« Pour acheter un carton de poissons à sécher, avant je devais trouver plusieurs autres femmes. Aujourd’hui je le fais seule ! » Bénéficiaire d'un microcrédit accordé par une organisation chrétienne, Marie Thérèse parle de ce que ce prêt a changé dans sa vie.
Derrière son étal de poissons séchés, si Marie Thérèse donne l’impression d’une très grande fierté, elle n’oublie pas ses difficultés passées. Depuis 1998, elle est
veuve avec 6 enfants (3 garçons et 3 filles).
« Ce n’était pas facile chaque jour de subvenir aux besoins élémentaires de chacun (nourriture, éducation) Encore moins depuis qu’on était 4 en plus : j’avais la charge des enfants de mes filles, délaissées par des maris irresponsables...
Mon activité consistait principalement à acheter des chinchards (poissons) et à les préparer en salaison pour les revendre au détail le même jour, sur le marché.
Faute d’un capital suffisant, chaque matin j’étais obligée d’emprunter à des prêteurs occasionnels de l’argent à rembourser le soir avec intérêts (10%). Chaque jour, je recommençais la même opération. Il ne me restait quasiment rien pour nourrir ma famille »
Avec le microcrédit, j'ai pu redémarrer !
APROSCAC est une mutuelle d'épargne et de crédit chrétienne, soutenue par les donateurs pour les projets microcrédit, ici en France, via le S.E.L.
Comme beaucoup d'autres femmes, Marie Thérèse s'est vue octroyer un prêt par cette organisation, ce qui a sensiblement amélioré sa situation :
« Les délais pour rembourser les crédits étant plus longs (3 mois) et les taux d’intérêt assez bas, ma vie s’est peu à peu normalisée : je dispose maintenant d’un peu d’argent pour rembourser les crédits dans les délais, nourrir mes enfants, payer les frais scolaires....
De plus, le cadre mis en place est propice au développement de mon affaire (une équipe technique, des formations sur la gestion de l’épargne et de crédit, sur les activités génératrices de revenus). »
Deux ans après, la vie de Marie-Thérèse n'est toujours pas facile, mais son affaire prospère grâce à son travail !
«
Je viens de perdre un enfant », confie-t-elle...
L’actuelle instabilité des prix sur le marché perturbe aussi ses activités :
« Pour obtenir le même gain, je suis obligée de vendre plus. Sans la mutuelle, je ne pourrais pas développer mon petit commerce»
Malgré ces difficultés, Marie-Thérèse a des projets d'avenir, des projets qu'elle peut gérer seule !
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