… certains ne connaissent que celui du travail !
L’absence d’éducation nuit au développement physique, social et spirituel de l’enfant.
Ils seraient pourtant :
- 72 millions dans le monde à travailler et ne pas connaitre les bancs de l’école
- 150 millions à travailler dur tout en allant, plus ou moins, à l'école.
Que font les enfants déscolarisés ?
De tout. Ils travaillent dans les champs, sur la mer ou les rivières, dans les ateliers de petites entreprises dans lesquels ils exercent toutes sortes d’artisanat en tant que tisserand, tôlier, menuisier…
Ils travaillent souvent dans des conditions déplorables voire dangereuses comme dans les mines, le bâtiment où les tâches qu’on leur demande d’exécuter ne sont pas adaptées à leurs physiques frêles. Beaucoup de fillettes, quant à elles, sont employées comme domestiques et ce parfois dès l’âge de 5 ans.
Nombre d’enfants errent dans la rue, mendiant ou espérant vendre quelques boîtes d’allumettes ou cirer quelques paires de chaussures. Ils sont alors une proie facile pour les adultes mal intentionnés qui les enlèvent pour en faire des enfants-soldats ou les contraindre à la prostitution.
Pourquoi travaillent-ils ?
Les raisons sont multiples :
- Parce que leurs familles sont pauvres et n’ont pas les moyens de les envoyer à l’école à cause du coût de l’uniforme, des fournitures, du transport.
- Parce que leur participation aux tâches est essentielle à la survie de leur foyer.
- Parce qu’ils sont une main d’œuvre peu chère, facile à exploiter par des chefs d’entreprises peu scrupuleux : Ils travaillent parfois autant que les adultes et gagnent au moins deux fois moins.
- Enfin, parce qu’ils sont livrés à eux-mêmes dans un pays parfois en crise, en guerre et parce que personne ne s’occupe d’eux.
Que faire ?
Il ne s'agit pas de s'opposer radicalement au travail des enfants : en effet, celui-ci peut être réalisé dans un contexte familial, à la condition bien sûr que cela ne les empêche pas d’aller à l’école ni ne nuise au développement de l’enfant et de sa santé.
Dans une situation de pauvreté, la participation des enfants à la subsistance de la famille peut se concevoir, voire être un élément responsabilisant et structurant favorablement leur personnalité.
C'est l'exploitation des enfants au détriment de leur éducation qui doit être radicalement refusée et dénoncée.
De nombreux organisations (et parmi elles, beaucoup d'organisations chrétiennes), de par le monde, travaillent à cette mission, sur le terrain ou auprès des gouvernements ici et là-bas...
Et les chiffres reculent !
L’accès à l’éducation, notamment pour les filles, doit rester une priorité car c'est un moyen de lutte efficace contre le travail des enfants.
Pour cela, il est important :
- d'encadrer les familles et de les encourager dans la création de leurs propres activités rémunératrices afin de ne plus avoir recours au travail de leurs enfants pour survivre.
- de sensibiliser les acteurs politiques et sociaux. L’article 32 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant affirme que « Les Etats parties reconnaissent le droit de l'enfant d'être protégé contre l'exploitation économique et de n'être astreint à aucun travail.»
Mais, le travail des enfants perdure pourtant, parfois même dans les pays où il a été déclaré illégal.
- de veiller à déceler et dénoncer les abus, même les plus difficilement décelables.
Agir pour l'éducation des enfants est important pour limiter leur exploitation mais bien plus, c'est "salutaire" : sans l'apprentissage de la lecture, par exemple, comment accéderont-ils à toute la richesse du message biblique pour eux ?
Source : Unicef, Courrier International
Poster un commentaire
Top Chrétien vous propose de vous identifier avec votre compte Facebook pour, par exemple, poster un commentaire.
Un simple clic sur le bouton Connect et le tour est joué...
En savoir plus ?
Vos commentaires (2)