Mon âme montre moi
Par Claude Davin  |  6 commentaires  |  Lu 3758 fois
       
 
Je viens te parler, mon âme
Mon intime, mon infinie
Mon moi, mon être, mon ultime.
Toi à qui je ne parle
Toi que je ne regarde pas
Toi que j'oublie, toi que j'ignore
Toi qui es, de toujours
Enfin, Je voudrais te dire.

Oui c'est bien toi que je nourris
Et c'est toi qui me redonnes.
Mes lectures te ressourcent
Mes rencontrent t'alimentent
Mes paroles sont de toi
Et mon cœur est de ton sang.
Il est ton frère, ton parent
Il est vous, il est moi.

Le soir au coucher, ma tête sur l'oreiller
Je cherche à m'endormir et t'appelle.
Je viens chercher tes mots, ta paix, ton repos
Je t'appelle, es-tu là ? Oui, toujours, me dis-tu.
Il me faut franchir ta porte, soulever le rideau
Tu es là accueillante, ouverte et bienveillante
Mais bien d'autres soucis veulent rester les premiers
A m'occuper l'esprit et sur ma nuit régner.

Tu me dis avance ! Tu me dis « puise en moi »
Viens chercher au profond mes richesses cachées
Celles qu'au cours de tes journées tu as su préserver
Te garder et me donner pour demain t'alimenter.

Tu as du mal ce soir à trouver le sommeil
Pourtant auprès de toi je veille
Je suis ton âme, ton être, ta vie, ton intime.
Retrouve les sourires, les joies et les éclats
Que tu as su me dire et qui sont bien de toi.
De quoi m‘as-tu nourri sinon de tes trésors
Qu'au long de ta vie, jour après jour
Tu as voulu, en moi, préserver.

Viens les chercher maintenant
Regarde, prends, ils sont de moi ton âme
Ils sont à toi vivant, souriants et…grands.
C'est toi que tu regardes à travers moi, ton âme
Je suis bien ton miroir, c'est toi qui m'as créée
Sculptée, fabriquée et formée
En toi je me suis enrichie,
Riche tellement je suis
Qu'à l'infini je puis te protéger et t'apporter
La paix de ta nuit, la force de ton jour
Le rire du matin, la main toujours serrée
Car l'espoir c'est moi
L'Eternel toujours
C'est Lui qui est en moi.

Je te promets mon âme de venir rechercher
Mes souvenirs d'enfance
Mes joies, mes courses effrénées
Mes ébats, mes sourires, mes rires endiablés.

Mes copains, mes dîners, mes bêtises de faculté
Ma première voiture et mon premier baiser.
Ma journée d'aujourd'hui à peine terminée
Je ne veux retenir que ce que j'ai reçu
Et peut être su donner
Et te remplir mon âme de toutes ces richesses.

Ce soir sur l'oreiller je viendrai te chercher
Et tu vas m'accueillir, les soucis rejeter
M'ouvrir le livre de ma vie
Mon visage apaiser, je vais te sourire
Savourer en m'endormant mes souvenirs
En paix.

Je te le promets

 

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Vos commentaires (6)

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Posté le 13 Juin 2010 à 18h43
tellement vraie et emouvant merci a lauteur
 
Posté le 11 Mars 2010 à 21h39
Écoutez-moi cela fait 2 émails semblables que je reçois..à vrai dire ..Vous voulez que je dise "mon mot"...! Quoi de plus beau qu"un texte inspiré et qui rime!
 
Posté le 11 Mars 2010 à 15h27
Oh merci pour ce magnifique poème, qui me touche particulièrement et me fait me souvenir que Dieu fait partie de nous comme nous faisons partie de Lui : souvent on parle de Lui comme de quelqu'un d'extérieur et de distant, alors qu'Il est simplement là, au creux de notre âme. Merci !!
 
Posté le 11 Mars 2010 à 15h03
Superbe poème que j'ai eu plaisir à lire et qui m'a fait du bien. Qu'il est bon Seigneur mon Dieu de sentir au travers de tes enfants ton coeur de Père qui bat. Merci de nous avoir fait partager ce moment. Muriel
 
Posté le 11 Mars 2010 à 09h28
Merci Claude pour cette belle expression de l'âme. L'âme est la parcelle divine que Dieu a mis en nous.Tout comme un bébé a besoin de soins, de nourriture, notre âme a besoin qu'on s'occupe d'Elle, qu'on la respecte, qu'on l'aime. Mais trop souvent nous oublions les besoins de notre âme, et nous sommes étonnés que le corps va mal. Si nous ne respectons pas les besoins de notre âme, nous ouvrons la porte aux difficultés, à la maladie, aux erreurs. On dit parfois que "l'on marche à côté de ses pompes", en réalité, c'est qu'on est coupé de notre âme, et tout va mal. Lorsque nous sommes en accord avec notre âme, nous sommes sous la protection de Dieu. Mais dés qu'un doute, des mauvaises pensées , des peurs arrivent, nous provoquons un déséquilibre et nous ouvrons la porte aux soucis et aux ennuis de toute sorte. L'aspiration, la prière, l'abandon confiant à la volonté divine, l'admiration pour les beautés de la création, et tout ce qu'énumère Claude dans son texte, sont les meilleurs nourritures pour notre âme. Prenons soin d'Elle.
 
  Réponse de Libertybell (France)
Posté le 11 Mars 2010 à 15h07
Merci à toi qui nous fortifie par tes paroles. J'ai encore prie une bouffée d'oxygène en lisant ton commentaire tellement vrai et inspiré du Seigneur. Bonne soirée à toi et à bientôt. Muriel