... les populations des pays en développement aussi et bien plus que toute autre population.
Les accords de Cancùn sont-ils un nouvel espoir après la déception de Copenhague ? Ils étaient 194 pays réunis en décembre dernier sous l’égide de l’Onu dans la ville mexicaine de Cancùn pour une conférence sur les changements climatiques.
Un accord a été signé
Présidés par Patricia Espinosa, la ministre mexicaine des affaires étrangères, les débats, qui se sont étalés sur 2 semaines, ont été positifs puisqu’un accord a été signé dans les dernières heures. Certes, celui-ci n'a pas la dimension du protocole de Kyoto, lequel prend fin d'ailleurs en 2012, mais il a le mérite d'exister.
Les grandes lignes de cet accord
Clairement, le texte de Cancùn n’apporte rien de nouveau mais il valide les objectifs définis par les accords de Copenhague qui n’ont jamais été adoptés par la convention de l’Onu :
- limiter le réchauffement à 2°C,
- mesurer et vérifier les efforts de réduction des émissions,
- et surtout créer un Fonds vert pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique tels que les sécheresses, les inondations et la montée du niveau des océans.
C’est ce dernier point qui ravit les représentants des pays en développement car ils sont présentés dans le texte comme bénéficiaires prioritaires de ce fonds.
Cet accord pose également les premières bases d’un nouveau mécanisme pour lutter contre la déforestation à l'origine d'environ de 15% à 20% des émissions globales de GES (Gaz à effet de serre).
Un nouveau souffle ?
Si l’accord de Cancùn n’est pas sans failles :
- le texte n’a aucune valeur juridique,
- la provenance des fonds pour aider les pays du sud reste incertaine
- et les moyens mis en place pour réduire les émissions de CO2 sont en fait jugés unanimement trop faibles pour pouvoir limiter une hausse de température.
Ce texte a tout de même démontré que
la motivation internationale pour agir reste grande.
Patricia Espinosa parle même de
« l’ouverture d’une nouvelle ère pour la coopération internationale en matière de lutte contre le réchauffement. ».
"L'accord donne un nouveau souffle aux négociations", a quant à lui déclaré Jeremy Hobbs, directeur exécutif d'Oxfam International.
Voilà de quoi effacer l’échec cuisant du sommet de Copenhague qui était dans toutes les mémoires au début du rassemblement de Cancùn.
Quant à nous, chrétiens, intéressons-nous de près à ces débats !
N'oublions pas que Dieu nous a fait cadeau d’une terre
dont il nous a demandé de prendre soin dès la Création.
Il est de notre devoir de la protéger,
d'autant plus que la dégradation de notre environnement est aussi synonyme de dégradation des conditions de vie de milliers d'êtres humains déjà dépourvus de tout...
En savoir plus sur environnement, Bible et pauvreté :
consulter le dossier du S.E.L.
Sources : Courrier International, planète urgence, Le Figaro, LCI
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