1. Pourquoi parler de guérison intérieure ?
La formulation de l'intitulé sous-entend que :
S'il y a besoin de guérison, c'est qu'il y a eu blessure, maladie ou souffrance.
S'il y a guérison intérieure, c'est qu'il y a un être intérieur que la Bible appelle l'homme intérieur.
C'est qu'il y a remède par la foi en Jésus-Christ.
Il faut rappeler les textes cités dans le message précédent.
Eze 34.11 : Car ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Voici, j'aurai soin moi-même de mes brebis, et j'en ferai la revue.
Eze 34.16 : Je chercherai celle qui était perdue, je ramènerai celle qui était égarée, je panserai celle qui est blessée, et je fortifierai celle qui est malade. Mais je détruirai celles qui sont grasses et vigoureuses. Je veux les paître avec justice.
Ces promesses qui concernent en premier lieu Israël dispersé ont des applications pour chacun de nous.
2. Quelques domaines qui nécessitent une guérison.
2.1. Blessures.
Certains sont encore sous le coup de chocs, traumatismes, trahisons, abandons, déceptions…
Ils ont le « cœur brisé ».
2.2. Poids du passé.
Souvenirs angoissants, faits qui ont donné l'impression, aux yeux de l'intéressé et aux yeux des autres, qu'il était un certain personnage dont il n'arriverait jamais à se défaire.
2.3. Emprise de la peur et des peurs.
David en a parlé (Psa 34).
Nous dépensons beaucoup d'énergie à lutter contre elles.
2.4. Culpabilité.
Poids de remords, de regrets, de situations d'échec.
Difficulté à faire la différence entre véritables culpabilités et fausses culpabilités héritées de tabous culturels ou sociaux, mais qui sont puissants à cause d'une conscience faible.
Ceci développant un manque de confiance en soi chronique qui peut se manifester sous forme d'agressivité ou d'irascibilité.
Citons aussi la tendance fâcheuse qui consiste à toujours juger négativement les autres et à les critiquer.
2.5. Présent vécu non accepté.
Bien des personnes ne s'acceptent pas elles-mêmes ni leurs conditions ou circonstances de vie.
2.6. Esclavage du péché.
Luttes contre un péché encore invaincu, haï ou aimé en secret.
2.7. Luttes spirituelles.
C'est une réalité à laquelle le chrétien doit faire face.
Elles peuvent générer des angoisses ou des oppressions.
L'ignorance en la matière aggrave le problème.
2.8. Conflits non réglés.
Les zones de conflits sont variées.
Famille, couple, travail, église…
2.9. Le refus d'admettre la possibilité d'avoir de tels problèmes en aggrave l'acquitté.
Une fausse conception de la foi les augmente encore davantage.
Celui qui souffre développe une culpabilité par rapport au milieu social qu'est l'église.
Au nom de la foi, les souffrances peuvent être décuplées par le fait qu'un schéma réducteur dit que si l'on est chrétien, tout doit être réglé instantanément.
Il est vrai que certaines choses peuvent et doivent l'être instantanément.
Mais rien n'est magique.
Des exhortations peuvent devenir des attitudes vécues comme impitoyables, à cause d'un manque de compassion véritable et d'une réelle humilité de la part de ceux qui les donnent.
Il faut en finir avec le désir de toujours tout expliquer en croyant avoir toujours tout compris.
Il ne faut pas non plus se masquer la réalité.
Certaines réactions prouvent un besoin de soins divins (amertume permanente, apitoiement sur soi, rébellion, disputes permanentes admises comme normes dans les relations, convoitises secrètes, culpabilité, pensées de suicide, désir de fuir l'église, voire de rejeter Dieu, mais incapacité à le faire, car on sait très bien que c'est là le chemin, d'où aggravation du conflit).
Il est facile d'imaginer ce que seront les conséquences personnelles, conjugales, familiales et autres s'il n'y a pas de remède d'appliquer à temps.
Des chutes spirituelles, des divorces et d'autres drames peuvent intervenir.
Que de souffrances ajoutées aux souffrances !
La liberté se trouve dans la soumission aux lois spirituelles.
La suite du message va montrer ce que Dieu nous propose en Jésus-Christ.
Pour que ces promesses prennent effet, il faut que le chrétien se soumette complètement à ces principes.
Il n'y a pas de solution si l'on rejette la conversion, la repentance, la sanctification, la soumission à Dieu ou bien la consécration.
3. Comment sortir du cercle infernal et trouver la paix.
3.1. Le problème est posé.
Rom 7.24 : Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ? ...
(Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui m'entraîne à la mort ?)
3.2. La question manifeste l'existence d'une souffrance due à une prise de conscience de la réalité.
C'est celle de l'homme sans Dieu ni Christ dans sa vie.
Rom 7.19 : Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas.
Rom 7.21 : Je trouve donc cette loi pour moi qui veux faire le bien : le mal est présent à côté de moi.
Rom 7.23 : mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres.
Rom 7.24 : Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? (Bible à la Colombe).
Il ne faut pas que le verbe délivrer employé par Paul crée une ambiguïté.
Il ne faut pas en déduire que l'exorcisme sera toujours la réponse.
3.3. Dans le texte cité, Paul ne parle pas de l'emprise démoniaque, mais de celle de la chair.
Il n'y a pas un démon derrière chaque problème ou chaque esclavage.
L'expression « être lié » est parfois l'objet d'abus de langage.
Le combat se situe entre les désirs de la chair et ceux de l'esprit (Galates 5).
4. La réponse divine.
Rom 7.25 : Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur ! ... Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, tandis que, par ma chair, je suis esclave de la loi du péché.
Rom 8.1 : Il n'y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus, qui marchent non selon la chair mais selon l'Esprit. En effet, la loi de l'Esprit de vie en Christ-Jésus m'a libéré de la loi du péché et de la mort.
4.1. Voici les différents aspects de cette grâce spirituelle.
Sa condition.
Être en Jésus-Christ.
Cela sous-entend foi et conversion.
Repentance et abandon des péchés.
Acceptation de ce qui a été acquis à la croix.
Son absolu.
Plus aucune condamnation.
Il ne faut donc pas laisser subsister la possibilité de dire que certaines choses pourraient être si récalcitrantes que Dieu ne pourrait pas en triompher.
Cependant, il faut nuancer le propos en déclarant que certains points sont résolus dès l'instant de la foi.
D'autres seront du domaine de la croissance progressive dans le cadre de la sanctification.
4.2. La condamnation peut revêtir les formes suivantes.
Être condamné par Dieu.
Être condamné par sa propre conscience, avoir un cœur qui nous condamne.
Être condamné par Satan.
Être condamné par les autres.
Être toujours en train de condamner les autres.
Le plan de Dieu consiste à délivrer de toutes ces formes variées de condamnation.
4.3. Cette délivrance exige la foi et la soumission à l'Esprit afin de marcher selon ses principes.
Rom 8.5 : En effet, ceux qui vivent selon la chair ont les tendances de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'Esprit ont celles de l'Esprit.
Rom 8.9 : Pour vous, vous n'êtes plus sous l'emprise de la chair, mais sous celle de l'Esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.
5. Dimensions de la réponse divine.
5.1. La dimension du pardon reçu.
Dieu ne condamne plus ceux qui sont en Jésus-Christ, car celui-ci a pris sur lui leur condamnation à la croix.
Jean 8.11 : Elle répondit : Non, Seigneur. Et Jésus lui dit : Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus.
Il est important que chacun soit fondé sur le fait que le pardon est reçu par la foi si les conditions sont remplies
Actes 10.43 : Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.
1Jn 1.9 : Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité.
1Jn 2.2 : Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier.
1Jn 2.12 : Je vous écris, petits enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés à cause de son nom.
Précisons que toute la gamme des péchés est pardonnée pour ceux qui sont en Jésus-Christ.
Il n'est pas question de les replacer sous une malédiction quelconque concernant leurs ancêtres.
Se croire puis se savoir pardonné est fondamental pour trouver la paix et « se sentir » pardonné !
Avoir à juste titre un cœur qui ne nous condamne plus.
1Jn 3.20 : car si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses. Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l'assurance devant Dieu.
5.2. La dimension du pardon accordé.
Au lieu de toujours rejeter les responsabilités sur les autres, ceux qui sont en Jésus-Christ assument les leurs.
Ils cessent d'accabler toujours l'entourage des fautes qu'ils commettent.
Ils accordent aussi le pardon à leur prochain, sans tomber dans la faiblesse sentimentale qui consisterait à refuser de voir de réelles attitudes mauvaises autour d'eux.
Ils ne peuvent cependant pas aller jusqu'à affirmer aux autres qu'ils sont pardonnés sans se repentir.
Mais dans tous les cas, ils refusent de succomber à la rancune et au désir de vengeance.
5.3. La dimension par rapport à Satan.
Certaines accusations viennent de l'accusateur.
Elles peuvent être fondées là où le sang de Christ n'a pas pu exercer son pouvoir expiatoire.
Mais là où il est passé parce qu'il y a eu la foi, il n'est pas question de le laisser continuer d'accuser.
Zac 3.2 : L'Éternel dit à Satan : Que l'Eternel te réprime, Satan ! Que l'Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! N'est-ce pas là un tison arraché du feu ? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l'ange. L'ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui : Otez-lui les vêtements sales ! Puis il dit à Josué : Vois, je t'enlève ton iniquité, et je te revêts d'habits de fête. Je dis : Qu'on mette sur sa tête un turban pur ! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L'ange de l'Éternel était là.
Rom 8.33 : Qui accusera les élus de Dieu ? C'est Dieu qui justifie !
Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !
Il faut confesser le pardon et rejeter les accusations sataniques qui ne sont plus fondées et qui peuvent harceler la conscience et la mémoire.
Apo 12.10 : Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait : Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort.
Heb 8.12 : je pardonnerai leurs iniquités, et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés.
C'est ici la cuirasse de la justice et le casque du salut dont les armes spirituelles sont constituées (Éphésiens 6).
5.4. La dimension par rapport au ministère de l‘Esprit.
Être condamné, c'est être comme obligé et contraint de toujours faire certaines actions, car l'homme subit la loi du pouvoir de ces choses.
Il s'ensuit une mentalité de fatalité.
Celui qui vit dans cet esclavage se croit condamné à y rester.
Il subit avec résignation l'influence de sa nature et de son caractère naturel, celle de ses peines et de son ascendance héréditaire éventuelle.
C'est la loi du péché et celle de la chair.
Pour vaincre cette loi, Dieu en crée une autre qui est plus puissante.
C'est celle de l'Esprit qui agit en ceux qui croient et qui s'y soumettent.
La loi du péché tire l'homme vers le bas.
La loi de l'Esprit l'attire vers le haut, comme la puissance de poussée des réacteurs parvient à affranchir la fusée de l'attraction terrestre.
L'important pour le chrétien est alors de vivre selon les principes spirituels en se livrant à la discipline divine.
Il lui faut une relation vivante avec le Seigneur, sa Parole et tout ce qui va édifier sa foi.
Il ne doit pas, à l'inverse, prendre soin de satisfaire les désirs de la chair.
Il vit selon le renoncement qu'inspire l'esprit de la croix.
Rom 13.14 : Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n'ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.
6. Conclusion.
Le terme « guérison » appliqué à l'homme intérieur n'est pas inadapté.
Il concerne avec justesse l'état de l'âme qui se soumet à l'Esprit.
Il est une des expressions qui valorisent les aspects divers du salut… de notre âme.
Psa 23.3 : Il restaure mon âme, Il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom.