La Somalie vit actuellement l’une des plus graves crises humanitaires au monde. Après 19 ans de conflit et une extrême sécheresse qui dévaste de nombreuses régions, le chaos s’est installé.
Les conditions de vie des populations ne cessent de se dégrader sous les effets conjugués des violences continues, de l’effondrement de l’économie locale, de l’inflation et des prix élevés des denrées alimentaires.
Cherchant à échapper à la mort, des milliers de Somaliens ont déplacé leurs foyers et leurs cheptels vers un Somaliland relativement stable, mais ils en ont payé le prix fort. La plupart de leurs troupeaux n’ont pas survécu à la rigueur des sécheresses, laissant les familles sans source de revenus, contraintes à mendier dans les villes.
Un sac de riz qui valait 14 € il y a peu, en coûte aujourd’hui 35 €, soit plus du double. À ce prix-là, les mères ne peuvent pas nourrir leurs enfants. Dans ce contexte terrible,
la malnutrition fait des ravages. Les plus touchés sont les plus vulnérables : les enfants.
Parmi les moins de cinq ans, un enfant sur six souffre de malnutrition aiguë.
Suad, une fillette de deux ans et demi pesait à peine 5 kilos lorsqu’elle a été prise en charge par l’équipe de Medair, sur place. Elle ne parvenait plus à manger ni à boire. Son état était si critique que l’équipe craignait pour sa survie.
Cette ONG d'inspiration chrétienne développe une mission d’urgence de grande ampleur en Somalie et Somaliland. Chaque jour, les équipes sillonnent les zones les plus pauvres et se rendent dans les camps de réfugiés avec une clinique mobile pour détecter et soigner les enfants sévèrement malnutris.
Chaque enfant est pesé et son tour de bras est mesuré pour constater la sévérité de sa malnutrition. L’enfant est vacciné si nécessaire puis sa mère reçoit une pâte nutritive prête à l’emploi pour soigner elle-même son enfant pendant une semaine. Elle reçoit aussi des conseils sur l’alimentation quotidienne, l’hygiène et la prévention des maladies.
Chaque enfant fait ensuite l’objet d’un bilan de santé hebdomadaire. Si un enfant souffre de complications, il est immédiatement admis dans un centre de soins. En effet, le risque de décès est particulièrement élevé chez un enfant souffrant de malnutrition sévère.
Lorsqu’un enfant est pris en charge suffisamment tôt, il se rétablit rapidement.
Suad, la fillette de deux ans et demi a été hospitalisée et alimentée petit à petit par un tube.
En quelques semaines, le miracle a eu lieu.
Suad a repris du poids et de la vigueur. Elle était sauvée. Mais des milliers d’autres enfants doivent aussi être pris en charge rapidement.
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medair.org
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