
Propos recueillis par Samuel Foucart.
Michel Gomez est âgé de quarante ans, il est marié et père de deux enfants. C’est à l’âge de 20 ans qu’il a rencontré Jésus. Aujourd’hui il est membre d’une église évangélique à Marseille et c’est au travers du chant qu’il annonce le message de l’Evangile. D’origine espagnole, c’est en Corse qu’il est né, pas étonnant qu’il ait du tempérament !

Michel Gomez et sa femme.
Samuel Foucart : « Michel Gomez, vous chantez pour Jésus-Christ. Comment ressentez-vous le fait de rester anonyme et de chanter pour un public restreint, alors que vous auriez pu envisager une carrière dans le show-biz ? »
Michel Gomez : « Le soir où Jésus-Christ a touché mon cœur, je jouais comme à mon habitude dans un piano-bar et je devais monter le lendemain sur Paris afin de signer un contrat avec une famille très connue dans le show-biz (la famille DETOME dont le père avait écrit « Papa chanteur », le tube de Jean-Luc Lahaie »). Un tube en espagnol était programmé pour moi, cinq télévisions étaient déjà retenues. Mais ma rencontre avec le Sauveur du monde m’a amené à faire un choix qui ne me laisse aucun regret ni aucune frustration. »
Samuel Foucart : « N’est-il pas devenu ringard de chanter pour Jésus ? »
Michel Gomez : « Puisque vous parlez de ringardise, je pense, pour bien le connaître, qu’il n’y a pas plus ringard que notre monde sans Dieu. Je ne parle pas là des progrès techniques ou scientifiques, mais du petit monde dans lequel j’ai évolué qui cache mal ses incertitudes, ses misères, ses scandales et ses incapacités à régler ses propres problèmes. Le sage prédicateur (NDLR : Salomon, plus connu sous le nom de l’Ecclésiaste) a écrit : « S’il est une chose dont on dise : Vois ceci est nouveau ! Cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. » Il n’y a rien de nouveau sous le soleil, n’est-ce pas ? Vivre pour Jésus, chanter pour lui, c’est vraiment original, c’est se démarquer des autres qui vivent pour le péché, l’adultère, qui chantent leurs échecs, leurs désirs malsains ou leurs doutes. »
Samuel Foucart : « Votre parcours dans les clubs, les boîtes de nuit et les pianos-bars ne vous a donc pas convenu ? »
Michel Gomez : « Ces endroits de nuit, repères de tous ceux et de toutes celles qui ont peur de la lumière, apportent une certaine « joie », une forme indéniable de plaisir, mais aussi et surtout un goût amer. Si la joie n’est pas suivie de paix c’est terrible ; eh bien, c’était mon cas ! Ma vie dans ce milieu, dans laquelle j’avais entraîné ma femme, nous laissait avec une immense détresse morale qu’aucun succès à la mode n’aurait jamais pu évacuer. Mon épouse a composé un chant pour moi afin que je l’interprète : « Un monde meilleur ». Elle l’avait écrit après avoir crié à Dieu sa souffrance et sa misère. Et là, au milieu de ma nuit, dans mon piano-bar, au milieu d’autres paumés comme moi, j’ai interprété ce chant qui a bouleversé ma vie. C’est étrange comme expérience, mais cette nuit là, Jésus m’a invité à le suivre, ce que je fais depuis. »
« J'ai pu témoigner à Salvator Adamo, Zinédine Zidane et sa famille... »
Samuel Foucart : « A qui s’adresse le message qui émane de vos chants ? »
Michel Gomez : « J’ai le privilège d’avoir un large éventail dans mon répertoire et mon public est aussi bien issu des églises que du monde extérieur. »
Samuel Foucart : « Faites-vous des tournées ? »
Michel Gomez : « Oui, depuis quelques années déjà (quinze ans d’ailleurs ; comme le temps passe vite !). Je visite la France d’est en ouest et du nord au sud. »
Samuel Foucart : « Combien de CD avez-vous réalisé ? »
Michel Gomez : « J’en suis à mon dixième album. J’enregistre dans un studio professionnel à Paris, là où plusieurs personnalités du show-biz viennent enregistrer ; j’ai un arrangeur musical qui d’ailleurs était déjà avec moi dans mes folies nocturnes d’il y a vingt ans, et qui, lui aussi, a rencontré Jésus personnellement. C’est un pro, il a travaillé avec Hélène SEGARA et pour les deux comédies musicales « Roméo et Juliette » et « Autant en emporte le vent » et pour de nombreux artistes... »
Samuel Foucart : « Avez-vous eu contact avec des personnalités du Show Bizz et avez-vous pu leur apporter le message de l’Évangile via vos compositions ? »
Michel Gomez : « J'ai pu témoigner à Salvator Adamo, dans un autre registre Zinédine Zidane et sa famille ainsi que plusieurs autres joueurs de l’équipe de France de football (de la grande époque, sourire nostalgique), Sébastien El Chato (le père dans Roméo et Juliette). D’autres encore… Priez pour ces personnes qui ont tellement besoin de la grâce de Dieu ! »
« Je suis très ouvert et je refuse tout particularisme ! »
Samuel Foucart : « Vous définissez-vous davantage comme un artiste chrétien ou comme un chrétien qui met son art au service d’une cause éternelle ? »
Michel Gomez : « Je suis d’abord, avant tout et par dessus tout un chrétien, puis un auteur compositeur cherchant à faire connaître au plus grand nombre celui qui a changé ma vie en bien, béni mon couple et qui a donné un sens à ma vie. »
Samuel Foucart : « Avec qui travaillez-vous ? Êtes-vous interdénominationnel ? »
Michel Gomez : « Je suis très souvent invité dans le cadre des Assemblées de Dieu, puisque j’en suis issu ; mais je suis très ouvert et refuse tout particularisme en la matière. Je suis tout à fait prêt à travailler avec les protestants, baptistes…etc. »
Samuel Foucart : « Votre épouse semble tenir une grande place dans votre vie. Quelle part à-t-elle dans votre travail ? »
Michel Gomez : « Pratiquement, c’est elle qui compose tous mes chants. Elle m’est indispensable pour cette raison, mais aussi et surtout pour son amour et sa patience. »
Samuel Foucart : « Quelle est votre actualité ? Tournées, studio, sortie d’un album ? »
Michel Gomez : « Plusieurs tournées sont en prévision pour 2005. Mon dernier album est sur le marché. »
Samuel Foucart : « J’ai entendu parler d’un duo chanté en espagnol. Pouvez-vous nous en toucher un mot ? »
Michel Gomez : « C’est un duo extrait d’un album de treize titres entièrement en espagnol (mes origines me rattrapent). J’ai très à cœur de voir mon peuple d’origine (l’Espagne) et au-delà, l’Amérique latine, touché par le message puissant de Jésus-Christ ! »
Samuel Foucart : « Comment vivez vous financièrement ? »
Michel Gomez : « Je vis principalement par la foi, personne ne m’a soutenu au départ. Aujourd’hui je vis de mon art par la grâce de Dieu. J’ai récemment fait part à mon pasteur du souhait de m’engager davantage encore pour l’Évangile. Pour cela il faut mettre sur pied un soutien financier qui me permettra de travailler davantage à ma mission. Il suffit de trois Euros par personne et par mois pour nous permettre de démultiplier notre service pour Christ et passer à la dimension supérieure. »
Site Officiel de Michel Gomez : http://www.megaphone.ch/gospelvarietes/frame.htm