Du lever du soleil jusqu’à son coucher… le travail des femmes des pays en développement.
Nathalie Dobozy - S.E.L.  |  19 commentaires  |  Lu 2197 fois
       
 
« Piller le manioc, c’est très long et ça fait mal au dos… Surtout après les travaux des champs, c’est vraiment éprouvant ! Parfois, on est tellement fatiguées que l’on n’arrive même pas à piller assez pour donner suffisamment à manger aux enfants, ou alors on a tout simplement pas le temps de piller assez, tant nos journées sont remplies ! » me confiaient Victorine et Béatrice lorsque nous nous sommes rencontrées.
Mais que font-elles donc de leur journée ?

Elles se sont levées dès l’aube, 4 heures, 5 heures du matin pour les plus chanceuses, et ne se coucheront pas avant 21 heures. Et leur journée ne sera que labeur et efforts physiques, presque tout le temps debout ou plutôt courbée en deux… mais que peuvent bien faire ces femmes ? Ont-elles un problème de gestion du temps ? Sont-elles désorganisées ?

Ni l’un ni l’autre: elles ne bénéficient tout simplement d’aucune facilité dûe au progrès dans leurs tâches ménagères, elles doivent assumer les revenus du foyer, la subsistance et la logistique de toute une famille, ainsi que l’éducation des enfants.

Suivons-les au fil des heures :

• Dès l’aube : se rendre au puits, marcher 15, voire 30 minutes, voire parfois plus. Puiser et en profiter pour se laver et faire une menue lessive…
• Revenir du puits, marcher à nouveau en sens inverse, flanquée des fameuses bassines colorées portant les 20 à 50 litres d’eau en jerricanes sur la tête.
• S’occuper des enfants, servir quelques galettes ou une bouillie pour chacun (cela c’est pour les meilleurs jours, en période de soudure par exemple, on ne mange qu’une seule fois), balayer la case et devant la porte, étendre le linge…
• Il est déjà plus de 7 heures : l’heure d’aller aux champs ou de se rendre au marché de la ville la plus proche, tout dépend de leur activité ou de la saison. Encore marcher !
• Commence alors une longue journée de travail (environ 10 heures…) Debout toujours ou courbée en deux !
• Sur le chemin du retour, il faut acheter le grain, ramasser le bois mort pour faire le feu.
Porter, encore porter ; le dos n’en peut plus !
• Arrivée à la maison, il faut piller le grain (et c’est long !), faire le feu et la cuisine
• Puis laver les enfants à la bassine et faire la vaisselle, toujours courbée en deux.

Il est 21 heures : c’est l’heure du repos enfin !


Et elles ne perçoivent aucun revenu !

Les femmes consacrent donc les 2/3 de leur temps à travailler, mais elles ne perçoivent que très très rarement un quelconque revenu.

Savez-vous que 70 % des plus pauvres de notre planète, c'est-à-dire de ceux ne bénéficiant pas d’un revenu minimum de deux dollars par jour pour survivre, sont des femmes ?

Dans une économie dite « informelle », le travail n’est pas rénuméré.
Survivre et manger c’est déjà beaucoup ! Vendre ses quelques récoltes ou le produit de son travail sert tout juste à manger et pouvoir acheter de quoi continuer à travailler demain…


S’instruire pour sortir de ce cercle infernal, oui mais comment ?

Les jeunes filles sont encore trop souvent écartées du système scolaire, simplement parce qu’elles sont des filles. Plus tard, trouver le temps de s’instruire, d’apprendre à lire, à compter est un véritable luxe pour beaucoup d’entre elles, vous l’aurez compris en les suivant tout au long d’une journée. Quant à trouver l’argent…

Il est cependant prouvé que, en de nombreux pays en développement, confier une tâche à une femme est plus efficace qu’à un homme.
Les ONG humanitaires s’appuient souvent sur les femmes pour mener des projets de développement communautaire. Elles sont jugées plus fiables, également dans les projets de micro-crédit.


«Vous n’imaginez pas comment ce moulin a changé notre vie ! ».

Mais, revenons à Victorine et Béatrice qui m’ont inspiré cet article…
«Vous n’imaginez pas comment ce moulin a changé notre vie ! ».
Très franchement, non ! Après la visite du moulin à manioc, je ne suis pas plus enthousiaste que cela : une énorme machine bruyante (comparé à mon mini robot ménager !) qui toussote et crache plus de poussière que je n’en peux supporter. Que cela puisse changer la vie de ces femmes et provoquer autant de liesse… je suis dubitative.

Pourtant ce moulin ce n’est rien de moins que :
- une heure de travaux pénibles (piller le manioc) en moins chaque jour,
- la possibilité de diversifier les repas pour les enfants : le temps gagné peut être utilisé à la fabrication de galettes issues de farines différentes auxquelles on peut ajouter d’autres aliments plus nutritifs pour les enfants (sucre, protéines). Dans une zone où la malnutrition sévit, c’est vital.

Et puis, le moulin, c’est aussi une belle œuvre bien gérée par le comité des villageois (à 90 % des villageoises !). Après avoir bénéficié d’un soutien initial, grâce aux donateurs en France, il dégage désormais des bénéfices !

En effet, chaque seau de manioc moulu est vendu 50 centimes de francs CFA (à peine 10 cts d’euros), de quoi entretenir la grosse machine, rémunérer correctement le meunier qui l’actionne et… porter secours aux enfants malnutris et à leurs familles.

Quelle leçon ! Le temps gagné est « réinvesti » dans l’aide aux plus démunis que soi !

Du lever du soleil jusqu’à son coucher, bénissons l’Eternel pour la facilité qui nous est accordée dans l’accomplissement des tâches quotidiennes.
Tags :  femme  journée  pauvreté   
 

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Vos commentaires (19)

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Posté le 7 Mars 2009 08:10:11 à 08h10
béni soit l' éternel, je suis moi aussi passé par les durs travaux de la femme pauvre et je sais qu' elles endurent toute leurs vies, sans aucuns revenus. Seigneur vient a leurs secours.
 
Posté le 8 Mars 2009 20:05:33 à 20h05
Voici le combat que nous menons jour après jour ici en Côte d'Ivoire et cela est tellement courant que cela n'émeut plus. Vivement qu'une chaine internationale des enfants de Dieu se lèvent et s'organisent en faveur des plus petits. Merci à Top Chrétien de nous fournir la base de cette organisation qui au nomde Jésus sauvera plus d'un a ces labeurs interminables
 
Posté le 31 Mai 2009 22:56:47 à 22h56
Oui Seigneur tu as raison, je suis de la race des incrédules. que ferai-je si une tel rythme de vie m'étais demandé ? Je te rends gloire pour ces femmes de courage, merci Seigneur de le sfortifier davantage et accorde leur ce qui leur ai nécessaire pour qu'ells puissent ocnsacrer le temps qu'il faut à ceux qui ont besoin d'elles. Et oui Seigneur je te bénis pour la facilité ui m'est acordée dans l'accomplissement de mes tâches quotiidennes
 
Posté le 17 Mars 2009 18:06:41 à 18h06
Suite13...... Trois quarts des Africain(e)s âgés de 15 à 24 ans séropositifs sont des femmes Une femme africaine enceinte a 180 fois plus de chances de mourir de complications liées à l’accouchement qu’une femme occidentale L’accès restreint à l’éducation et à l’emploi pour les femmes africaines réduit le taux de croissance annuel par habitant de 0,8 %. Si cette croissance avait eu lieu, la taille des économies africaines aurait doublé en 30 ans.
 
Posté le 17 Mars 2009 18:05:33 à 18h05
Suite12...... Voici quelques faits irréfutables à ne pas négliger : Les femmes africaines détiennent moins d’1 % des terres du continent Les femmes agricultrices perçoivent seulement 1 % des montants des crédits alloués à l’agriculture et possèdent moins de droits économiques ainsi qu’un accès restreint aux ressources et aux opportunités économiques, notamment à la terre et aux facilités de crédit En moyenne, la journée de travail d’une femme africaine est 50 % plus longue que celle d’un homme. D’autre part, elle assume le poids d’activités non rémunérées, souvent liées aux problèmes d’accès à l’eau et aux ressources énergétiques Seules 51 % des femmes africaines de plus de 15 ans savent lire et écrire, contre 67 % des hommes.
 
Posté le 17 Mars 2009 18:01:00 à 18h01
Suite11..... Bien que l’inégalité entre les sexes existe dans la plupart des sociétés du monde à des degrés divers, les effets dévastateurs combinés de la pauvreté, de la discrimination et du manque d’opportunités affectent les femmes africaines de multiples façons, depuis leur situation économique : montants des revenus, droits d’accès à la propriété, possibilités de financement, jusqu’à leur bien-être : accès aux services de santé et à l’éducation, en passant par leurs aspirations à vivre dans de meilleures conditions : poids des tâches ménagères, capacité à obtenir un emploi stable ou à travailler à son propre compte. Voici quelques faits irréfutables à ne pas négliger :
 
Posté le 17 Mars 2009 17:59:44 à 17h59
Suite10....« Il ne suffit pas d'observer et de décrire le monde, mais il faut le transformer par l'activité humaine. La patience peut faire germer des pierres à condition de savoir attendre car Les continents se réfèrent à des valeurs différentes : la pensée en Europe, la parole dans le monde Arabe, le geste en Inde, le signe en Chine et au Japon, le rythme en Afrique. Et l'Afrique, où parfois rien n'a changé depuis des siècles, est comme une métaphore de la sérénité des peuples à l'ère du zapping et de l'urgence futile mais tout ce que tu m'as donné, Afrique, me fait marcher d'un pas à nul autre pareil » Le continent africain est doté d’abondantes ressources naturelles mais aussi humaines et culturelles. Néanmoins, ses habitants demeurent pauvres et ce sont les femmes africaines qui sont le plus durement touchées par la pauvreté. La cause de leur pauvreté tient partiellement aux inégalités sociales et au manque d’opportunités auxquels elles sont confrontées du simple fait qu’elles sont des femmes.
 
Posté le 17 Mars 2009 17:57:34 à 17h57
Suite9.....« Nous devons être conscients du pouvoir que nous avons et être capables d'imaginer son dessein. Une œuvre d'art possède un impact mais l'humanité a l'oreille ainsi faite qu'elle continue à dormir quand le bruit retentit et ne se réveille qu'avec l'écho » Peu d'impact sur les décideurs politiques, et a fortiori sur la réalité. Si le rôle clé de la scolarisation des femmes comme levier du développement est admis, peu d'actions portent sur leur emploi du temps, donnée pourtant centrale dans la recherche de l'égalité et de l'autonomisation. La création de services publics permettant de prendre en charge les activités pesant sur les femmes (garde des enfants, soins aux malades) devrait être la première conséquence logique de cette prise de conscience. De même que la multiplication des points d'eau qui évitent la corvée des seaux.
 
Posté le 17 Mars 2009 17:55:53 à 17h55
Suite8..... « Il y a toujours de la sueur de pauvre dans l'argent des riches. Mais les hommes n'ont pas attaché d'importance aux choses simples, et ont commencé à écrire des traités, des interprétations, des études philosophiques. Ils ont aussi commencé à prétendre qu'ils connaissaient la voie mieux que les autres » A quoi sert-elle l’étude de Jacques Charmes et bien d’autres chercheurs sur l'emploi du temps des femmes africaines ? " A faire prendre conscience aux hommes du fait que le travail des femmes est au moins aussi important que l'activité marchande dont ils ont le quasi-monopole" Cependant les hommes a part les chercheurs se soucient t’ils vraiment de la lourdeur des taches et de la pauvre destinée de toutes ces femmes ? Une de perdue, dix de retrouvées : les hommes se moquent des chercheurs. Pour eux Jacques Charmes et compagnie alimentent les beaux tableaux statistiques de l'ONU, les beaux livres de l’harmattan, d’hachette, de Berti et de toutes ces collections instructives ignorées.
 
Posté le 17 Mars 2009 17:54:26 à 17h54
Suite7..... S'il pouvait être évalué totalement, le labeur féminin générerait une hausse de 50 % à 100 % du PIB, estime-t-il. Ainsi réévalué, le PIB " permettrait de rendre plus visible la contribution des femmes au bien-être général". Reflétant mieux la réalité, il expliquerait ce qui relève aujourd'hui du mystère pour l'observateur non averti venu des pays riches : comment des centaines de millions d'Africains parviennent à vivre avec moins de 2 dollars par jour. Ces lourds déséquilibres ne sont pas seulement choquants, ils ont de lourdes conséquences économiques. Occupées à des activités sans salaire - elles aident aux récoltes que les hommes vendent ensuite, elles sont en outre accaparées par des tâches domestiques telle la préparation des repas, le soin des enfants, des personnes âgées et des handicapés. " Ce double emploi du temps les empêche de consacrer plus de temps aux activités marchandes, plus productives. Ce qui explique le phénomène dit de "féminisation de la pauvreté"
 
Posté le 17 Mars 2009 15:58:38 à 15h58
Suite6.....Ainsi, selon une enquête menée au Bénin, hommes et femmes passent autant de temps dans des activités économiques proprement dites. Mais si l'on tient compte des tâches domestiques, la durée du travail quotidien des Béninoises dépasse de plus de deux heures et demie celui de leurs compagnons. L'inégalité se creuse en particulier parce que les tâches vitales que sont le portage de l'eau et du bois incombent largement aux femmes. En comparaison, les sociétés sud-africaines et malgaches apparaissent moins inégalitaires. Le surcroît de travail des femmes n'y est 'que' de 55 minutes. Il s'élève à 38 minutes en France.
 
Posté le 17 Mars 2009 15:57:55 à 15h57
Suite5......« Le plus important, me disait un jour un pharmacien, c'est de lire attentivement la notice jointe au remède et de croire tout ce qu'elle dit. Mais l'espérance est aussi une faiblesse, car, poussée trop loin, elle obscurcit le jugement et paralyse la volonté. L'agrément de la raison ne suffit pas pour adopter une éthique. Il faut aussi l'adhésion du cœur» Un chercheur de l'Institut de recherche pour le développement (IRD), Jacques Charmes, a entrepris depuis des années de lever le voile sur la réalité de l'emploi du temps des Africaines, en enquêtant minutieusement sur leurs activités quotidiennes. Afin de leur rendre justice et d'inciter à un partage plus équitable des tâches entre les sexes. Mais aussi pour montrer de quelle façon la surcharge de travail qui pèse sur les femmes compromet le développement économique.
 
Posté le 17 Mars 2009 15:54:41 à 15h54
Suite1..... Le PNUD a établi que les femmes produisent 70 % des aliments consommés sur le continent africain. Des chercheurs ont tenté de formaliser ce rôle multiple. Leur jargon, pour une fois, est expressif :" productif, reproductif et communautaire ". S’occuper des enfants, soigner le bétail, travailler la terre, préparer les repas, vendre au marché, aller au puits chercher l’eau, la porter….Tel est la destinée ordinaire de millions de femmes africaines.
 
Posté le 17 Mars 2009 15:52:12 à 15h52
« A grand continent, grands écrits, il y a loin de la vérité apprise à la vérité vécue. La misère humaine est bouleversante; la vue d'un malheureux est émouvant. Le malheur manque de tact. La pauvreté est une compagne ardente et redoutable ; elle est la plus vieille noblesse du monde. Bien peu sont dignes d'elle. Le cri du pauvre monte jusqu'à Dieu mais il n'arrive pas à l'oreille de l'homme » Surchargées de tâches, exclues du pouvoir de décision, les femmes africaines n’en sont pas moins celles par qui le progrès arrive. Certes les femmes sont le moteur de l’activité et de la production dans l’Afrique subsaharienne traditionnelle, celle des communautés rurales, de l’économie de subsistance, du petit artisanat et des échanges de proximité. Une Afrique noire bien distincte, de ce point de vue, du Maghreb où villes et villages sont plus ouverts les uns aux autres. Le second constat est tout aussi limpide : l’implication de la femme noire dans la vie du groupe est multiforme, au cours de journées de travail dont le rythme est souvent démentiel : seize à dix-huit heures par jour en moyenne pour les paysannes sénégalaises.
 
Posté le 9 Mars 2009 14:55:16 à 14h55
Ce recit n'est à mon avis que la partie visible de l'iceberg, en effet, en ce 21è siécle, beaucoup de femmes vivent encore à l'état primitif sans oublier le fait qu'elles sont censées faire des enfants tout en prenant soin de la famille! Que Dieu bénisse les mamans qui souffrent et merci au Top Chrétien pour ce forum
 
Posté le 8 Mars 2009 01:24:55 à 01h24
C'est vrai souvent nous prenons notre confort pour aquis,en oublions de louer notre Dieu pour ses bienfaits.Merci Seigneur,donne la possibilitéd'aider les autres et de le faire avec amour et reconaissance envers Toi
 
Posté le 17 Mars 2009 18:09:39 à 18h09
Suite14 et fin. « J'écoute, à demi transporté, le bruit des ailes du silence qui vole dans l'obscurité et ne retrouve alors point beaucoup de différence de prendre du tabac ou vivre d'espérance, Car l'un n'est que fumée, et l'autre n'est que vent. Rien ne dure, ni la nuit étoilée, ni les malheurs, ni la richesse; tout cela un jour brusquement fuira » Afrique mon beau continent, vous n’êtes rien qu’un continent moins que les autres, que l’on doit traiter d’égal à égal avec les autres. Vous êtes consommateurs des plats d’ailleurs. Resterais-vous une terre de désolation, un continent voué aux maladies, à la faim, à la guerre, et à la mendicité ? Bien a vous! Soeur Emma.
 
Posté le 17 Mars 2009 15:56:58 à 15h56
Suite4...... « Le travail du corps délivre des peines de l'esprit, et c'est ce qui rend les pauvres heureux » Pas à pas, des Africaines travaillent à rendre le continent plus apte à relever ses défis. On aura compris qu’elles doivent compter d’abord sur leurs propres forces. Un nourrisson noué dans le dos, une bassine de manioc ou un fagot de bois maintenu sur la tête : les femmes africaines déambulent rarement les bras ballants. Si l'intensité de leur travail, aisément perceptible, relève de l'évidence, leur contribution à l'économie passe largement inaperçue. Ainsi, le taux d'activité des femmes africaines (62 %) est supérieur à celui qui prévaut en Europe (49 %). Mais, reléguées dans des activités informelles, voire non marchandes, et assignées aux tâches ménagères, elles ne pèsent guère dans les indicateurs qui reflètent l'état des sociétés et sont censés inspirer les politiques.
 
Posté le 17 Mars 2009 15:55:42 à 15h55
Suite3.... Actrices principales de la vie collective, elles ne sont, individuellement, que les auxiliaires d’un monde avec tout le respect que je leurs doit : un monde dominé par les hommes. Leur fonction vitale sur le plan économique ne s’accompagne, le plus souvent, d’aucun pouvoir de décision ni de la moindre propriété personnelle. Pourtant, leur compétence en matière de gestion des ressources du foyer se fait chaque jour plus clair et plus important : elles sont le pilier principal. Une étude présentée à la conférence mondiale de Pékin sur les droits des femmes, en 1995, a établi que " lorsque elles ont un emploi suffisamment rémunéré, les femmes sont plus disposées que les hommes à consacrer leurs gains au bien-être des enfants. " Au Kenya et au Malawi par exemple, il faut quinze fois plus d’argent pour nourrir les enfants lorsque le revenu est gagné par le père plutôt que par la mère : N’en soyez pas jaloux les hommes.