Le séisme des Abruzzes, une catastrophe plus près de chez nous
Elodie B.  |  6 commentaires  |  Lu 1344 fois
       
 
Les journalistes le savent bien: nous sommes plus réceptifs à l’information si les victimes nous ressemblent ou si l’évènement s’est déroulé près de chez nous. C’est ce que certains appellent la théorie du mort-kilomètre ("un mort à un kilomètre de chez moi me touche plus que 100 morts à 1000 kilomètres").
Bien sûr, les drames que nous voyons défiler quotidiennement sur nos écrans de télévision ne nous laissent pas de marbre. Nous exprimons parfois notre solidarité avec les victimes par la prière ou par un don à une association.


Mais d’autres jours, les images glissent sans que nous nous sentions réellement concernés. L’information va vite, trop vite !  Déjà, d’autres images attirent notre attention. Nous avons le sentiment confus que ces drames se ressemblent tous, qu’ils concernent « les autres », ceux qui vivent dans un pays lointain, au sud de la planète.


Lorsqu’une catastrophe frappe un pays du nord de la planète, nous nous sentons plus facilement concernés. Le récent tremblement de terre qui a fait plus de 290 victimes dans la région des Abruzzes en est une parfaite illustration. Les médias ont largement relayé l’information, presque surpris de voir des camps de réfugiés et des morts par centaines au cœur de l’Europe.


Ce drame nous marque plus durablement que, par exemple, la centaine de personnes emportées par la rupture d’un barrage dans la banlieue de Jakarta suite à des inondations à la fin du mois de mars. Nous nous identifions facilement aux victimes italiennes : elles vivent dans un pays voisin, ont le même mode de vie que nous. En revanche, si rien dans notre histoire personnelle ne nous relie à l’Indonésie, nous oublions assez vite les sinistrés de ce pays lointain.


Le séisme qui a endeuillé l’Italie nous a choqués. Parce qu’il a fait près de 300 morts, et 40 000 sans-abris. Mais aussi parce qu’il nous rappelle que les catastrophes humanitaires ne touchent pas seulement les pays pauvres. Malgré nos richesses, nos technologies, nous ne sommes pas à l’abri.


Quel que soit l’endroit où nous vivions, le dérèglement climatique nous rend plus que jamais dépendants les uns des autres.
La pollution produite à un point du globe contribue à dégrader l’environnement mondial. Dans un pays, c’est le désert qui avance, ailleurs des inondations qui se multiplient, ou encore les sécheresses qui deviennent plus sévères.


Les pays riches se relèvent peut être plus facilement de ces crises. Ils ont plus de moyens pour indemniser les victimes et reconstruire. Mais une chose est sûre: nous vivons tous sur la même planète.

 

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Vos commentaires (6)

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Posté le 23 Avril 2009 à 12h29
Suite4et fin……………« Entre Guy et François qui préférez-vous avoir comme voisin et ami ?« Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés sur la même planète, équipage d'un même navire. Et s'il est bon que des civilisations s'opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu'elles s'entredévorent » Bien à vous !
 
Posté le 22 Avril 2009 à 22h56
Suite3……… -Bonjour Guy ! -Bonjour ! -Que faites-vous assis au bord du trottoir ? -Je savoure ce morceau de pain ! Vous en voulez un peu ? -Bonjour François ! -Que me voulez-vous ? -Que faites-vous ? -Cela ne vous regarde point ! Entre Guy et François qui préférez-vous avoir comme voisin et ami ?
 
Posté le 22 Avril 2009 à 22h56
Suite3……… -Bonjour Guy ! -Bonjour ! -Que faites-vous assis au bord du trottoir ? -Je savoure ce morceau de pain ! Vous en voulez un peu ? -Bonjour François ! -Que me voulez-vous ? -Que faites-vous ? -Cela ne vous regarde point ! Entre Guy et François qui préférez-vous avoir comme voisin et ami ?
 
Posté le 22 Avril 2009 à 22h55
Suite2…………Oui ! La planète a besoin de soleil et d’eau et les autres ont besoin de nous et de nos actes car oui ! Nous vivons sur la même planète. Mortel ! Tout périra, ne fût-ce qu'au jour lointain, il faut que chacun de nous ait le sens de la communauté, le sens de la bonté, la charité, la générosité envers ses semblables, la pitié et l’entraide en cas de malheurs.
 
Posté le 22 Avril 2009 à 22h54
Suite1………….Edgar Morin disait agréablement que la situation est paradoxale sur notre Terre. Les interdépendances se sont multipliées. La communication triomphe, la planète est traversée par des réseaux, fax, téléphones portables, modems, Internet. La conscience d'être solidaires dans leur vie et dans leur mort devrait lier désormais les humains les uns aux autres. Et pourtant, l'incompréhension demeure générale. Il y a certes de grands et multiples progrès de la compréhension, mais les progrès de l'incompréhension semblent encore plus grands.
 
Posté le 22 Avril 2009 à 22h54
« Le vivant imagine la vie éternelle comme la planète imagine la tangente. Chaque instant est composé. Une force l'éloigne du terme, du fini ; une autre l'y attire. Le bonheur ce n’est pas s’enrichir, se dorer, se capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C'est la joie de vivre, quelles que soient l'organisation et les circonstances. C'est la joie de boire l'univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l'air dans les poumons, la main dans la main, l'outil dans le poing, dans l'œil le ciel et la marguerite. Si tu ne sais pas que tu n’es pas seul et que tu ne sais pas partager et que les autres sont aussi vivants que toi, la vie te traversera sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu'elle t'offre »