C’est très concret le changement climatique !
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Manque d’eau, hausse des températures, ouragans, vents secs… quelles en sont concrètement les conséquences pour les très petits agriculteurs, ceux qui parviennent tout juste à nourrir leurs familles ?
Ils sont les premiers touchés par le changement climatique.
 
A travers leur expérience personnelle, des agriculteurs brésiliens nous racontent ce qu’entraîne ce phénomène de plus en plus inquiétant.


LES TEMOIGNAGES DE FRANCISCO ET NETO... 
Francisco Geraldo Neto vit avec sa famille dans le village de Caiçara, au nord-est du Brésil.
Sur leur ferme, ils cultivent une impressionnante variété d’environ 50 espèces différentes d’arbres fruitiers, de légumes, céréales et fourrage ainsi que des plantes.

« J’entends parler du changement climatique dans les journaux mais j’en ressens les effets sur mes cultures et moi-même. Le soleil est plus chaud, les températures plus élevées et le vent plus sec. J’entends parler de l’effet de serre, de la désertification et de « El Niño ». Je ne sais pas de quoi il s’agit mais ils provoquent des sécheresses en Amazonie, des inondations dans le nord-est du Brésil et davantage de tornades. »


En 1980, un ruisseau coulait au milieu de sa ferme presque toute l’année.
Dans les années 1990, son niveau a peu à peu baissé, au point que trois mois après la saison des pluies, le ruisseau était à sec.

Pour pallier ce problème, sa famille a construit un barrage en 1999.

« Nous utilisons l’eau du barrage pour irriguer et pour le bétail. Nous irriguons maintenant nettement plus qu’il y a cinq ans parce qu’il fait plus chaud et plus sec la moitié de l’année. Autrefois, nous irriguions une fois par jour, maintenant c’est deux fois et pourtant les plantes dépérissent. Nous avons peur de manquer d’eau dans l’avenir parce que le climat est maintenant tellement changeant. »

 

...D'IVAN...

José Ivan Monteiro Lopes vit avec sa famille et ses parents dans la région de Pajeú dans l’État de Pernambuco.

« Maintenant, le climat est tellement perturbé que même l’expérience des vieillards pour prédire la pluie ne marche plus. Avant, durant les années de bonnes précipitations, nous produisions du maïs et des haricots arrosés uniquement par les pluies. Il y avait suffisamment à manger pour nous tous et parfois un surplus à vendre.

De nos jours, il faut irriguer pour garantir la nourriture de la famille ».
 

... ET DE JOSE

José et Isaura Mendes vivent dans l’État de Pernambuco, dans une région semi-désertique qui souffre de la sécheresse. Ils perdent régulièrement du bétail sur leur ferme parce qu’ils manquent de fourrage.

« Les hivers sont plus courts et les pluies plus irrégulières. Jadis, elles commençaient en octobre et tombaient jusqu’en juillet, tous les ans. Le ruisseau local qui passe dans le village avait de l’eau en surface, sinon les gens creusaient juste un peu pour en recueillir. De nos jours, il est bien plus difficile d’y trouver de l’eau. Couper les arbres sur des rives du ruisseau et ailleurs, autour des sources, a aggravé la situation. »

José a recours à l’irrigation mais trouve que ses plantes souffrent quand même de la chaleur.

Les fleurs de ses anacardiers se dessèchent au soleil et nombre de fruits dépérissent.

Il irrigue maintenant plusieurs fois par mois pour pouvoir conserver ses arbres.

« Les anciens connaissaient mieux l’époque des pluies, mais dans le passé, elles étaient plus faciles à prédire. »


(Ces interviews ont été communiquées par Diaconia-PAAF au Brésil.)


Tags :  sécheresse  el  nino  eau  Brésil  agriculture  irrigation   
 

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Vos commentaires (1)

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Posté le 22 Juin 2011 à 14h28
D"où l"importance de dépendre de Dieu dans tout ce que l"on fait ou fera !