Le 2 avril, 20 chefs d’Etat se sont donnés rendez vous à Londres. Ils représentent les 2/3 de la population mondiale et plus de 90% des richesses produites sur la planète. Leur mission : relancer l’économie mondiale.
Le G20 réunira les 19 plus grandes économies mondiales et l’Union Européenne. 19 Etats, sur près de 200 siégeant aux Nations Unies… On peut s’en réjouir: après tout,
il y a quelques années, ce type de sommet ne réunissait que les 8 plus grandes puissances mondiales. Sous le feu des critiques, le G8 s’ouvre parfois pour accueillir certains pays émergents.
On peut aussi remarquer que l
es pays pauvres n’ont pas été invités à la table des négociations. Un seul Etat du continent africain sera présent : l’Afrique du Sud. A titre de comparaison, quatre pays européens seront présents (Allemagne, Royaume Uni, France, Italie). L’Union Européenne est également invitée.
L’absence des pays pauvres est révélatrice d’une certaine façon d’envisager les réponses à apporter à cette crise. Le G20 parlera en priorité de finance et de régulation des marchés. Les questions de pauvreté, de répartition des richesses seront, dans le meilleur des cas, un sujet secondaire...
Pourtant,
« les plus pauvres et les plus vulnérables, particulièrement dans les pays en développement, seront les plus touchés par le fort ralentissement de la croissance économique » s’inquiétait le Secrétaire Général des Nations Unies en novembre dernier, avant de plaider pour que le G20 ne s’intéresse pas qu’à la régulation du système financier, mais aussi
« au changement climatique, à la prévention des conflits et à l'éradication de la pauvreté ».
En 2000, l’ensemble des Etats présents à l’Assemblée Générale des Nations Unies s’était engagé dans un programme ambitieux, devant permettre de réduire de moitié l’extrême pauvreté dans le monde à l’horizon 2015.
Les « Objectifs du Millénaire pour le Développement » feront-ils les frais de la crise financière ?
Les pays du Nord pourraient revoir à la baisse les montants de l’Aide Publique au Développement en 2009. Les dons aux associations humanitaires risquent également d’être moins nombreux dans les prochains mois. Et surtout, les pays les plus pauvres n’ont pas les réserves budgétaires suffisantes pour faire face à un ralentissement de l’économie...
Et si les chrétiens du monde entier priaient dans la semaine du 28 mars au 3 avril pour qu’un système plus juste naisse de la crise financière ?
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