La famine n’est pas une fatalité !
S.E.L.  |  3 commentaires  |  Lu 1088 fois
       
 

A force d’entendre parler de la faim dans le monde, on peut en arriver à croire que le problème est insoluble.

Henri G., ingénieur agronome vivant au Burkina Faso et partenaire du S.E.L. pour des projets agricoles, préfère tenir un autre discours.

L’intérêt de son propos, c’est qu’il le met en pratique dans quelques villages… et que ça marche !

Laissons-lui la parole.


Les famines en Europe ne sont pas si anciennes

Les difficultés du Burkina Faso, ce sont celles qu' a connues l'Europe pendant des siècles et des siècles.
Les dernières famines en Europe datent du milieu du 19ème siècle. Cela ne remonte pas à si loin que cela.

Et ces famines ont bel et bien été éradiquées !


Mais d'où vient le problème, alors ?

Le problème principal est le suivant : les paysans burkinabés de la région pratiquent une agriculture inadaptée à la croissance de la population.

Le Burkina Faso a une révolution à faire dans le domaine agricole, révolution qui a été faite en Europe sur plusieurs siècles.
Et changer de techniques agricoles implique un changement de mentalité et cela prend du temps.


La technique traditionnelle

Elle consiste à défricher la forêt (en brûlant), ce qui permet d’obtenir des sols dont les rendements sont très bons… mais pour deux ou trois ans seulement.

Ensuite l’humus se dégrade et il faut passer à une autre terre.

Tant que la population est peu nombreuse, cela ne pose pas de problème, car au bout de quelques dizaines d’années, la terre se régénère et on peut y revenir. Mais quand la population croît vite, les gens reviennent plus rapidement sur les mêmes terres…


Zaï et jachère

Depuis 15-20 ans, j’ai mis en œuvre des techniques agricoles simples pour retenir l’eau, préserver la qualité du sol (arrêter le brûlis, pratiquer une rotation culturale, la jachère pâturée, le Zaï : technique qui consiste à semer dans un creux de terre empli de fumier afin de retenir l'eau…) en utilisant le minimum d’intrants (pas d’engrais ou de pesticides).

Le résultat est là : par des moyens techniques relativement simples, les rendements sont multipliés par 2 ou 3, voire 5 !


Est-ce si simple ? Oui et non…

Tous les problèmes liés à l’agriculture dans les pays en développement ne se résoudront pas de la sorte : on ne saurait faire l’impasse sur les aspects politiques ou sur l’organisation du commerce international par exemple.

Mais l’exemple d’Henri Girard montre qu’il est faux de penser que nous ne pouvons rien faire et que rien ne change.


Dans certaines situations, de bons projets de développement bien menés font une différence considérable dans la vie de ceux qui en bénéficient et qui se les approprient.


 

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Vos commentaires (3)

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Posté le 25 Juillet 2010 21:43:42 à 21h43
Merci Henri pour ce que tu fais. Nous sommes une jeune association d'appui au développement qui pensons la même chose que toi et nous souhaitons collaborer avec SEL Belgique. Notre association est au burkina faso et se dénomme Assistance à l'Enfant Démuni et Entraide Ouvrière (AEDEO/faso) www.aedeo.afrikblog.com Nous avons des projet que nous comptons réaliser pour porter notre pierre à l'édifice aedeo.ymail.com Burkina faso 78 28 69 28
 
Posté le 21 Juillet 2010 14:04:29 à 14h04
Pourvu que ces techniques se pratiquent de plus en plus, que des autochtones apprennent à faire le même travail. Prions que les chrétiens occidentaux comprennent et soutiennent le travail réalisé par le SEL et ses partenaires au Burkina Faso. Daniel.
 
Posté le 21 Juillet 2010 12:19:39 à 12h19
Super, Il est toujours meilleur d'apprendre aux autres à pêcher sue de leur donner le poisson tout prêt à être cuisiné ! Même chez soi nous enseignons à nos enfants à^devenir indépendant non pas de nous, mais de savoir et pouvoir se débrouiller seuls face aux difficultés diverses qu'ils pourraient rencontrer. C'est aussi là l'école de l'Amour, car ils ne nous appartiennent pas mais sont au Seigneur qui nous montre pas à pas le chemin qu'Il veut que nous suivions. Béni soit son Saint nom.