Voyage au Togo et au Bénin : de petites choses pour de grands résultats !
Michel HERVE - S.E.L.  |  5 commentaires  |  Lu 2296 fois
       
 
Chargé de projets au S.E.L. Michel H, qui s'est rendu dernièrement en Afrique, nous livre dans une interview ses impressions de voyages… une expérience surprenante et surtout très encourageante !
Quel était le but de ce voyage?

D'abord, il faut savoir que le S.E.L. n'envoie personne sur le terrain mais finance des projets menés par des organisations locales.

Or, c’est beaucoup plus complexe de travailler en partenariat avec une personne lorsqu’on est à distance. Faire le déplacement permet de voir concrètement comment il travaille, de tisser une relation beaucoup plus étroite avec le partenaire.

En plus, c'est une opportunité de rencontrer d’autres candidats « partenaires » souhaitant travailler avec nous, de connaître leurs motivations et leur histoire.


Pour vous, il s'agissait aussi du premier séjour en Afrique… Impressions ?


Culturellement, il est toujours difficile de prendre ses distances par rapport aux préjugés. Mais ce voyage a changé mon regard sur certaines choses !

Petit exemple pittoresque :  les « boubous ». J’ai toujours trouvé très étrange ces Africains qui s’habillent comme cela en France. En Afrique, cet habit sied aux gens, il est tellement "normal" que j’en ai acheté un à la fin de mon séjour, me promettant de le porter lors de mon prochain voyage en Afrique !


Une expérience positive, alors ?


Tout à fait ! En dehors de cette anecdote  « touristique » , il faut citer tous les détails liés au travail de nos partenaires (l’agriculture, l’eau, l’alimentation). Il est indéniable que le fait d’être sur place, de « toucher du doigt » motive à poursuivre le travail !


Justement : pouvez-vous nous donner des exemples de projets qui marchent ?

Par exemple, le CIDAP, un centre de formation  aux techniques agricoles, donne des conseils parfois tout simples, mais efficaces et adaptés aux besoins locaux : comme cette femme qui s'est rendue compte que les sillons parallèles donnaient une meilleure récolte que les sillons en épis.

Un autre exemple : la plupart des agriculteurs aujourd’hui ne peuvent plus se passer des engrais chimiques, promus par les différents gouvernements et laboratoires...

Pourtant, la pratique montre qu’en utilisant des engrais naturels (fumier, compost), on arrive à des résultats mêmes supérieurs à ceux réalisés avec les engrais chimiques.

Bien sûr, tout cela demande des efforts, en plus de notre soutien financier ! Mais les résultats seront à la mesure de ceux-ci et l’amélioration des conditions de vie en général s’en ressentira.


Ces projets ont donc un impact positif sur les populations pauvres ?

C'est indéniable : ces techniques permettent d'améliorer les revenus, ce qui a forcément un impact sur le niveau de vie.

Pour certains projets, 70% des revenus sont redistribués aux bénéficiaires, 15% permettent de recommencer le projet l’année suivante et 15% sont utilisés pour aider des personnes socialement dans le besoin (des orphelins, des veuves, des enfants en difficulté ou avec des problèmes de santé, des orphelins du SIDA, etc…)


Que diriez-vous aux personnes qui hésitent, ici, à s'engager pour soutenir les projets de développement ?

A côté de ceux qui, là-bas, restent  parfois les bras croisés, il y a en aussi d'autres, notamment des chrétiens, vraiment motivés qui agissent pour améliorer le quotidien des gens et pour montrer l'exemple autour d'eux.

Je veux soutenir ces gens là !

 

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Vos commentaires (5)

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Posté le 11 Août 2009 à 10h51
Merci Michel pour ce bon partage. Ton article est très interessant.
 
Posté le 6 Août 2009 à 10h46
Nous avons travaillé 2 ans au Mali (et continuerons à travailler à l'étranger) et nous avons pu constater combien le suivi des projets avec un souci réel de connaître les motivations profondes des partenaires est important ! Combien de projets n'avons-nous pas vu qui ont commencé "droitement" et qui ne sont maintenant plus que corruption ? (Même en milieu chrétien, avec des pasteurs, c'est pour moi le plus triste !!) Ces projets ont donc besoin d'être soutenus financièrement mais également dans la prière pour que notre Dieu de justice veille là où nous ne pouvons rien !!
 
  Réponse de maithe (Togo)
Posté le 14 Janvier 2010 à 12h59
Bien vrai ce que vous dites. Je confirme, car moi même vivant en Afrique, il y a toujours le même souci, et le problème est toujours là. Prions, pour l'avancement réelle pour ceux qui ont besoin d'aide mais non de destruction. Merci, d'avoir écrit ce qui se passe. Soyez béni et priez pour les responsables chrétiens et pasteurs.
 
Posté le 21 Juillet 2009 à 18h31
Merci pour ces nouvelles, je suis malien travaillant dans le champs du developpement dans un organisme fraçais le Groupe de Recherche et de Realisation pour le Developpement Rural je voudrais savoir comment SEL peut accompagner les Eglises du Mali dans leur travail quotidien d'évangelisation. Quand au pasteur qui parle de le contacter ; je pense qu'il faut faire beaucoup attention avec les pasteurs qui s'investissent souvent dans les projets. D'abord,; ils n'ont pas souvent les compétences requises à la matière et c'est souvent incompatible avec leur fonction; et en plus par expériences, certaines communautés chrétiennes se sont divisées sur la gestion des projets: je sais de quoi je parle. C'est bien que l'Eglise ait des projets, mais il faut qu'ils soient gerés par des cadres chrétiens munis de compétences et qui vivent de leur travail. courage pour tout le travail que vous accomplissez sachant que vos efforts ne sont pas vain. Robert du Mali
 
Posté le 17 Juillet 2009 à 21h19
Merci M. michel je suis un pasteur residant au Togo .la misere au togo est tres lourd sutout dans des village s les plus reculées mais ce qui est déplorable si les projet sont financer on ne voit pas la realité sur le terrain. Il serait mieux de contacter les serviteur de Dieu.voici mon contacte:louispasteuriz@yahoo.fr HUPATI AYAW 11BP 48 lome=togo