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«Ne vous faites pas des illusions sur vous‑mêmes en vous contentant d'écouter la parole de Dieu; mettez‑la réellement en pratique.»
- «La foi sans les oeuvres est morte.» Jacques 2 : 17
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«Ce ne sont pas tous ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le Royaume des cieux, mais seulement ceux qui font la volonté de mon Père... » Matthieu 7 : 21
Selon Jésus, il y a ceux qui écoutent sa parole et l'appellent Seigneur et ceux qui font ces choses et, de plus, lui obéissent. Il dit aux premiers: cessez de vous illusionner,
«Si votre justice n'est pas supérieure à celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux. » Matthieu 5 : 20
Les rencontres pour adorer Dieu, écouter sa Parole et manifester notre communion fraternelle ont bien évidemment une valeur intrinsèque, mais la mise en pratique se fait essentiellement hors de nos murs.
Notre capacité de comprendre le plan de Dieu pour nos vies est proportionnelle à notre volonté d'obéir. Si, dans la semaine, nous avons entre une à dix heures de réunions, ces instants doivent être perçus comme une école, un laboratoire dans lequel nous nous formons. Les cent cinquante-huit heures restantes révèlent si nous sommes pratiquants ou non.
De nombreux croyants confondent la simple écoute avec la pratique; autrement dit, ils sont persuadés que leur présence à des réunions, l'écoute d'un message ou la participation à une étude biblique consistent à faire la volonté de Dieu! A part cela, ils pourraient nourrir de mauvaises pensées, critiquer, se disputer, mentir, laisser leurs factures impayées et trahir leurs engagements.
Cette mentalité est si fortement implantée, qu'un chrétien pratiquant, dans la définition courante, n'est pas du tout celui qui pratique la volonté de Dieu, mais celui qui fréquente une église.
Lorsqu'un chrétien pense que le fait d'aller à deux ou trois réunions par semaine, c'est accomplir la volonté de Dieu, il inverse les choses. Il devrait au contraire considérer qu'il progresse dans la volonté de Dieu parce qu'il reçoit dans ces rassemblements les outils et la force de la pratiquer. Quand je suis en communauté, je me nourris de Dieu; lorsque je me lève et sors, je nourris la société de sa part.
Assister à des centaines de réunions n'a aucune valeur si la pratique ne suit pas. Des multitudes d'êtres humains accomplissent des rites religieux, de jour comme de nuit, dans l'espoir que cela leur soit salutaire.
Cependant ce n'est pas le rite qui touche Dieu mais l'obéissance.
L'apôtre Paul, s'adressant «à l'Eglise de Dieu qui est à Corinthe [...], et à tous ceux qui, partout, font appel au nom de notre Seigneur Jésus‑Christ», dit:
«Ne vous y trompez pas: les gens immoraux, adorateurs d'idoles, adultères, pédérastes, voleurs, envieux, ivrognes, calomniateurs ou malhonnêtes, n'auront pas de place dans le Royaume de Dieu. » (1Corinthiens 6:9-10) Il en avertit ces chrétiens aimés, charismatiques, présents aux réunions et bénéficiant de son ministère que ceux d'entre eux qui, malgré cela, persévéreront dans la malhonnêteté (sans parler de ceux qui volent ou vivent dans l'adultère) n'hériteront pas du Royaume de Dieu...
Prêcher le contraire n'est en aucun cas de l'amour.
Cependant, n'avons-nous pas tous besoin de la grâce de Dieu et de son pardon? Certainement! Le point soulevé par Christ, et repris par Paul, ne vise pas celui qui tend à la sainteté et s'afflige de ses fautes. S'il revient soixante-dix fois sept fois, il lui sera pardonné. Cela se rapporte à celui qui, tout en invoquant le Seigneur, demeure volontairement dans le péché, tout comme à celui qui croit que le dire (ou la simple écoute) remplace le faire. Si nous avons trompé quelqu'un, nous pouvons nous en repentir après trois minutes, trois jours, trois ans ou jamais. C'est la même faute, mais le laps de temps durant lequel nous demeurons dans le mensonge révèle la dureté de notre coeur.
Jésus attire l'attention sur une personne exerçant une influence néfaste dans l'église de Thyatire en disant:
«Je lui ai laissé du temps pour changer de comportement, mais elle ne veut pas se détourner de son immoralité. » (Apocalypse 2 : 21) Suivent de sérieux avertissements et cette conclusion:
«Je paierai chacun de vous selon ce qu'il aura fait.» Le Seigneur est patient, lent à la colère, il donne du temps, sa grâce est une constante réalité, mais nul ne peut en abuser.
Dans l'histoire de l'Eglise naissante, nous voyons Ananias et Saphira qui décident de s'installer dans le mensonge. Ils sont prêts, pour jouir d'une réputation de généreux donateurs, à fréquenter l'église en demeurant dans la malhonnêteté. (Voir Actes 5:4). Celui qui vit ainsi, quelle que soit sa position dans l'Eglise, n'héritera pas du Royaume de Dieu.
«Sans la sanctification, nul ne verra le Seigneur. » (voir Hébreux 12 : 14)
Jésus exhorte avec force l'église d'Ephèse:
«Pratique tes premières œuvres, sinon je viendrai à toi et j'écarterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. » (Apocalypse 2:5) Le contraste entre la Parole prêchée et sa mise en pratique peut devenir humiliant, voire scandaleux.
Ses avertissements à son Eglise sont à la hauteur de son amour pour elle.
Mise en page de Marianne Dubois
Carlo Brugnoli est disponible pour enseigner dans votre groupe de jeunes, votre église, votre région. Cet enseignement est gratuitement à votre disposition en vidéo sur le site: www.carlobrugnoli.net
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