Sur le chemin de retour des obsèques d'une jeune homme de 21 ans, mes pensées restent en arrière vers ceux et ce que je viens de quitter.
Jeune en pleine santé, comblé de tous les espoirs de la vie, ayant rendu un témoignage clair de son engagement pour Christ, lors de son baptême, en un instant, sa vie s'est arrêtée... tué dans un accident de voiture.
Son père et sa mère, ses frères, ses grands-parents, tous ses proches, amis, camarades, voisins... sont là devant le cercueil, à côté d'une tombe ouverte. Une douleur immense, déchirante, oserais-je dire insupportable nous étreint tous et nous laisse muets dans les larmes.
Miracle de la grâce et de la puissance de Dieu, la famille labourée de douleur reste digne, soutenue par les promesses et la sollicitude de Dieu, leur Père céleste.
Je réfléchis et me pose la question : quelle ressource divine pour vivre un événement aussi tragique ? Je crois pouvoir dire que chacune d'entre nous connaît dans la vie des situations de l'extrême où nous risquons de perdre le sens. Posons-nous cette question et ensemble essayons de donner une réponse.
Je laisse à notre Dieu, seul souverain et sage les « pourquoi » ou « pour quoi ».
Je préfére que nous considérions les chemins qu'ont empruntés des hommes de Dieu de la Bible et plus spécialement dans les Psaumes.
Sur les 150 psaumes, environ 50 sont des psaumes de complainte ou de protestation, c'est-à-dire l'expression de révolte et d'incompréhension devant l'injustice, la souffrance de personnes qui pourtant marchaient selon Dieu.
Considérons, par exemple, le
Ps 13 (tous les psaumes de complainte présentent la même structure), David dans les trois premiers versets exprime colère, incompréhension, révolte.
Puis au verset 4, il adresse sa demande à Dieu.
Au verset 5, il rappelle à Dieu que c'est Lui le vainqueur et non l'ennemi, en d'autres termes, il lui rappelle sa grandeur (dans d'autres psaumes, l'auteur rappelle à Dieu ses promesses).
Et enfin au verset 6 alors qu'il n'a encore reçu aucune réponse, il termine par une expression de louange : «
Mais moi, j'ai confiance en ta bonté, mon coeur est dans l'allégresse, à cause de ton salut ; je chanterai à l'Eternel, car il m'a fait du bien. »
Ainsi s'articulent expression de la douleur, souffrance et confiance en Dieu. C'est pour nous un modèle pour répandre nos sentiments vers Dieu.
Cette traversée de « la vallée de l'ombre de la mort » nous aide à orienter notre coeur. Honnêtement, souhaitons-nous un tel chemin de difficultés, de souffrance, de mort ? Non et nous avons raison, car le mal reste mal et la souffrance souffrance mais nous vivons dans un monde où depuis la chute le mal fait partie de la vie des humains.
Par ce chemin, Dieu qui est le Dieu de la vie nous façonne et oeuvre pour que la vie jaillisse de nos situations. Il souhaite que nous coopérions avec Lui et que portés par son amour et sa force, nous soyons des acteurs qui posent des actes de vie dans des situations de mort.
Nous le savons bien, ce sont nos réactions aux circonstances qui sont plus déterminantes que les circonstances elles-mêmes.
Comment accepter ce chemin de tranformation que désire Dieu ?
La confiance, seule la confiance peut accepter que notre chemin devienne fécond des valeurs de foi, d'espérance et d'amour que Dieu veut former en nous.
Laissons-nous façonner par le divin potier pour notre vraie joie et pour le plaisir de Dieu.
En partenariat avec
www.famillejetaime.com
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