« Tous les hommes naissent égaux en droits… » disait la Déclaration des Droits de l'Homme en 1791. Tous les hommes, sauf les femmes à l'époque.
Depuis, la loi court après les mentalités et instaure petit à petit l'égalité homme-femme. Les générations passées ont été profondément marquées par cette lutte pour l'égalité. Les femmes munies du slogan des américaines : « we can do it » ont investi l'espace public et professionnel, démontrant leur aptitude à assumer toutes les tâches. Dans le même temps, le pouvoir et l'assurance évidente des hommes se sont restreints .
Au sein du couple, dans les responsabilités parentales, les rôles sont sans cesse soumis à la critique, bousculés, modifiés. Chacun, chacune est amené à redéfinir une identité que les formules chromosomiques XX ou XY ne suffisent plus à définir : qu'est-ce qu'être un homme aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'être une femme aujourd'hui ?
La revendication de l'égalité s'est malheureusement assortie d'une tendance à la compétition. Dans les couples, un esprit de rivalité s'est installé parfois. Chacun essaye de se prouver à l'autre, de se montrer le meilleur. La lutte pour le pouvoir n'est pas loin. Le sentiment de supériorité flirte avec la volonté de domination. Trop de couples se sont épuisés à ce jeu-là. Condition masculine, journal de défenses des hommes confrontés aux situations de divorces et séparations, a pris comme entête cette phrase de La Fontaine : La méfiance est mère de la sûreté. La méfiance est dans l'air du temps. Pourtant, ce n'est pas la meilleure pierre angulaire pour construire un foyer !
L'égalité se traduit concrètement par l'investissement professionnel des hommes et des femmes. Cet investissement social a eu un effet extrêmement positif pour bien des femmes qui s'épanouissent dans leur activité professionnelle et apporte une contribution utile à la société .
Mais, j'ai aussi pu constater combien les questions professionnelles peuvent être source de tensions dans les couples d'aujourd'hui : fatigue, stress, exigence de rendement, problème des mutations non synchronisées, crainte du chômage… l'impact n'est pas négligeable pour la famille.
Certains choix se font au détriment de la vie familiale avec inconscience ou culpabilité… Il faudrait redonner aussi une vision positive du travail domestique, de toutes les tâches liées à la gestion du foyer et, du même coup, de la femme au foyer. Il faut qu'une vraie liberté soit redonnée aux femmes de faire ce choix de rester au foyer dans la dignité et la reconnaissance financière / congé parental d'éducation dès le premier enfant et sociale / état d'esprit, surtout quand les enfants sont petits.
