En nouveaux ruraux non avertis, nous avons imaginé écolo et sympathique d'acquérir deux moutons pour tondre une partie de notre jardin…
On clôture un bout de terrain, on installe une cabane, on glane foin et paille après les récoltes... nous voici fin prêts pour une nouvelle expérience. Nous sommes bientôt heureux d'accueillir deux moutons noirs, une maman et son petit, venant d'une ferme pédagogique de la région.
A l'automne, je suis amenée à entrer dans leur enclos plus que de coutume pour ramasser les belles pommes rouges du verger avant que nos protégés ne les croquent les unes après les autres avec bonheur. C'est à cette époque là que j'ai compris, à mes dépends, pourquoi on appelait " bélier " un tronc d'arbre destiné à forcer les portes d'un château fort. Imaginez le " cher petit ", (aussi grand que sa mère) tête et cornes en avant, bien campé sur ses pattes arrières... avant de prendre son élan et foncer droit devant lui sur sa proie. Ramasser les fruits devenait un exercice dangereux !
Un jour, un cher oncle de passage chez nous m'interpelle en me disant : "attrape le bélier par les cornes et montre lui qui est le chef !".
Je m'exécute, et, à ma plus grande surprise, je mène à ma guise l'énergumène jusqu'au fond du jardin où, sans réfléchir, je le lâche derrière sa cabane. A cet instant précis, il se passe quelque chose dans mon cerveau qui me dit que je viens de faire une monumentale erreur et qu'il vaut mieux que je détale.
Le rire sonore de mon oncle dans les secondes qui suivent ne fait que confirmer mes soupçons... Je ne sais par quel miracle je suis sortie d'affaire sans plus d'égratignures ! Mais, enfin en sécurité, j'ai eu l'occasion de m'esclaffer plus d'une fois en imaginant sans fin une séquence de
vidéo gag inédite : un petit bout de femme prenant les jambes à son cou devant un bélier en colère !
Mon frère, qui élève des brebis depuis longtemps m'a dit une chose qui m'a beaucoup étonnée. Les béliers ont plus de risques de devenir agressifs si on s'est beaucoup occupé d'eux quand ils étaient petits, s'ils ont été apprivoisés en quelque sorte. J'aurai naturellement imaginé le contraire.
Ces événements insolites et authentiques ne pourraient-ils pas servir de parabole pour aujourd'hui ?
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Genèse 4.7 "
Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui ".
Ne laissons pas de place à ce que nous aimerions appeler de "petits péchés", sinon ce sont eux qui finiront par avoir le dernier mot !
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Jacques 4.7 "
Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous".
Face au mal, notre refuge n'est pas dans notre fuite mais devant celle du malin !
Résister jusqu'au bout sous la bannière de Christ, voilà notre part.
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1 Pierre 5.8 "
Soyez sobres. Veillez ! Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer ". J'ai pris le bélier par les cornes, je n'imagine pas ce qui se serait passé avec un taureau et moins encore avec un lion. Honnêtement, je ne vous conseille pas de tenter l'expérience !
En partenariat avec
www.famillejetaime.com
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