La hache perdue
Par Jean-Claude Guillaume  |  2 commentaires  |  Lu 5509 fois
       
 

"Et comme l'un d'eux abattait une poutre, le fer tomba dans l'eau. Il s'écria : Ah ! mon seigneur, il était emprunté !" (2 Rois 6.5)

Il existait du temps d'Élisée des groupes de jeunes gens qui s'assemblaient dans des sortes d'écoles bibliques. Ces groupes furent sans doute créés sur l'initiative du prophète Samuel. Le récit de l'enlèvement d'Élie dans un tourbillon (2 Rois 2.1-18) mentionne deux de ces groupes : Celui de Béthel, et celui de Jéricho. Dans 2 Rois 6.1-7, il est question d'un tel groupe, probablement de celui de Jéricho, proche du Jourdain, fleuve dont les rives étaient riches en bois de haute et de basse futaie.

Il s'agit ici d'un problème de croissance. Il faut agrandir la maison, devenue trop petite, et donc abattre des arbres. Les jeunes montrent de l'initiative, mais il arrive à l'un d'entre eux une mésaventure classique. C'est souvent lorsqu'on emprunte quelque chose qu'on a des problèmes ! En l'occurrence une hache, dont le fer rebelle se déguise en sous-marin !

Mais ils ont eu la sagesse de se faire accompagner par Élisée, leur maître. Son intervention, au moyen d'un morceau de bois, jeté à l'endroit de la chute, fera surnager le fer perdu dans l'eau boueuse du Jourdain.

Ne sommes-nous pas, nous aussi, les bâtisseurs d'une maison spirituelle ? :

"… et vous-mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, afin d'offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus-Christ." (1 Pi. 2.5)

Mais pour cette tâche, nous avons besoin de la présence assurée de notre Maître, car lui seul, par le bois de sa croix jetée sur l'eau fangeuse du monde, est capable d'en extraire les hommes perdus, futurs outils qui édifieront son royaume. Le miracle d'Élisée ne peut avoir qu'un semblant d'explication : un échange des densités respectives du bois et du fer ! C'est une image de ce qui a eu lieu à la croix :

"Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu." (1 Co. 5.21)

Notre péché et sa justice ont été échangées, comme notre pauvreté et sa richesse :

"Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis." (2 Co. 8.9)

Et de même que le prophète Élisée laissa le soin au disciple reconnaissant de récupérer lui-même la hache perdue, le Seigneur Jésus attend de nous que nous fassions notre part :

"Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création." (Marc 16.15-16)

 

Poster un commentaire

 
 

Vos commentaires (2)

Trier les commentaires : par date | par vote
Posté le 14 Décembre 2009 à 11h13
Un auteur chrétien révélait: "notre péché est grand,mais la grâce Dieu est plus grande" Un ami c'est BON d'en avoir à l'image de JESUS.
 
Posté le 2 Novembre 2009 à 18h10
Ce message est très important pour nous les chrétiens. Car il nous plonge dans la profondeur de la justification que nous avons obtenue par la foi au moyen du sacrifice de Jésus-Christ à la croix du calvaire.