Chargé de projets au S.E.L. Michel H, qui s'est rendu dernièrement en Afrique, nous livre dans une interview ses impressions de voyages… une expérience surprenante et surtout très encourageante !
Quel était le but de ce voyage?
D'abord, il faut savoir que le S.E.L. n'envoie personne sur le terrain mais finance des projets menés par des organisations locales.
Or, c’est beaucoup plus complexe de travailler en partenariat avec une personne lorsqu’on est à distance. Faire le déplacement permet de
voir concrètement comment il travaille, de tisser une relation beaucoup plus étroite avec le partenaire.
En plus, c'est une opportunité de rencontrer d’autres candidats « partenaires » souhaitant travailler avec nous, de connaître leurs motivations et leur histoire.
Pour vous, il s'agissait aussi du premier séjour en Afrique… Impressions ?
Culturellement, il est toujours difficile de
prendre ses distances par rapport aux préjugés. Mais ce voyage a changé mon regard sur certaines choses !
Petit exemple pittoresque : les « boubous ». J’ai toujours trouvé très étrange ces Africains qui s’habillent comme cela en France. En Afrique, cet habit sied aux gens, il est tellement "normal" que j’en ai acheté un à la fin de mon séjour, me promettant de le porter lors de mon prochain voyage en Afrique !
Une expérience positive, alors ?
Tout à fait ! En dehors de cette anecdote « touristique » , il faut citer tous les détails liés au travail de nos partenaires (l’agriculture, l’eau, l’alimentation). Il est indéniable que le fait d’être sur place, de « toucher du doigt » motive à poursuivre le travail !
Justement : pouvez-vous nous donner des exemples de projets qui marchent ?
Par exemple, le CIDAP, un centre de formation aux techniques agricoles, donne des conseils parfois tout simples, mais efficaces et adaptés aux besoins locaux : comme cette femme qui s'est rendue compte que les sillons parallèles donnaient une meilleure récolte que les sillons en épis.
Un autre exemple : la plupart des agriculteurs aujourd’hui ne peuvent plus se passer des engrais chimiques, promus par les différents gouvernements et laboratoires...
Pourtant, la pratique montre qu’en utilisant des
engrais naturels (fumier, compost), on arrive à des
résultats mêmes supérieurs à ceux réalisés avec les engrais chimiques.
Bien sûr, tout cela demande des efforts, en plus de notre soutien financier ! Mais les résultats seront à la mesure de ceux-ci et l’amélioration des conditions de vie en général s’en ressentira.
Ces projets ont donc un impact positif sur les populations pauvres ?
C'est indéniable : ces techniques permettent d'améliorer les revenus, ce qui a forcément un impact sur le niveau de vie.
Pour certains projets, 70% des revenus sont redistribués aux bénéficiaires, 15% permettent de recommencer le projet l’année suivante et 15% sont utilisés pour
aider des personnes socialement dans le besoin (des orphelins, des veuves, des enfants en difficulté ou avec des problèmes de santé, des orphelins du SIDA, etc…)
Que diriez-vous aux personnes qui hésitent, ici, à s'engager pour soutenir les projets de développement ?
A côté de ceux qui, là-bas, restent parfois les bras croisés, il y a en aussi d'autres, notamment des chrétiens, vraiment motivés qui agissent pour améliorer le quotidien des gens et pour montrer l'exemple autour d'eux.
Je veux soutenir ces gens là !
Poster un commentaire
Top Chrétien vous propose de vous identifier avec votre compte Facebook pour, par exemple, poster un commentaire.
Un simple clic sur le bouton Connect et le tour est joué...
En savoir plus ?
Vos commentaires (5)