Sur 800 enfants nés chaque jour en Haïti, seuls 27 passeront leur bac...
A l’occasion de la semaine mondiale d’action pour l’éducation 2011 et de la campagne mondiale en faveur de l’éducation, plusieurs organisations en Haïti appellent à poursuivre la lutte en faveur d’une
éducation de qualité, publique et gratuite pour tous.
Cette demande, qui concerne surtout les sections communales (dépourvues pour la plupart d'infrastructures scolaires adéquates), est devenue encore plus urgente depuis le séisme du 12 janvier 2010 et correspond à un droit fondamental du peuple haïtien. (...)
Près de
5000 écoles ont été détruites ou endommagées dans le tremblement de terre, alors qu'environ 1 million d’enfants et 3 millions d’adultes n’ont jamais eu la possibilité d’aller à l’école.
Le droit à l’éducation tarde à se concrétiser.
En Haïti,
le taux moyen de scolarisation atteint à peine 50%, indique la branche nationale du fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
57% de la population est analphabète (le taux le plus élevé dans les Caraïbes), selon les estimations officielles.
L’éducation reste le privilège de quelques-uns et le pays, qui s’est pourtant engagé en faveur d’une éducation pour tous en 2000 à Dakar, est loin de pouvoir atteindre les objectifs du millénaire.
Selon des chiffres récents dévoilés par le recteur de l’Université Quisqueya, Jacky Lumarque, environ 800 enfants naissent chaque jour en Haïti :
- 574 ont la chance de fréquenter une école primaire,
- 27 passeront leur baccalauréat
- et seulement 7 obtiendront une licence universitaire.
- Parmi ces 7 licenciés, entre 5 et 6 iront s’installer à l’étranger.
Les moins chanceux s’inscrivent au chômage ou évoluent dans l’informel où leurs activités ne sont pas reconnues par l'État. De manière plus marquée depuis le séisme, ces personnes deviennent également tributaires de l’assistance internationale.
En Haïti, l’éducation est aussi un immense marché, alors qu’elle est présentée comme la première demande sociale de la population.
Marcel Orvil, 17 ans, n’est plus retourné à l’école depuis le séisme. Il était en 6e année fondamentale. Entre retourner en classe et se « débrouiller » pour vivre, il a choisi.
« J’avais commencé à faire des économies pour pouvoir retourner à l’école, mais ma mère est tombée malade et je ne pouvais pas la laisser mourir. Je voulais m’inscrire à un lycée [école publique]. Mais l’argent a fondu dans les frais de santé de ma mère…Depuis que ma mère ne travaille plus, je me suis pris en charge », explique t-il.
Le coût élevé de l’éducation est l’un des principaux obstacles à la transformation de ce privilège en droit véritable en Haïti, signale l'UNICEF. (...)
Aussi garantir un service gratuit et de qualité en éducation
pour tous devrait constituer le cheval de bataille
du nouveau président d’Haïti...
Décidez de parrainer aujourd'hui un enfant en Haïti et donnez-lui accès à bien plus encore que l'éducation.
*extraits d'un texte de "Une Semaine en Haïti, n°1010" - Une Publication du Collectif Haïti de France. Une rédaction d’Alterpresse avec le soutien de la Fokal.
Poster un commentaire
Top Chrétien vous propose de vous identifier avec votre compte Facebook pour, par exemple, poster un commentaire.
Un simple clic sur le bouton Connect et le tour est joué...
En savoir plus ?
Vos commentaires (1)