Grandir sur les ordures, une sale fatalité ?
Marianne D.  |  6 commentaires  |  Lu 1290 fois
       
 
En tant que chrétiens, nous devons savoir que des milliers d’enfants passent leurs journées sur des tas d’ordures, où grouillent rats et maladies.

La plupart de ces enfants sera contaminée par des bactéries qui provoquent des maladies graves.  Pourquoi ? Pour faire survivre la famille.

Selon l'exemple du Seigneur, intéressons-nous aux plus petits, aux plus démunis, aux plus "sales"...  et réfléchissons à ce problème.



L'INDE ET L'EGYPTE


Chaque année en Inde, 6 millions de tonnes de déchets sont entassés, et 90 % de ces déchets ne sont pas contrôlés à l'entrée du pays où ils sont recyclés illégalement.

L'Inde recueille les métaux usagers du monde entier, dont certains contiennent du Cobalt 60, qui contient des éléments radioactifs.

Et les lois sur l'élimination des déchets radioactifs sont peu appliquées en Inde, mais en avril dernier, le ministère indien de la Marine a demandé aux autorités de douze ports d'installer des détecteurs de matériaux radioactifs.

En plus de combler les besoins en métaux du pays, l'importation de métaux usagers emploie des milliers de personnes, qui après avoir acheté des conteneurs, revendent ensuite les métaux aux fonderies.

L’inde est devenue la « poubelle du monde ».


En Egypte, 350 000 personnes
, coptes pour la plupart, vivent du ramassage et du tri des ordures. Parmi eux, on compte 180 000 enfants.

Les chiffonniers, grands et petits, trient des monceaux d’ordures, mettant de côté les détritus alimentaires et les donnant à manger à des cochons noirs qu’ils vendent, une fois engraissés, à des charcutiers coptes.

Les enfants jouent sur ces tas d’ordures putréfiés où grouillent les rats et les microbes.
Il n’est pas rare, en parcourant le bidonville, de voir des cadavres de chiens, de chats et de rats pourrissant au soleil.


DES CONSEQUENCES DRAMATIQUES


Ces montagnes de détritus, où travaillent ces gens à mains nues et sans masques, sont sources de maladies graves.

De plus, les eaux des rivières et les sols sont petit à petit eux aussi contaminés.

Par quoi ? Par tout cela :

Les dioxines : libérées par la combustion des déchets chlorés (industries et ordures ménagères), elles sont également issues des effluents des usines de pâte à papier. Elles ont un effet cancérigène sur les animaux et l'homme. Elles provoquent une grave maladie de la peau, des malformations à la naissance.

Le mercure : Il contamine les sols, les cours d'eau et remonte la chaîne alimentaire. Il attaque le système nerveux et provoque des malformations du fœtus.

Le cadium : Contenu dans certaines piles ou batteries et accumulateurs, ses effets touchent les reins, le coeur, les os...

Le plomb : Contenu également dans les batteries, il est très pénétrant. Il s'infiltre dans les aliments et donne des douleurs gastriques, des maux de tête, parfois entraîne le coma ou la mort. Il agit sur le système nerveux dont le cerveau et peut affecter le développement mental des nourrissons.

L’espérance de vie de ces travailleurs ne dépasse pas 50 ans.

Sans parler des souffrances endurées tout au long de leur vie à cause des maladies qu’ils auront contractées.


DES IDEES ONT DEJA GERME, IL FAUT CONTINUER !


En Egypte, il y a quelques années, sœur Emmanuelle a donné naissance aux Usines à Compost, lesquelles ont permis de transformer certains détritus en un engrais efficace, tout en apportant un emploi sécurisé aux travailleurs.

En Inde, Anita et Shalabh Ahuja ont créé « Conserve India » en 1998 : cette entreprise fabrique des sacs, des tongs et des colliers à partir de plastiques usagés.
On les trouve dans des boutiques dites de commerce équitable, à Paris, Londres, ou encore Amsterdam.  Malheureusement, les prix restent élevés.
En France, l’association Artisanat Sel, fondée sur des valeurs chrétiennes, propose, entre autres, des objets réalisés à partir de produits recyclés, comme ce sac fabriqué à partir de pneus provenant d’Inde, justement.

Des efforts pour traiter, réutiliser les déchets sont réalisés aussi au niveau national comme en Egypte où des sociétés privées travaillent en collaboration avec l’Etat pour ramasser et traiter les ordures. Cependant, la situation y  reste inquiétante : on estime que 6 000 tonnes (sur les 25 000 produites chaque jour au Caire) restent non collectées et s’entassent dans les rues.


TROUVER DES SOLUTIONS, C'EST BIEN, MAIS…


… Il ne faut pas oublier que cette activité indigne permet à des familles entières de survivre, et la mise en place d’un système de recyclage « propre » qui ne les intègrerait pas, serait terrible pour eux !


Le problème serait-il insoluble ? Nous concerne-t-il particulièrement, nous les chrétiens ?

« Qu'on détache les chaînes injustes, qu'on délie les nœuds du joug, qu'on renvoie libres les opprimés et que vous brisiez toute sorte de joug »
(Esaie 58.6)
 
 

 




(Sources : Droitenfant.com – rue89 – collège.ac.rouen – lepost – aujourdhuilinde)


 

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Vos commentaires (6)

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Posté le 30 Septembre 2010 à 21h12
Seigneur prend pitié de tous ses jeunes qui des le berceau connaissent déjà la douleur et la souffrance de naitre dans ce monde ou les plus fort primes sur les plus faibles. et sur ses femmes qui regarde leurs progéniture peiné jour et nuit se demandant ce quelle peuvent bien y faire. Seigneur que ton règne vienne amen
 
Posté le 13 Septembre 2010 à 05h27
D'abord, priez Dieu. Puis Insistez et persistez dans la dénonciation de la négligence et l’irresponsabilité dirigeante.
 
Posté le 10 Septembre 2010 à 17h00
C'est certe écoeurant, mais en quoi suis-je impliqué pour que ça cesse ?
 
  Réponse de GinaFloyd (France)
Posté le 19 Septembre 2010 à 16h41
On ne peut pas toujours aider, mais on peut connaitre, c'est un bon début.
 
  Réponse de Eveline (France)
Posté le 11 Septembre 2010 à 11h45
Nous pouvons nous impliquer à notre petite échelle. Par exemple en achetant nos cadeaux, jouets, café, thé, etc...à l'Association Artisanat SEL. Il y a de très jolis cadeaux et produits divers, de très bonne qualité (plutôt que d'aller enrichir les multinationales) Ils ont un catalogue intéressant et des prix très correctes. Ainsi nous aidons les personnes qui les fabriquent dans les pays dits "sous-développés" et nous participons à la survie de familles entières. Pour ma part je prends un réel plaisir à offrir un cadeau "fait main", en prenant soin d'y joindre le pays d'origine et sa méthode de fabrication. Même si tout cela n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan, c'est une goutte d'amour qui va vers quelqu'un.
 
Posté le 10 Septembre 2010 à 15h44
C'est écoeurant