Vivre dans un bidonville, ça veut dire quoi exactement ?
« Les conditions de vie dans les bidonvilles sont une violation des droits de l'homme » a déclaré M. Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'ONU.
Selon l'Agence des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), le nombre de gens vivant dans des bidonvilles est passé de 777 millions en 2000 à près de 830 millions en 2010.
UN DANGER QUOTIDIEN
Lorsque l'on vit dans un bidonville, cela signifie tout d’abord que l’on est très entouré…
- Parce qu’environ 7 personnes vivent dans les 5 m² d’une cabane faite de planches, de plaques de tôle et de divers matériaux de récupération…
- Parce qu’ici, on a des milliers de voisins, guère mieux logés…
- Parce qu’il y a aussi les animaux : quelques chats et chiens errants, mais aussi des insectes, des rats…
Dans un bidonville, il n’y a pas l’eau courante, à part celle qui passe entre les bâches les jours de pluie ! Dans le meilleur des cas, il y a un point d'eau : un forage ou une borne fontaine.
Le soir, dans certains bidonvilles, il est parfois possible de se connecter "discrètement" aux lignes électriques et ainsi s’éclairer... Sinon c'est la flamme de la bougie qui donne la lumière avec tous les risques que cela peut comporter, compte tenu de la promiscuité.
Ici, pas de police, pas de commerces, pas de banques, pas d’écoles… Juste des gens entassés.
Les gens qui vivent ici représentent
une main-d’œuvre très bon marché pour effectuer les travaux les plus dangereux et les plus sales, comme le tri des ordures à mains nues, avec tous les risques que cela comporte.
Alors
il faut se protéger soi-même et espérer chaque jour que l’on ne se fera pas agresser, tuer, ou que l’habitation ne prendra pas feu accidentellement.
On espère aussi qu’un membre de la famille ne tombera pas malade.
Parce qu’ici, l’eau est sale, alors elle tue.
Parce qu’ici, il n’y a parfois ni médecins, ni médicaments, rien. Les femmes accouchent souvent seules sur des matelas sales, sans accès aux soins ou installations sanitaires dignes de ce nom (latrines, douches...).
Ici, on naît, on vit et on meurt avec une assistance minimum.
QUELQUES CHIFFRES DRAMATIQUES
Selon l'Agence des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), le nombre de gens vivant dans des bidonvilles est passé de 777 millions en 2000 à près de
830 millions en 2010.
D’ici 2030, cinq milliards de personnes pourraient vivre dans des villes.
Quatre milliards d’entre elles vivront dans des villes du monde en développement.
Un habitant de bidonville sur cinq dans le monde vit en Inde.
Les cinq causes principales de décès chez les enfants des bidonvilles sont la pneumonie, la diarrhée, le paludisme, la rougeole et le VIH. Les enfants des bidonvilles présentent des taux de diarrhée plus élevés que ceux des familles rurales les plus pauvres
.
« Tous les hommes ont le droit à de l'eau potable, à l'assainissement, à un logement et à des services de base. Tous les hommes ont le droit de vivre avec un sentiment de sécurité. Tous les hommes devraient avoir l'opportunité de travailler pour un avenir meilleur », a précisé le Secrétaire général de l'O.N.U.
Tous ces gens ont besoin de nos prières.
Nous savons qu'à Dieu rien n'est impossible, même là-bas, au fond du bidonville le plus sordide...
(Sources : ONU - Tearfund)
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