Ce texte provient d'une conférence de 2002. Le style oral a été conservé.
Mais Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages ; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes (1 Corinthiens 1/27).
C'est dans cet esprit que j'aimerais vous parler de ce qui me paraît être une des bases de l'insécurité actuelle grandissante que nous côtoyons.
Quel rapport avec les doutes existentiels de cette génération, avec la banalisation de l'avortement?
Il n'est avant tout pas question de condamner qui que ce soit, et surtout pas de culpabiliser les femmes qui malheureusement, ont eu recours à l'avortement.
Désormais, il y a trois critères qui s'imposent pour poursuivre une grossesse. Si l'un d'eux n'est pas rempli, la femme enceinte subira de fortes pressions pour qu'elle se fasse avorter.
1- Planification
L'enfant arrive-t-il à une date qui convient au conjoint, au patron, aux parents ? La grossesse pose problème quand elle n'arrive pas au moment qui nous arrange.
2 - Qualité
Il y a une idéologie de la qualité aujourd'hui. Mon enfant va-t-il remplir les critères de qualité que j'en attends ?
3 - Economie
As-tu les moyens ? " Si tu ne les as pas, tue-le ! ". Le Conseil Fédéral de Suisse, en novembre 2000, déclarait : " Il ne faut pas exiger qu'une femme mène à terme une grossesse, lorsque l'éducation de l'enfant semble exiger des efforts insurmontables... notamment d'ordre financier (indication sociale) " (sic).
Ces trois critères nous montrent que nous sommes très loin d'une " liberté de choix ". Les femmes avortent parce qu'elles n'ont pas le choix. C'est ce que disent 90 % d'entre elles.
Message apporté lors du congrès de l''UEMP (Union Evangélique Médical et Paramédicale de France)
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