Cultivez une nouvelle mentalité article 3/10
Par Carlo Brugnoli  |  1 commentaire  |  Lu 2867 fois
       
 
Le miracle de Dieu est plus souvent un changement de mentalité qu'un changement de métier.
   
Notre profession occupe généralement une large part de notre temps de veille. Dans la main de Dieu, elle peut devenir vocation, lumière et saveur dans une société en mal de confiance, de générosité et en recherche de bâtisseurs authentiques.

Le travail séculier n'est pas une perte de temps.

Je rencontre des chrétiens pleinement consacrés qui, sur le plan professionnel, pensent être punis par Dieu. «Toi, me disent-ils, comme évangéliste, tu fais au moins quelque chose d'utile; ma vie à moi ne sert à rien. Mon métier? Je le déteste; je ne l'exerce que pour avoir de quoi payer mes factures. Heureusement qu'il y a le culte, le groupe de prière et la chorale pour donner un sens à mes semaines...»

Quand j'entends de tels propos, mon coeur saigne. Nous spiritualisons tellement le «travail à plein temps», que la raison pour laquelle Dieu nous a donné notre métier finit par être criblée de doutes, voire de mépris, au point de devenir à nos yeux une oeuvre morte.

D'autres pensent secrètement qu'un jeune croyant, s'il est vraiment spirituel, deviendra pasteur ou évangéliste; s'il l'est moins, il sera facteur ou boulanger. Selon ce point de vue, il y aurait ainsi, dans une communauté de deux cents membres, trois ou quatre personnes qui travailleraient pour Dieu et le reste pour «le monde». Cette pensée mensongère assombrit la vie de très nombreux disciples.

Il est temps de dénoncer tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Aborder cette question de front, c'est permettre à la vérité biblique de redonner joie et liberté à tous les corps de métiers. Dieu n'a pas fait d'erreur en conduisant plus de 90% des chrétiens à pénétrer, par leurs professions, tous les secteurs de la société.

Certes, Christ peut changer notre profession, mais il peut aussi lui donner sa vraie dimension. Le miracle de Dieu est plus souvent un changement de mentalité qu'un changement de métier.

Le royaume de Dieu s'étend plus par les laïcs que par tous les ministères réunis.

A Manille, capitale des Philippines, alors que quatre mille responsables chrétiens de plus de cent quatre-vingts pays étaient réunis, un orateur nous posa la question suivante: «Qui de vous a connu Jésus-Christ au travers d'un ministère établi tel qu'évangéliste, pasteur ou missionnaire?» Environ quatre cents personnes se sont levées un instant pour l'attester. Il poursuivit: «Qui d'entre vous a connu le Seigneur au travers de laïcs n'ayant pas de ministère particulier?» Ce fut comme un raz de marée: l'immense majorité, soit trois mille six cents personnes, se tint debout. Quelle démonstration! Neuf délégués sur dix de tous les continents et de toutes cultures attestaient avoir trouvé le salut au travers de gens ordinaires.

Comprenons que Dieu sauve bien plus de personnes par les plombiers, les cuisiniers, les institutrices, les professeurs, les artistes et ainsi de suite, que par les «professionnels» de l'Evangile.
Dieu ne nous appelle pas à nous retirer de la société, mais à briller en son sein.

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Vos commentaires (1)

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  Fatiha (France)
Posté le 21 Mai 2008 à 12h42
Durant mon temps de conversion, il y a eu beaucoup de gens bernés qui ont cru qu'ils n'allaient plus avoir besoin de travailler puisque Dieu pourvoit!!! Si c'était le cas pourquoi Dieu aurait-il donné des métiers?? je suis de la campagne et lorsque j'hiverne, je suis fatiguée, j'ai mal partout, MAIS dès le printemps, je reprends mes activités au jardin, ah! pendant deux jours j'ai mal partout mais que c'est bon de sentir son corps en vie. La parole de dieu dit "un peu de lassitude, un peu d'endormissement et alors vient la pauvreté". Travailler donne une bonne santé.