Le tabernacle 3
Par Daniel Hébert  |  Lu 4368 fois
       
 

1. LA CHARPENTE (Exo 26.15-30)

1.1 La construction

Le Tabernacle était une enceinte de 48 planches. Chaque planche avait 10 coudées de haut et une coudée et demie de large. Elles étaient en bois d'acacia recouvertes d'or, placées debout sur des bases d'argent et recouvertes ensemble sur 3 côtés par 5 barres de bois d'acacia couvertes d'or.

20 planches constituaient le côté Sud, 20 autres pour le côté Nord et 6 pour le côté Ouest. 2 planches supplémentaires renforçaient les angles du côté ouest. 4 couvertures étaient placées sur cette structure pour former le toit.

Cette structure était elle-même partagée par un rideau, appelé "le voile" en deux parties différentes par le nom et la dimension.

1.2 Typologie

1.2.1 Les planches

Les planches ont une triple signification typologique ; elles parlent de :

a) Christ

Le bois d'acacia dépeint son humanité : c'est le "Fils de l'homme" (Luc 9.58) et l'or dépeint sa Divinité : c'est le" Fils de Dieu" (Eph 4.13).

b) L'Eglise

Les planches parlent des croyants qui, dans leur ensemble, forment le Tabernacle de Dieu "une habitation de Dieu en Esprit" (Eph 2.21-22)

c) Le croyant

Les planches nous parlent aussi du croyant individuel, comme étant un enfant de la race humaine et, par sa position, comme étant un Fils de Dieu par la foi, les planches auparavant, faisaient partie d'arbres enracinés dans la terre et soutenus par elle. Pour qu'elles puissent servir pour le Tabernacle, comme le croyant :

- Les arbres être sélectionnés et choisis dans ce but.

- Ils devaient être abattus, dépouillés de leur écorce et emportés.

- Ils devaient être dégrossis et sciés par les ouvriers de Dieu, suivant les indications de la Parole de Dieu.

- Les planches devaient être mises à la place assignée par Dieu.

- Elles devaient être transportées de lieu en lieu, sans choix personnel (Jean 21.18).

1.2.2 - Les barres

Les barres nous parlent de Christ, qui unit chaque croyant et par conséquent, le Tabernacle de Dieu.

1.2.3 - Les bases

Etant donné que l'argent typifie la rédemption, l'Eglise nous est montrée ici reposant sur la base de la rédemption, sur l'oeuvre de Christ et non sur la terre, l'oeuvre de l'homme.

2. LES COUVERTURES (Exo 26.1-4)

2.1 Les tapis de fin lin retors (Exo 26.1-6)

C'était la couverture intérieure, celle qui formait le plafond visible à l'intérieur du Tabernacle. Elle était magnifiquement brodée, avec des représentations de "chérubins artistement travaillés" de couleur bleue, pourpre et cramoisi.

Les caractéristiques de Christ sont représentées ici de quatre manières :

1) Le lin - dans sa pureté, sans tache.

2) Le bleu - dans son caractère divin de Fils de Dieu

3) Le pourpre - dans son caractère royal comme Roi

4) Le cramoisi - dans son sacrifice comme "l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde" (Jean 1.29).

2.2 Les tapis de poil de chèvre (Exo 26.7-13)

La couverture du poil de chèvre était placée sur la couverture de lin. Elle nous rappelle le bouc émissaire de Lev 16.21-22.

En typologie, elle nous parle de Christ, notre bouc émissaire, (Lev 16.10) car "l'Eternel a fait retomber sur Lui l'iniquité de nous tous " (Esa 53.6). "Lui qui a porté Lui-même nos péchés, en son corps sur le bois" (1Pi 2.2).

2.3 Les tapis en peau de bélier (Exo 26.14).

Ces tapis étaient teints en rouge et placés sur la couverture en poil de chèvre. Ils nous parlent du bélier de consécration (Lev 8.22) et du bélier de l'holocauste (Exo 29.15-18).

En typologie, la couverture de peau de bélier nous parle de :

1) la consécration totale de Christ le conduisant jusqu'à la mort

2) du sacrifice de Christ sur la croix.

2.4 La couverture de peaux de dauphins (Exo 26.14)

C'était la couverture extérieure et visible, imperméable à la poussière et à la pluie, rude d'apparence et sans attrait. Elle devait résister aux éléments, afin de protéger l'intérieur.

En typologie, la couverture de peau de dauphin nous parle de Christ dans son humiliation (Phil 2.5-8).

3. LES DEUX DIVISIONS (Exo 26.31-37)

3.1 Le lieu Saint (Exo 26.33)

3.1.1 Son but

Le lieu Saint était la première et la plus grande des deux divisions, les 2.3 de l'ensemble. Il renfermait le chandelier d'or, la table des pains de proposition et l'autel des parfums. C'est là que les fils d'Aaron accomplissaient le service journalier pour Dieu (Heb 9.6).

3.1.2 Son aspect

L'intérieur du lieu Saint était d'une grande beauté : les murs en or sur deux côtés, un magnifique rideau à l'entrée et le voile intérieur sur l'autre côté.

Au dessus, la voûte était faite de fin lin retors, avec la représentation des chérubins en bleu, pourpre et cramoisi.

Ceux qui regardaient le Tabernacle de l'extérieur ne voyaient que les peaux de dauphins et, naturellement, il n'y avait aucune beauté pour les attirer. La beauté était vue seulement par ceux qui se trouvaient à l'intérieur.

3.1.3 Typologie

Le lieu Saint nous parle de la grande bénédiction qui est le partage des croyants du siècle présent : être des "sacrificateurs pour Dieu" (Apo 1.6). Comme les sacrificateurs du Tabernacle, ils sont entrés par la porte. Leur offrande pour le péché (Christ) a été acceptée. Ils sont lavés de leurs péchés et, maintenant, ils adorent et servent Dieu.

3.2 Le lieu Très Saint (Exo 26.33)

3.2.1 Son but

La division appelée le lieu Très Saint constituait le tiers de l'ensemble et elle contenait l'arche avec le propritiatoire et la représentation des chérubins.

Le lieu Très Saint était séparé du reste du Tabernacle par "le voile" que personne ne pouvait soulever, si ce n'est le souverain sacrificateur une fois l'an, le jour des expiations (la purification annuelle du péché pour Israël) losque Aaron, le souverain sacrificateur, y entrait avec le sang pour l'offrande du péché.

3.2.2 Typologie

Le lieu Très Saint nous parle de la présence de Dieu et représente l'état parfait du croyant après son entrée dans le monde invisible des cieux, où Christ, notre souverain sacrificateur nous a précédé (Heb 9.12).

3.3. Le Voile (Exo 26.31-33).

3.3.1 Sa description

Le voile intérieur était fait de fin lin retors, tissé de bleu, de pourpre et de cramoisi et orné de représentation de chérubins. Il était soutenu par 4 colonnes en bois d'acacia, couvertes d'or, reposant sur des bases d'argent. Le voile lui-même était suspendu par des crochets en or. Il servait aussi de couverture (Nom 4.5).

- Il cachait l'arche à la vue lorsque le Tabernacle été dressé (Exo 40.3).

- Pendant les déplacements dans le désert, le voile était placé sur l'Arche pour lui servir de couverture (Nom 4.5).

3.3.2 Son but

Non seulement le voile formait une séparation entre les deux lieux, mais il leur enseignait que :

a) Il y avait un obstacle qui empêchait la parfaite communion avec Dieu.

b) Les cieux leur étaient fermés jusqu'à ce qu'une voie soit trouvée, afin qu'ils puissent y entrer.

c) Dieu leur était inaccassible à cause de sa sainteté et à cause de leur péché.

3.3.3 Typologie

Le voile représente le corps de Christ (Heb 10.20). Quand Christ fut crucifié, le voile du Temple se déchira, montrant que l'ancienne alliance était abolie et qu'une voie nouvelle et vivante vers la présence de Dieu venait d'être ouverte au travers du corps brisé de Christ. Il est tout à fait significatif que ce voile :

a) Ne s'est pas déchiré à partir du bas, montrant ainsi que la main de l'homme n'avait rien à faire avec le voile.

b) S'est déchiré à partir du sommet, montrant que c'était l'oeuvre de Dieu.

4.1 L'Entrée (Exo 26.36-37).

4.1.1 Construction

L'entrée conduisait au lieu Saint et elle était constituée par un rideau bleu, pourpre et cramoisi. Il était soutenu par 5 colonnes en bois d'acacia, recouvert d'or, reposant sur des bases d'airain.

Sa largeur était de 10 coudées, la moitié de la largeur de l'entrée du parvis.

L'entrée du parvis était pour tous, mais l'entrée du sanctuaire était réservée seulement aux sacrificateurs.

4.1.2 Typologie

L'Evangile de la grâce de Dieu (le parvis) est pour tout le monde et l'entrée est assez large pour que tous puissent y entrer. Mais les privilèges et les bénédictions de Christ sont réservés seulement pour les croyants et, par conséquent, la porte en est étroite.

Le coyant-sacrificateur est entré dans le lieu Saint ; il marche à la lumière du chandelier, il tire sa substance de la table des pains de proposition et il adore à l'autel des parfums.

 

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