La communion avec Dieu dépend de plusieurs facteurs. Jésus décrivait sa communion avec son père par les mots "demeurer dans son amour" :
"Comme le Père m'a aimé, je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, de même que j'ai gardé les commandements de mon Père, et que je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite." (Jn. 15.9-11)
La communion avec Dieu, ou demeurer dans son amour, passe par "si vous gardez mes commandements", c'est-à-dire une parfaite obéissance à sa Parole. Et l'obéissance n'est pas une affaire de sentiments, c'est une affaire de volonté.
Ce point acquis, notre vie de prière dépend aussi de notre discipline personnelle. Nous sommes libres de choisir nos occupations, nos distractions, nos pôles d'intérêts. Si nous voulons retrouver de la ferveur pour la prière, il est nécessaire de mettre en pratique l'exhortation de Paul en s'intéressant aux questions spirituelles :
"Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d'en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre." (Col. 3.1-2)
La ferveur dans la prière est une chose qu'il ne faut pas confondre avec le légalisme, du genre : Un chrétien doit prier une heure par jour, alors il faut que je le fasse. On peut vivre dans un esprit de prière, dans une étroite communion avec le Seigneur, sans pour autant être constamment prosterné, les mains jointes. C'est seulement dans cette authentique communion que l'on peut "entendre" Dieu nous parler, et non durant l'heure de prière "obligatoire" et légaliste, où le flot de paroles est à sens unique.
