pour vous occuper d'elle et sa grâce sera sur elle au nom de Jésus.
 
  Cathy (France)
Posté le 15 Janvier 2008 à 09h13
C'est super que Sophie ai pu parler de son malaise.Cela prouve qu'elle a confiance en vous. L'école est parfois un lieu cruel où les enfants ne se sentent pas reconnus pour ce qu'ils sont. En plus,en tant que famille chrétienne nous inculquons des valeurs à nos enfants qu'ils ne retrouvent pas dans le milieu scolaire et celà les perturbe souvent. J'ai un peu travaillé en école chrétienne et j'ai pu voir l'épanouissement des enfants à grandir à tous égards avec Dieu.C'est formidable. Que Dieu vous bénisse dans l'éducation de Sophie et dans tous les choix que vous aurez à faire pour qu'elle puisse entrer dans la destinée que le Seigneur a prévu pour elle.
 
  Emma (Côte d'Ivoire)
Posté le 11 Janvier 2008 à 16h04
Je vous soutiens à rechercher le meilleur pour votre fille. C'est important pour elle comme pour vous parce qu'elle vous a été confié,confié par le Seigneur. Vous devez faire votre possible pour être à la hauteur mais tout en demeurant dans la voix du Seigneur JESUS, lui dire, par exemple que notre DIEU peut tout, qu'il n'est pas limité, que c'est lui qui l'a créée,créée hors pair, unique(elle est unique e) et qu'il a mis en elle des qualités, des potentiels à développer mais développer pour glorifier son NOM, pour qu'il soit content d'elle. En un mot l'emmener à comprendre que sans JESUS la vie n'a aucun sens, on vit pour vivre au lieu de vivre pour atteindre un but, un objectif. Qu'elle sache compter sur le Seigneur. MERCI.
 
  Jaklina (France)
Posté le 11 Janvier 2008 à 08h33
Bonjour, C'est avec une attention toute particulière, que j'ai lu votre témoignage. Notre 4ème fils âgé de 12 ans a des difficultés scolaires depuis son enfance, sa dyslexie a été dépistée à l'âge de 5 ans et sa dyscalculie à l'âge de 9 ans. De plus depuis tout petit il est asthmatique. L'angoisse d'aller à l'école, il l' a connue dès l'âge de 6 ans malgré notre amour et tout ce qui était mis en place pour l'aider. Le médecin a dépisté "la dépression de l'enfant". Notre fils a connu l'humiliation, la dérision, le découragement, il se trouvait complètement nul! Il disait ne servir à rien! Sa douleur nous la vivions au quotidien mais à chaque fois nous avons vu le Seigneur poser sa main et mettre sur notre chemin des personnes pour aider notre fils. Nous avons dû le faire hospitaliser à 11 ans, en raison de sa santé et pour l'aider scolairement, l'hôpital était à 300 km de chez nous en haute montagne. Nous allions voir notre fils 1 fois par mois pendant 2 jours. Cette séparation difficile a été remplie de bénédictions. Depuis notre fils est revenu avec une grande maturité. Notre force face aux difficultés, nous la puisons dans notre foi en Jésus. Esaie 40:29 "Il redonne des forces à celui qui faiblit,il remplit de vigueur celui qui n'en peut plus."
 
  Zola (Côte d'Ivoire)
Posté le 10 Janvier 2008 à 16h16
Votre réaction est louable. Encouragez-la à compter sur Jésus pour dissiper la "boule" et surtout ne la comparez pas à une amie plus brillante qu'elle quand vous êtes désemparée, elle le prendrait très mal. On prie le Seigneur pour que cette hantise disparaisse au nom de Jésus
 
  Sophie (Canada)
Posté le 10 Janvier 2008 à 13h18
Nous avons décidé mon mari et moi d'enseigner notre fille à domicile, nous faisons l'école à la maison. Mes filles s'en portent à merveille. De plus, elles vivent dans un environnement sain, sans violence et surtout Dieu est présent dans toutes nos matières. Pour la socialisation, elles ont des cours de danse et des sports avec des enfants de notre village et nous avons un groupe de 45 familles qui font l'école à domicile. Pour nous c'est le meilleur choix. Sophie
 
  La Sunamite (France)
Posté le 10 Janvier 2008 à 07h30
Partage bienvenu. L'humilité et la confiance en Dieu qui nous envoie ces enfants, voilà ce qui doit nous animer dans l'éducation de notre progéniture. Il est tellement difficile de savoir comment faire avec chacun de nos enfants. Quand on croit avoir fait le maximum, rien n'est cependant gagné. Rester éveillé, en tout domaine, en toute circonstance tel nous le dit la Bible vaut également dans l'éducation de nos enfants, pour minimiser les lacunes, les impondérables, et les dangers de tous ordres de ce monde. Le vrai protecteur, le meilleur interlocuteur reste notre Dieu, que nous autres approchons par son fils Jésus-Christ. Dès mes 3 ans, mon père avait l'habitude de me dire que Jésus était l'ami des enfants, qu'il était touché d'entendre les enfants lui parler. Il est catholique, donc voue un culte à quelques saints également. Mais sans s'en rendre compte il insistait sur la personne de Jésus, et c'est la figure que la petite fille que j'étais a retenue. J'ai à mon tour transmis cet héritage à mes enfants, en leur expliquant que c'était là leur vrai et seul héritage dont ils devaient abuser sans aucune modération. Je ne prétends nullement avoir réussi à faire passer tout mon amour, tout le meilleur de moi, mais Dieu veille et ne les a jamais abandonnés ni déçus.