Avons-nous intérêt à apprendre à gérer nos émotions, ces sentiments incontrôlables qui nous révèlent au grand jour ? On est vite cataloguée par notre réaction en certaines circonstances : c'est une pleurnicheuse, elle n'a pas de cœur, elle est acariâtre, elle est lunatique, et autres états qui relèvent souvent ce " quelque chose " qui nous parasite.
Lors d'un weekend d'enseignement pour femmes chrétiennes, j'ai retenu
que notre vie chrétienne est un choix. Avant, nous étions spirituellement séparées de Dieu à cause du péché d'Adam. Puis Jésus est venu et a dit " Je suis la vie ". Nous sommes alors devenues une nouvelle créature en Christ. Pour l'expliquer, l'oratrice nous a montré un gobelet en plastique, déchiqueté, usé, inutilisable. De ce gobelet recyclé va naître … un crayon. De même, nous pouvons devenir quelqu'un de complètement neuf, parce que nous sommes devenues chrétiennes.
A partir de là, nous avons
le choix de croire en la vérité, et Dieu est la vérité. Tout le monde a la foi, mais pas forcément en Dieu créateur et Eternel ! Notre quantité de foi dépendra de la connaissance de celui en qui nous plaçons notre confiance. La Croissance suivra… et c'est par nos actions, que nous montrons vraiment en qui nous croyons.
Faut-il pour autant faire abstraction de nos sentiments ?
Non, car nos émotions ont été créées par Dieu et donnent des renseignements sur l'état de notre âme : c'est un feu rouge qui clignote sur notre tableau de bord. Soit nous l'ignorons (on se cache la vérité - ce qui est malsain et malhonnête), soit on explose de colère parce que ça clignote (cela revient à se mettre en colère contre le pécheur et non contre le péché), soit on regarde sous le capot pour comprendre ce qui se passe (sincérité devant Dieu, on reconnaît, on fait face aux traumatismes du passé).
En choisissant de bien gérer nos émotions, nous pourrons faire face aux traumatismes passés sans en rester esclave. Personne ne pourra réparer notre passé, mais nous pouvons en être libérées en choisissant de pardonner…
Pourquoi pardonner l'impardonnable ? Parce que
choisir de pardonner, c'est choisir d'obéir à la Parole de Dieu. C'est aussi se libérer de cet enracinement dans le passé et mettre fin à la douleur. Le pardon, ce n'est pas oublier, ce n'est pas tolérer le péché, mais c'est prendre la résolution de vivre avec les conséquences du péché d'une autre personne.
Car le pardon sert à libérer le captif, et nous rendre compte que le captif : c'était nous !
De cet enseignement, nous pouvons aller plus loin, en ne disant pas : " Seigneur, aide-moi à pardonner ", mais " Seigneur, je suis décidée à pardonner, je pardonne à …. " parce que je choisis d'avancer et d'être libérée.
Oui, avec Dieu nous pouvons comprendre pourquoi nous sommes bloquées, blindées, murées derrière une vitre, en enfouissant ou en cultivant selon les cas, des blessures qu'il peut soigner si nous voulons bien lui montrer notre plaie, révélée par le petit feu clignotant sur notre tableau de bord.
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