Les tentes ont-elles disparu ? Les enfants sont-ils retournés à l’école ?
Il y a 6 mois, la terre tremblait en Haïti, laissant ce pays déjà très faible dans une immense détresse.
Sur place, les aides humanitaires se sont rapidement mobilisées afin d’aider les survivants à se nourrir et à s’abriter provisoirement.
Petit aperçu de ce qui se passe aujourd’hui dans ce pays en pleine reconstruction.
SE LOGER RESTE UN GRAND SOUCI
Peu de progrès ont été réalisés en matière de reconstruction en Haïti depuis le tremblement de terre. Selon un rapport du Sénat américain, l'absence de leadership, les mésententes entre les donateurs et la désorganisation générale en seraient les principales causes.
De plus, quelques propriétaires ne souhaitent pas mettre leurs terrains à disposition, alors qu'en certains camps, les tentes ne sont pas imperméables.
Le gouvernement a donc pris des décrets permettant de
réquisitionner provisoirement des terrains privés pour reloger la population.
A l’extérieur de Port-au-Prince,
de grands camps sont construits avec des tentes capables de résister aux fortes pluies et au vent, et les populations expriment le souhait d’aller dans ces camps pour pouvoir bénéficier de cette aide…
Mais les emplois se créent plutôt à Pétionville, alors que les gens aimeraient rester à proximité de leur ancien logement.
Or, le plan de reconstruction de Port-au-Prince ne prévoit pas que les gens retournent dans les ravines où ils avaient autrefois leur maison.
Le projet prévoit en effet, la reconstruction des habitations autour de pôles urbains : Gressier, Leogan, avec la construction de marchés, de commerces et de petites industries.
EDUCATION : LA SUPER PRIORITE DU GOUVERNEMENT
Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que tous les petits écoliers des zones sinistrées reprennent le chemin de l'école, cartable sur le dos, à la rentrée prochaine.
Dans un pays où,
avant le séisme déjà, la moitié des enfants en âge scolaire n'allait pas à l'école,
il est urgent de favoriser une éducation de qualité. C'est là une priorité pour le gouvernement haïtien.
Il faut changer la politique dans ce domaine : il faut mettre sur pied une école publique, gratuite, avec des enseignants qualifiés.
Remettre en route des programmes nationaux, inspecter les écoles pour garantir le niveau serait aussi l’idéal.
L'importance de l’école, pour sortir de la pauvreté, n'est plus à démontrer.
Et ici, l’école permet aussi de manger et d’être en sécurité.
L'INSECURITE REGNE TOUJOURS
Avant le séisme, la police haïtienne était l’institution qui avait fait le plus de progrès, dans son organisation et son fonctionnement. Le taux de satisfaction était en forte croissance.
Mais, les portes du pénitencier national ont été ouvertes le jour du séisme, et
des dizaines de chefs de gangs sont encore en cavale et font régner la terreur.
Le nombre de kidnapping qui avait chuté est reparti à la hausse, ainsi que les crimes.
Le travail reste donc immense dans tous les domaines.
N’oublions pas nos frères et sœurs en Haïti, persévérons dans nos prières et notre soutien à leurs égards.
(Sources : le Figaro - Cyberpresse.ca – S.E.L.)
Poster un commentaire
Top Chrétien vous propose de vous identifier avec votre compte Facebook pour, par exemple, poster un commentaire.
Un simple clic sur le bouton Connect et le tour est joué...
En savoir plus ?
Vos commentaires (5)