"Qu'on attrape ces renards... qui font du dégât... alors que notre vigne est en fleur!"
Can. 2:15
J'appelle "zones rouges" les périodes de la journée, les circonstances ou les mauvaises attitudes qui ternissent l'union d'un couple. J'aimerais commencer par un exemple de vie en groupe, mais qui illustre bien la chose:
Pendant des années, j'ai conduit des équipes de quinze à vingt jeunes missionnaires au travers de l'Afrique occidentale. Il nous arrivait de rouler toute la journée sur des pistes de brousse, dans la chaleur et la poussière. Arrivés à destination, nous étions tous fatigués, affamés et sales. Notre désir légitime était de prendre une bonne douche, de mettre nos pieds sous la table pour y être servis puis, enfin, de nous écrouler sur un matelas et de dormir d'un sommeil de plomb jusqu'au lendemain. La réalité était différente; il fallait décharger le bus, travailler à toute l'installation du camp, faire la queue devant la douche, préparer le repas puis, à tour de rôle, servir et faire la vaisselle. Ce n'est pas que l'unité n'était pas bonne, ni qu'elle était éprouvée tout au long de nos journées, mais simplement qu'elle était particulièrement testée à ce moment-là. Cette "zone rouge" donnait à chacun l'occasion de grandir en maturité en servant les autres; cependant, mal gérée, elle pouvait aussi gâcher l'amitié de toute l'équipe par des conflits, des revendications et autres paroles blessantes.
Un couple qui prend le temps d'y réfléchir, s'apercevra que la plupart de ses disputes se produisent dans les
mêmes circonstances et autour des mêmes sujets. Ces "
renards", une fois cernés, ou discernés, seront plus facile à combattre. Voici deux exemples aussi simples que réels:
- Le mari presse toujours le
tube dentifrice en son milieu alors que l'épouse tient absolument à ce qu'il soit pressé à partir de son extrémité... Cette peccadille peut engendrer plusieurs disputes par semaine et déraper sur des questions de gaspillage, de manque de discipline, de mépris, et autres venins verbaux, qui n'ont plus grand chose à voir avec le sujet en question. S'il est vrai qu'une solution peut être d'accepter la méthode de l'autre en changeant définitivement la sienne, la sagesse peut aussi consister à avoir désormais
chacun son tube!
- L'épouse a l'habitude d'
allumer toutes les lumières, sans jamais penser à les éteindre quand elle quitte les lieux. L'époux, au risque de mettre son couple en péril par des années de disputes où il développe tous les arguments écologiques et financiers possibles, se fait un devoir de corriger ce travers. Pour ma part, je pense qu'il serait bien plus sage pour ce mari d'accepter la chose une fois pour toutes, d'éteindre les lumières quand il le peut. Entre quelques francs ou euros d'électricité de plus pour le couple ou trente disputes par mois, je suis certain, que rien que sur le plan médical, l'économie est stupéfiante!
Cet article ne traite pas d'écologie mais bien du danger de ne pas discerner que les petits conflits à répétition peuvent s'envenimer et parfois ruiner des vies moralement, spirituellement et financièrement. Discernons ces "
zones rouges"; traitons-les avec humilité et bon sens. Etre conciliant est un grand acte d'amour.
Carlo Brugnoli est disponible pour enseigner dans votre groupe de jeunes, votre église, votre région. Cet enseignement est gratuitement à votre disposition en vidéo sur le site:
www.carlobrugnoli.net
Poster un commentaire
Top Chrétien vous propose de vous identifier avec votre compte Facebook pour, par exemple, poster un commentaire.
Un simple clic sur le bouton Connect et le tour est joué...
En savoir plus ?
Sur le même thème :
Amour
Vos commentaires (17)