Cette visite dans une famille philippine m'a secouée !
Ann Hatava - S.E.L  |  1 commentaire  |  Lu 530 fois
       
 
Ce sont les mots d' Ann*, pourtant habituée à côtoyer la détresse de familles démunies... Un récit touchant mais encourageant !
Les Philippines ? Ce n’était vraiment pas un pays que je rêvais de visiter.
J’aurais préféré la Thaïlande, le Bangladesh, même l’Indonésie...

Mais, dès ma première journée à Manille,  je suis "secouée" ...



En direct du centre d'accueil d'enfants parrainés :


Avant de rendre visite à une famille, Linda, la directrice, nous accueille dans la chaleur étouffante de son bureau. Avec 6 équipiers et une vingtaine de bénévoles, elle encadre 300 enfants parrainés.

C’est samedi et le centre est ouvert de 8h à 20h pour accueillir les enfants.
  • Les tout-petits de 3 ans font des chants à gestes et apprennent à ranger les jouets.  Chaque chose à sa place !
  • Les 6 ans chantent et jouent aussi : aujourd’hui ils apprennent à reconnaître et à ranger des produits de nettoyage et d’hygiène.
  • Les 7 ans parlent de "Super-héros" et apprennent qui est leur vrai héros – Jésus !
  • Aux 8 ans, nous demandons ce qu’ils souhaitent faire quand ils seront grands : hôtesse de l’air, policier et plusieurs professeurs.
Dans toutes les classes de petits, quelques adolescentes, parrainées elles aussi, participent à l’encadrement. Elles apprennent ainsi à prendre des responsabilités.

Chaque samedi, Linda et ses collègues proposent un culte puis une réunion d’informations aux parents des enfants parrainés. Elle y aborde tous les sujets utiles, comme la santé, l’hygiène, les abus. "Les abus verbaux et physiques des enfants sont fréquents", nous dit Linda, qui n’hésite pas à aborder ces thèmes avec les parents.

Nous voyons la salle pleine, surtout des mamans, souriantes et nous saluant lorsque nous traversons la salle.


Visite dans une famille

Nous partons ensuite rendre visite à la famille de John Padilla, 6 ans, un des enfants parrainés de ce centre.

Moi qui m’étais fait une idée des Philippines comme un pays relativement développé, avec un niveau de vie plus élevé que ceux que j’ai vus en Afrique par exemple…

Pour arriver chez John, il faut rentrer dans une drôle de construction, un bidonville où les « maisons » ont été construites l’une après l’autre, à côté ou par-dessus, en bois, en tôle, en ciment.
C’est un labyrinthe où il fait noir : nous nous donnons la main pour avancer à droite, à gauche dans ces couloirs étroits. Je ne peux m’empêcher de penser à « Fort Boyard » et je suis reconnaissante d’avoir écouté le conseil de la responsable – mettre des chaussures fermées !

C’est mouillé par terre, il y a des trous, et je ne vois pas où je mets les pieds.

Puis nous montons une échelle très raide, et arrivons dans une petite pièce que j’estime à 2m x 1,5m, c’est la « maison » de John et ses parents.

Ses 4 frères et sœurs âgés de 9 à 18 ans vivent dans d’autres villes chez des parents. Les seuls meubles sont 2 grandes étagères, et à cinq debout dans la pièce nous sommes un peu serrés…

Tina, la maman de John, a allumé une bougie sur l’étagère derrière moi pour nous éclairer, et j’espère que mes cheveux ne sont pas trop près de la flamme mais je n’arrive pas vraiment à m'éloigner.

Franklin, le papa, travaille occasionnellement comme maçon ; la maman n’a pas de travail. Tina et Franklin ne s’expriment qu’en tagalog et grâce à notre interprète du centre d’accueil, nous pouvons échanger un peu et nous proposons de prier ensemble.

Tina souhaite qu’on prie pour que la famille reste en bonne santé et que son mari trouve un travail régulier pour subvenir aux besoins de la famille et payer la location du logement.

Après ce moment émouvant d’échange et de prière, nous repartons comme nous sommes venus, laissant John visiblement content des bonbons et ballons apportés, mais toujours très timide, collé à sa maman.

Nous apprenons par la suite que le soir les habitants du bidonville se connectent aux lignes électriques qui passent par là et arrivent ainsi à s’éclairer.

Cette première journée m’a secouée, je me rends compte que j’avais eu des préjugés sur ce pays. Les jours suivants, j’aurai l’occasion de visiter plusieurs autres centres d’accueil et des maisons, chaque occasion sera aussi touchante.

Je suis impressionnée par le travail accompli et le dévouement des équipiers de Compassion Philippines, et aussi par les Eglises qui ont ouvert leurs portes au parrainage d’enfants.

Je suis contente et fière aussi d’être un maillon dans cette chaîne,
de travailler pour ces enfants mais à « l’autre bout », auprès des parrains, en France*


*Ann est responsable du "service aux parrains" au S.E.L.



 

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Vos commentaires (1)

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Posté le 6 Avril 2011 à 04h46
Que le Seigneur vienne en aide aux plus démunis de ce monde ..Sachons aider les orphelins et les veuves dans leurs besoins !!!!!!!!!!