Le travail des enfants, Sheiba l'a connu !
Nathalie D. - S.E.L.  |  2 commentaires  |  Lu 2112 fois
       
 
Ils sont plus de 200 millions dans le monde... Sheiba a été l'un deux. A l'âge des jeux et de l'insouciance, la pauvreté les force à travailler dur, dans des conditions souvent dangereuses. Gros plan sur ces enfants qui ne connaissent pas l'enfance.
Parmi eux, on trouve :

* des enfants soldats,
* des enfants prostitués et abusés sexuellement,
* des enfants esclaves au domicile d’un maître,
* des enfants « vendus » dans le cadre de trafics organisés pour fournir une main d’œuvre bon marché aux plantations agricoles.

Ils peuvent être aussi envoyés à la mine, dans les carrières ou les décharges, mais aussi réservés aux travaux les plus dangereux manipulant des produits toxiques ou nocifs.

Au total, ce sont plus de 200 millions d’enfants, âgés de 5 à 17 ans, qui continuent aujourd’hui encore à travailler. Parmi eux, on estime à 126 millions le nombre d’enfants soumis aux pires formes d’exploitation.



A qui la faute ? A la pauvreté !

Aux côtés d’exploiteurs sans scrupules, il y a aussi la réalité de familles dont la survie dépend du travail des enfants. La situation de pauvreté dans laquelle vivent les parents reste la cause majeure du travail des enfants.

Sheiba, une enfant domestique, que le parrainage a sorti de cette condition, se souvient :

« En tant qu’ aînée de la famille, j’ai dû partir, seule, loin de chez moi, comme domestique chez une tante. Je devais m’occuper des enfants, et de l’entretien de toute la maison, juste en échange du gîte et du couvert. C’était vraiment dur, à 12-13 ans.


Avant de partir comme domestique, je me levais à 4 heures du matin, pour faire des pancakes que j’allais vendre sur le bord des routes, aux hommes qui partaient travailler aux champs.

J’étais l’un de ces milliers d’enfants des pays sous-développés qui s’accrochent aux voitures pour essayer de vendre quelque chose. Mais, je devais à tout prix vendre pour rembourser la farine et ramener à la maison de quoi manger, pour la journée.
»



Quelle place pour la scolarité ?

Bien souvent aucune ! Il va sans dire que, de ce fait, les chances de sortir du milieu des exclus s’en trouvent considérablement limitées.

En Afrique subsaharienne, le Sida a aggravé la crise du travail des enfants. Plus de 10% des enfants ont perdu leurs parents, soit plus de 13 millions chez les moins de 15 ans.

Le choix est alors vite fait : manger ou aller à l’école ?

Dans le meilleur des cas, et s’il a été possible de payer l’uniforme et les fournitures scolaires, « l’enfant qui travaille » se rendra à l’école après quelques heures passées dans les champs ou dans la rue.

L’article 32 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant affirme pourtant « le droit de l'enfant à être protégé contre l'exploitation économique et à n'être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social ».


Le témoignage de Sheiba démontre que, si on leur donne une chance, ces enfants ont aussi tout à fait le niveau :

« Ce n’est que quand j’ai été parrainée que mes parents ont pu se permettre de me faire quitter mon travail de domestique. J’ai alors commencé à vivre un vrai rêve : aller à l’école, avoir un sac d’école à moi, des affaires à moi : je serrais tout ça dans mes bras comme dans un rêve ! »

Quelques années après, elle a été diplômée d'un Master en Relations Internationales et Politiques, à l’université de Londres.



Un défi à relever


Ces dix dernières années, la mobilisation mondiale et les actions contre le travail des enfants ont été très fortes.

Entre 2000 et 2004, le nombre d’enfants âgés de 5 à 14 ans travaillant a été réduit de 20 millions, en particulier parmi ceux occupant des travaux dangereux. C’est, dans l’ensemble, en Amérique latine et dans les Caraïbes que l’on a constaté la plus forte baisse du travail des enfants.


Malgré ces tendances encourageantes, la situation et le nombre des enfants exploités restent dramatiques, notamment dans la région Asie-Pacifique qui compte le plus d’enfants actifs – 122 millions au total – suivie par l’Afrique subsaharienne (49,3 millions).

Sheiba n’a pas oublié… elle parraine à son tour, deux enfants.

Nous pouvons, nous aussi, par la prière et par l'action, changer le destin d'un ou de plusieurs enfants, en « nous souvenant  des prisonniers, comme si nous étions en prison avec eux, et de ceux qui sont maltraités comme étant, nous aussi, dans un corps ». (d'après Hébreux 13:3)



 

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Vos commentaires (2)

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Posté le 17 Septembre 2009 à 12h57
Que le Seigneur touche tous ces enfants des rues, maltraités, utilisées, que le Seigneur touche aussi tous ces hommes qui viennent de nos pays "civilisés" pour abuser de jeunes enfants en toute liberté, qu'ils soient convaincus de péché, et Seigneur pose Ta main sur tous ces enfants dans le nom de Jésus-Christ, qu'ils Te soient apportés au trône de Ta Grâce ,amen
 
Posté le 10 Septembre 2009 à 18h01
Comment ne pas se sentir concernés par la vie de ces enfants et ne pas interceder en leur faveur ... nous qui avons libre acces au trone de grace et par les meurtrissures de CHRIST , nous pouvons vivre au delà de la maladie , de la pauvreté .