Empreinte écologique, empreinte pauvreté.... A quand l'empreinte "spirituelle" ?
L'empreinte écologique, vous connaissez ?
Vous vous êtes peut-être déjà amusé à calculer la vôtre à partir de l'un des nombreux tests proposés sur Internet : quelques questions sur vos habitudes pour mieux comprendre l'impact de votre mode de vie sur la planète.
L'empreinte pauvreté, c'est nouveau !
Aujourd'hui, l'association OXFAM s'inspire de ce concept pour proposer un nouvel indicateur : l'«empreinte pauvreté». Les multinationales sont invitées à faire évaluer les conséquences sociales de leur présence dans un pays. Coca-Cola ou Unilever se sont déjà prêtés à l'exercice. Un moyen de rendre palpable une réalité invisible.
L'« empreinte pauvreté » essaie de mesurer les conséquences, positives ou négatives, de l'activité d'une multinationale sur l’économie locale du territoire où elle est implantée. Pour cela, cinq critères sont analysés :
- le niveau de vie,
- le bien-être et la santé,
- la diversité et l'égalité des sexes,
- l'amélioration des conditions de vie,
- la stabilité et la sécurité.
A quoi ça sert ?
A partir de ce constat, des mesures concrètes peuvent être proposées à l'entreprise sur les points qui paraissent les plus problématiques.
Pour autant, l'objectif est moins de distribuer bons points et bonnets d'âne que d'amener les acteurs à une plus grande attention aux conséquences de leurs choix.
Mais alors à quoi sert l'empreinte pauvreté ?
Empreinte écologique et empreinte pauvreté reposent sur un même constat : les individus, comme les entreprises, sont insérés dans un environnement et y « laissent des traces » sans savoir les mesurer.
Remontons le cours de votre journée : depuis votre réveil ce matin, vous avez constamment agi sur le monde autour de vous : vous avez pris une douche, vidé les poubelles, pris votre voiture pour aller travailler.
Vous avez aussi agi sur votre environnement social en aidant votre voisin âgé à porter ses courses ou en échangeant quelques mots avec le boulanger.
Il en est de même pour les entreprises : elles font circuler des camions, rejettent des déchets, distribuent des salaires, paient des impôts.... Tous ces actes ont des conséquences, positives ou négatives, décisives ou insignifiantes, sur la société et l'environnement.
Pourtant, ni les individus ni les entreprises n'ont pleinement conscience de l'effet qu'ils ont sur le monde qui les entoure. Cette réalité est trop complexe, trop difficile à saisir. Elle est donc occultée.
Il est plus facile de se dire qu'on a « réussi » en se basant sur l'état de son compte en banque ou son chiffre d'affaires. Proposer un indicateur, même imparfait, c'est rendre visible une nouvelle dimension de la réalité.
A quand une « empreinte spirituelle »?
En tant que chrétien, nous avons aussi un impact, dont nous n'avons pas toujours conscience, sur le monde autour de nous. Notre relation avec Dieu nous amène bien sûr à une restauration individuelle, mais aussi à un renouvellement de nos relations avec les autres, avec la société.
L'action sociale et humanitaire,
motivée par la Parole de Dieu et l'amour du prochain,
c'est notre empreinte "pauvreté", à nous, chrétiens.
Et elle fait partie de notre empreinte "spirituelle"...
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