12 janvier : Un tremblement de terre frappe Haïti. Des milliers de personnes sont tuées, les habitations détruites, les paysages défigurés. Tout est dévasté.
13 janvier : On commence à s’interroger. Pourquoi est-ce arrivé ? Où était Dieu ? Comment a-t-il pu laisser un tel drame se produire ?
Nous nous sentons perdus, impuissants, acculés, et nous nous posons, encore et encore, face à une épouvantable tragédie humaine de plus – provoquée par la nature elle-même – cette sempiternelle question : POURQUOI ?
Notre réponse dépendra probablement de notre foi et de notre relation avec Dieu au moment présent. Elle tiendra compte également des épreuves rencontrées tout au long de notre vie.
LE DROIT DE DEMANDER
C’est une question que nous avons le droit de poser, quel que soit notre niveau d’implication dans le christianisme. Et c'est une question que l'on doit se poser.
Mais
nous n’aurons pas la réponse tout de suite, et nous ne l’aurons jamais, de toute notre existence ici-bas.
Pour répondre à cette question, et pour être enfin en paix sur ce point,
il faut pouvoir comprendre ce qu’est la foi elle-même.
Mais avant tout, il serait intéressant de se pencher sur ces questions que personne ne veut poser :
Pourquoi les haïtiens sont-ils si pauvres ? Pourquoi, lorsqu’une catastrophe se produit dans un pays pauvre, les conséquences sont-elles souvent bien plus terribles ?
A QUI LA FAUTE ?
Et si nous reprochons à Dieu de laisser faire, d’autoriser tous ces drames,
pourquoi ne le louons-nous pas aussi pour toute cette compassion qui se manifeste, pour tous ces efforts qui s’unissent vers un même but, pour toutes ces réponses concrètes au choc causé par le séisme ?
Pourquoi ne le remercions-nous pas pour ces élans de générosité, pour l’assistance apportée par toutes les églises, les vies sauvées, l’espoir et l’amour qui demeurent, malgré tout ?
“Me condamneras-tu afin de te justifier ?" demande Dieu à Job. (Job 40 :8)
Passer du temps à chercher des justifications ; implorer la compassion de Dieu pour ce pays qui lutte pour subsister, vivant un désastre au ralenti qui n’émeut le reste du monde que lorsque la télévision en rapporte des images bouleversantes, suffit-il ?
Dieu sait ce qu'il fait.
Alors peut-être que la question à poser devrait être :
Et nous, que faisons-nous ?
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