Les maladies liées au manque d'eau potable ou à l’insalubrité de l’eau tuent encore trop de personnes chaque jour : 22 000 personnes (dont 4500 enfants), soit 15 chaque minute. L'eau insalubre est la première cause de mortalité dans le monde.
Sources : Monde diplomatique, FAO, Nations Unies, World Resources Institute (WRI), SEL France
Un accès à l'eau potable inégal
Sur la planète, environ 1,4 milliard de personnes sont privées d’eau potable, alors que d’autres la gaspillent, et 2,6 milliards de personnes, dont 980 millions d'enfants, n'ont pas accès aux conditions minimales d'hygiène, notamment en termes d'assainissement.
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Pourtant, la ressource est abondante...
40 000 kilomètres cubes d'eau douce sont disponibles sur la planète pour une consommation actuelle de 30 000 kilomètres cubes par an, mais les réserves sont réparties inégalement : 9 pays se partagent 60% des réserves mondiales d'eau douce (Brésil, Russie, Canada, Chine, Indonésie, Etats-Unis, Inde, Colombie, Pérou) et l'Asie (60% de la population mondiale) ne dispose que de 30% des ressources en eau douce.
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Horizon 2015
D'après les experts, 2,1 milliards de personnes n'auront toujours pas accès aux conditions minimales d'hygiène en 2015. C'est pourtant à cette date que, selon les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) décrétés en 2000, on devait parvenir à réduire de moitié la proportion des personnes n'ayant pas accès aux services d'assainissement de base.
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L'eau insalubre provoque des maladies
L'eau sale est un milieu propice à la prolifération de toutes sortes de bactéries pathogènes et de parasites. L'eau devient alors vecteur de maladies banales comme la diarrhée, qui peut être mortelle, ou comme le choléra, la typhoïde ou les hépatites.
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Les conséquences du réchauffement climatique
On estime que d'ici 2030, le risque de diarrhée augmentera de 10% dans certains pays en raison du réchauffement du climat, qui pourrait changer le taux de reproduction, la survie et la virulence de nombreux pathogènes.
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L'eau tue, mais il est tout à fait possible d'éviter cela
Aménager une source permet de réduire considérablement les maladies hydriques contractées par la population et notamment les enfants. Une association particulièrement compétente en aménagement des sources et animée par des chrétiens Congolais a pu agir localement grâce au financement provenant de donateurs.
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Si les pays développés s'y mettaient tous...
L'ONU estime que si les pays développés investissaient 0,04 dollar per capita par jour, il serait possible d'atteindre l'objectif des Nations unies du Millénaire de réduire de moitié le nombre de personnes dans les pays en développement n'ayant pas accès à de l'eau potable et à des toilettes, d'ici 2015.
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De plus en plus de personnes qui utilisent de plus en plus d'eau
Au cours des cent dernières années, la population a quadruplé, tandis que l’utilisation de l’eau a été multipliée par sept.
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Des latrines financées en 2005
Une simple amélioration de l'accès à de l'eau potable, à des sanitaires et le fait de se laver les mains avec du savon peut réduire de 25% le taux des maladies résultant du manque d'hygiène.
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L'eau est devenue une source de tensions...
...dans les bassins du Jourdain, du Nil, du Tigre et de l'Euphrate ou encore autour du Lac Victoria, en Afrique. En République démocratique du Congo, elle est devenue un enjeu de contrôle des populations déplacées en raison de la guerre civile.
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Quantité d'eau douce disponible par personne
Les quantités d'eau douce disponibles sur la planète sont passées d'une moyenne de 12 900 m3 par habitant et par an en 1970 à 6800 m3 en 2004. Au rythme actuel de la croissance démographique et de l'évolution de la consommation, la quantité disponible par tête ne serait alors que de 5000 m3 en 2025.
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Le manque d'eau douce rend vulnérable
La population vivant sous le seuil de rareté absolue (soit 500 mètres cube par habitant et par an) approcherait 1,8 milliard, alors que l'on estime qu'une personne est vulnérable dès qu'elle dispose de moins de 2500 mètres cubes d'eau douce par personne et par an…
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Construction de deux puits au Togo
L'arrivée de l'eau potable permet de ne plus boire l'eau souillée et chargée de déchets du fleuve Zio, d'éradiquer les maladies hydriques (notamment chez les enfants) et d'éviter aux femmes de parcourir de longues distances et perdre ainsi un temps précieux pour d'autres activités génératrices de revenus, par exemple.
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Les obstacles au progrès
M. Ban Ki-moon, le Secrétaire d'Etat aux Nations Unies, cite parmi les « facteurs qui font obstacle au progrès : [...] la pauvreté rampante, l'insuffisance d'investissements et surtout, le manque de volonté politique ».
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Répartition de la consommation d'eau douce sur la planète
L'agriculture occasionne environ 70 % de toute la consommation d'eau douce sur la planète et cette consommation est essentiellement le fait de l'agriculture irriguée, l'industrie est responsable d'environ 20 % et la consommation domestique représente les 8 à 10% restants.
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Quand l'eau prend la fuite...
Non seulement l'eau douce est rare, mais seuls 55 % des prélèvements en eau sont réellement consommés. Les 45 % restants sont soit perdus par drainage, fuite et évaporation lors de l'irrigation, ou par fuite dans les réseaux de distribution d'eau potable. Il reste encore beaucoup à faire pour que chaque personne ait accès à toute l'eau douce disponible sur cette planète...
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