Définissons tout d’abord ce qu’est l’égoïsme puis essayons de comprendre quelles facettes il peut revêtir de nos jours. Nous verrons aussi ce que la Bible en dit et ce que nous pouvons faire pour combattre les formes d’égoïsmes qui nous menacent parfois.
Qu’est-ce que l’égoïsme ?
Le dictionnaire Larousse définit l’égoïsme comme : «un attachement excessif porté à soi-même, au mépris des intérêts des autres; une considération exclusive de l'intérêt du groupe chez tous ceux qui en sont membres».
Ainsi donc, être égoïste signifie se soucier de ses propres intérêts, tout en occultant voire en méprisant ceux des autres. C'est encore être centré sur le groupe, la famille, en négligeant les intérêts des autres. Or, L'intérêt pour autrui consiste par définition à se préoccuper de ce qui constitue un avantage pour lui.
Afin de mieux comprendre le sens de ces définitions, il serait intéressant de décrire certaines situations et de découvrir ainsi quel visage peut prendre l'égoïsme aujourd’hui.
A l’heure actuelle, il est fréquent d'entendre certaines personnes affirmer qu’elles manquent de temps de temps, qu'elles doivent se serrer la ceinture, qu'elles possèdent le strict nécessaire....
En d'autres termes, il n'y a plus de temps disponible pour autre chose ou pour quelqu'un d'autre, il ne reste plus d'argent à dépenser pour qui que ce soit et il ne reste plus aucune ressource à partager !
On se soucie d'abord de satisfaire l'ensemble de ses propres besoins et après ...lorsqu'il ne reste plus rien, on constate enfin le besoin de l'autre...mais il est trop tard...du moins le pense-t-on !
La peur de donner
Joyce Meyer, auteur du livre
La révolution de l'amour, affirme que « la peur de donner ne doit pas nous empêcher de donner ».
Ainsi donc, ce qui apparaît comme étant de l'égoïsme trouve sa source dans la peur : peur d'être démuni parce qu'on aura donné une part de ce que l'on possède et qui aurait dû servir à combler un de nos besoins ou un de ceux de notre famille.
Il est bon de rappeler ici que Jésus a nourri toute une foule avec cinq pains et deux poissons et que les disciples ont ramassé douze paniers de miettes et de restes ! Tout le monde a été rassasié. (Matthieu 14:19-20).
Cette histoire peut nous conduire à faire suffisamment confiance à Dieu pour partager avec ceux qui sont dans le besoin, même lorsque l’on se sent soi-même dans une situation difficile.
Cela pourrait être l’occasion d’expérimenter quelque chose d'extraordinaire : non seulement on aura soulagé un malheureux mais on sera béni. Dieu pourvoira à nos besoins au-delà même de nos espérances.
Comment aider ?
Concrètement que peut-on faire pour venir en aide à quelqu'un? Diverses options s'offrent à nous.
On peut aider l'orphelin, aux ressources limitées, en lui apportant une petite aide financière qui lui permettra de suivre une scolarité et de manger à sa faim. Cet effort peut être reproduit non seulement pour l'orphelin mais envers tous ceux qui n’ont que peu ou pas de ressources. Pourquoi pas par le parrainage d’un enfant pauvre ?
Effectuer un don financier n'est pas le seul moyen d’agir. Il existe d'autres types de biens que nous pourrions partager.
Nous possédons presque tous des affaires que nous n’utilisons pas. N'avons-nous pas un vieux manteau au fond de notre armoire que nous ne portons plus, qui prend de la place et dont nous ne savons quoi faire ?
Ne possédons-nous pas en double certains objets? Peut être quelqu’un d'autre pourrait-il en avoir besoin !
Si nous prenions le temps de scruter les recoins de notre maison, nous pourrions être surpris de voir la quantité de choses qui représenteraient un trésor pour quelqu'un d’autre alors qu'il ne s'agit à nos yeux que de bricoles encombrantes ou que nous gardons en pensant vaguement les utiliser un jour… Et souvent ce jour n'arrive jamais.
Donner de son temps
Outre les ressources financières et matérielles, on peut aussi donner son énergie et son temps !
Imaginons par exemple la situation suivante: la voisine est âgée et donc affaiblie. Pourquoi ne pas lui proposer de faire ses courses lorsque nous nous apprêtons à nous rendre nous aussi au supermarché ?
Donner de son temps est davantage synonyme de sacrifice.
En effet, quand on se rend disponible pour apporter son aide à quelqu'un, cela signifie que l’on met en veille ses propres activités pour un temps donné. On décide de remettre à plus tard la réalisation de ses propres tâches au profit d'autrui. Ainsi, on peut soutenir une veuve en lui rendant visite. Elle a besoin d'une oreille pour l'écouter. Elle a besoin de compagnie. Pourquoi ne pas lui consacrer une heure ou deux?
Seul l'amour de son prochain permet de réaliser ces choses sans éprouver ni amertume, ni jalousie. Dieu nous demande d'aimer notre prochain comme nous-mêmes.
Apprenons à donner un peu plus. Donnons un peu de nos ressources financières ou matérielles, pour que notre excédent serve de minimum vital à d'autres. Donnons un peu de notre énergie et de notre temps pour que des corps et des âmes en souffrance soient soulagés.
Apprenons à écouter pour être en mesure d'entendre et de nous rendre compte des besoins de notre prochain. Et bien sûr réagissons à cette révélation qui nous est faite et ne nous détournons pas.
Texte de Sandra P.
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