Les protestants et évangéliques de France invitent à lutter contre la corruption.
Défi Michée  |  Lu 351 fois
       
 
Les protestants et évangéliques de France soutiennent le Défi Michée et incitent à relayer le culte "spécial' du dimanche 16 octobre.
Le jeudi 29 septembre 2011, une conférence de presse du Défi Michée réunissait, aux côtés de Thierry Seewald, coordinateur du Défi Michée, le président de la Fédération Protestante de France (FPF), le pasteur Claude Baty et le directeur de la communication du Conseil National des Évangéliques de France (CNEF), le pasteur Thierry Le Gall.

Chacun a expliqué pour quelles raisons la démarche du Défi Michée semblait importante à l’organisme qu’il représente.

« … nous voulons apporter notre contribution enthousiaste au Défi Michée » a affirmé Thierry Le Gall.

De son côté, Claude Baty a rappelé que

« la Fédération Protestante de France a été impliquée depuis le début avec le Défi Michée et l’a parrainé sans aucune retenue ».

On constate donc une belle unanimité, quand il s’agit de soutenir les actions du Défi Michée et en particulier son souci de la transparence financière pour les industries extractives et de la lutte contre les paradis fiscaux.

Chacun a insisté sur des aspects différents de la question.

Thierry Le Gall a expliqué la situation du milieu évangélique en France. Il reconnaît : « … nous sommes conscients qu’il y a beaucoup à faire. Les Églises évangéliques ne sont pas toutes encore sensibilisées au problème de la pauvreté ; toutes ne sont pas engagées dans des diaconies locales, de lutte contre l’exclusion sociale et nous sommes conscients qu’il y a un travail de sensibilisation, de mobilisation à faire. » « C’est en cours… », ajoute-t-il.

Et il indique que non seulement le CNEF appelle les Églises et les œuvres à organiser le culte proposé par le Défi Michée pour le 16 octobre.

Son propos est clair : « … nous croyons que la pauvreté n’est pas une fatalité et qu’il est nécessaire de la combattre sous toutes ses formes, y compris ses origines ou les contextes politiques ou économiques qui peuvent favoriser la pauvreté ou l’inégalité. »

Claude Baty, dans la logique de l’engagement de la FPF dans une plateforme consacrée au Congo Brazzaville, a illustré les problématiques de la lutte contre la corruption en parlant de la situation dans ce pays. « … si vous allez au Congo Brazzaville, vous trouverez des gens qui font la queue devant les pompes à essence […] et des gens qui vivent dans des situations extrêmement difficiles, qui ne mangent peut-être pas plus d’un repas par jour, alors que le pays est producteur de pétrole et a manifestement beaucoup de richesses potentielles. »

Il ajoute : « Quelqu’un avait appelé le pétrole les crottes du diable, parce qu’effectivement partout où il y a ces richesses, il n’y a pas bénéfice et abondance pour le peuple, mais au contraire la guerre. »

Il ne cache pas la difficulté du combat contre la corruption : « Il y a des questions toutes simples à rappeler aux uns et aux autres, pas besoin de suivre le chemin des fonds qui s’évaporent – en passant par les banques françaises éventuellement – mais de rappeler un peu d’honnêteté à chacun. Mais évidemment quand on dit ça, on dit un mot tout simple mais en même temps quelque chose d’impossible à atteindre semble-t-il. »

Pourtant, note-t-il, « il me semble qu’à force de montrer les choses, de parler, on peut espérer faire bouger un petit peu nos politiques et puis nos responsables. Et puis de toute façon, même si on ne voit pas de résultat très probants dans l’immédiat, ça ne doit pas nous décourager d’agir parce que je pense que nous agissons dans le bon sens. »

En savoir plus sur la campagne  transparence du Défi Michée



 

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