G20 à Cannes : pas de palme d'or pour la lutte contre la pauvreté
Elodie B.  |  2 commentaires  |  Lu 381 fois
       
 
Tapis rouge, stars de cinéma, luxueux hôtels avec vue sur la croisette... Qui ne connait pas ces images de Cannes version glamour ? Il y a quelques jours, la ville était à nouveau à la une des journaux pour un événement nettement moins « strass et paillettes ». Elle a accueilli le G20 afin de discuter de la situation mondiale et de prendre des décisions concertées. Quelles mesures pour les pays sous-développés et la pauvreté ?
Rappel sur le G20

Le G20 regroupe 19 des Etats les plus importants de la planète, ainsi que l'Union Européenne. A eux seuls, ces pays représentent 90 % des richesses produites dans le monde et les deux tiers de la population du globe.

Le G20 ouvre un espace de concertation entre pays riches et pays émergents. En ce sens, le G20 représente une évolution positive par rapport au traditionnel G8 dans lequel seuls les pays du Nord étaient représentés.

Les pays pauvres ne sont cependant pas représentés dans ces sommets. Ils n'ont donc pas la capacité de défendre leurs intérêts ou de mettre en débat les questions qui les intéressent. Sur tout le continent africain, un seul Etat, l'Afrique du Sud, siège au G20 !

Transparence financière

La nécessité de renforcer la transparence financière a été réaffirmée. Reste que les résultats de la lutte contre les paradis fiscaux lancée il y a trois ans, sont encore bien maigres.

Selon le CCFD, moins de 3% des recettes publiques détournées par la fraude fiscale ont ainsi étés récupérés. L'évasion fiscale pèse pourtant sur les budgets de tous les Etats.

Les bénéficiaires des paradis fiscaux sont paradoxalement épargnés par ces mesures. Personne ne demande aux multinationales de rendre des comptes lorsqu'elles implantent des filiales dans des paradis fiscaux.

Réponse partielle à la crise alimentaire

« Mettre en place un système de réserves alimentaires humanitaires d'urgence ». C’est la solution apporté pour réduire efficacement les crises alimentaires. L’idée est de permettre aux pays les plus démunis d’obtenir rapidement des stocks de nourriture en cas de choc lié à la volatilité des prix ou à d'autres événements.

Le G20 a également affirmé la nécessité de réguler le prix des produits agricoles, pour éviter une nouvelle flambée du prix des denrées alimentaires.

En revanche, la possibilité de mettre en place un « socle de protection sociale universel » qui figurait pour la première fois au programme du G20  n'a pas été abordé.

Au final, selon l'ONG "ONE", les questions de développement et la situation de l'Afrique auraient occupé.... 75 minutes de discussion au cours des 48h de sommet !

Lire aussi la demandes des églises protestantes aux membres du G 20
à l'occasion du culte spécial à Cannes.


 

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Vos commentaires (2)

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Posté le 14 Novembre 2011 à 21h42
Bonjours Sauterelle, Je viens de lire ton commentaire ... En ce qui me concerne, je donne à qui je connais personnellement... C'est pour cela que je fais confiance au SEL qui travaille sans passer par 36 000 intermédiaires. j'ai déjà pu constater sur place l'utilisation des fonds. Il y en certes d'autres, mais il faut connaitre et se renseigner. Dany
 
Posté le 11 Novembre 2011 à 12h05
Que fait-on des dons envoyes par des organisations humanitaires et qui sont voles par l'armee ou des groupes "terroristes" des pays pauvres pour etre ensuite revendus aux populations demunies...cela encourage t-i à donner en sachant cela?