Sauver les veuves délaissées, une tâche apparemment impossible, mais rendue possible par la Puissance de Dieu !
Soula I., veuve elle aussi, nous raconte comment elle a réussi à mettre en place son Projet Dorcas.
Avec Dieu, rien n'est impossible.
"Depuis que le Seigneur a repris avec lui mon cher époux, je me sens très concernée par les besoins des veuves en général, et surtout par les veuves d’Afrique.
Après la mort de leur mari, elles se retrouvent sans ressource matérielle et sans support moral.
Pire encore, souvent leur belle-famille leur enlève leurs enfants et les accuse en plus d’être responsable de la mort de leur époux.
Parfois ces mères abandonnent la lutte à cause de la pression terrible qu’exerce leur entourage.
Lorsque je me suis renseignée auprès des églises pour savoir si elles avaient un plan quelconque pour venir en aide à leurs veuves, la réponse était négative.
Au début de l’année 2006, j’ai été invitée à parler aux femmes lors des conférences annuelles des femmes des églises de la SIM au Burkina Faso.
Elles avaient soif d’entendre la parole de Dieu. Le sujet de l’étude était le livre d’Esther. C’était tout nouveau pour les chrétiens Gourmachema, un grand groupe ethnique de l’est du Burkina Faso, d’avoir la Bible entière dans leur dialecte.
J’ai été consternée par le nombre de veuves présentes à chacune des ces conférences et ensuite j’ai été bouleversée par ce que j’entendais.
L’Esprit de Dieu me parlait mais la tâche à accomplir était bien au-delà de mes capacités. Qu’est-ce que je pouvais faire et d’où viendrait l’argent? L’idée de faire un seul don pour ces centaines de femmes me semblait une solution bien temporaire.
Cette parole revint à ma pensée :
« Ouvre ta bouche pour le muet, pour la cause de tous les délaissés. Ouvre ta bouche, juge avec justice et défends le malheureux et l'indigent. » Prov. 31:8-9.
Je savais pertinemment que c’était une tâche impossible pour un être humain, mais le Seigneur me poussait à le faire avec lui.
J’ai donné le nom à ce projet avant même qu’il n’existe :
« Le Projet Dorcas pour les veuves ».
Suite à cela, je suis retournée au Canada puis, en Grèce là où je suis née. J’ai partagé mon fardeau avec mes amies, particulièrement pendant les conférences pour les femmes.
Elles étaient très enthousiastes et désiraient s’engager. Elles se sont jointes à moi pour marcher par la foi et
Dieu a accompli des merveilleux miracles pour des centaines de veuves et d’orphelins.
Nous avons commencé à envoyer des fonds au Burkina Faso. Ils s’en sont servi pour débuter le projet de poterie, puis le projet de jardins, ensuite le projet d’élevage de bétail et après l’élevage des chèvres puis enfin, les banques de céréales.
Le Seigneur a mis sur ma route des collègues avec les connaissances nécessaires pour gérer et administrer les fonds et pour enseigner aux veuves comment investir les fonds de manière à générer des profits avant même de commencer leur projet.
Chaque année, j’ai la joie immense de visiter les veuves et d’entendre leurs histoires émouvantes.
Une veuve m’a dit :
« J’ai pu acheter une femme pour mon fils ».
Elle voulait dire qu’elle avait pu donner à son fils la somme nécessaire pour payer la dot, c’est encore la coutume en Afrique.
Puis nous avons commencé le même projet au Niger et par la foi, nous espérons le débuter aussi au Bénin ; j’ai aussi des amis au Tchad qui me demandent d’aider leurs veuves.
Je me sens motivée, mise au défi.
Tout cela me dépasse mais Dieu a promis de pourvoir pour les veuves et les orphelins et je le crois.
Mon Dieu est fidèle et c’est en Lui que je me confie."
A.B.Simpson a écrit:
'' Dieu ne veut pas de grands hommes et de grandes femmes. Il veut des hommes et des femmes qui osent prouver la grandeur de leur Dieu. »
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