On recherche un pasteur...
Par Auteur inconnu  |  5 commentaires  |  Lu 7884 fois
       
 

Une paroisse cherchait un pasteur. Las d'entendre les exigences des paroissiens au sujet des candidats potentiels, un conseiller de la paroisse sortit de sa poche une lettre, laissant entendre qu'elle émanait d'un nouveau candidat capable de rallier tous les suffrages. Il en fit la lecture devant le Conseil de l'Assemblée :

"Messieurs, j'ai entendu dire que votre paroisse cherche un pasteur, et j'aimerais me proposer comme candidat ; j'ai quelques qualités, me semble t-il, que vous pourriez apprécier. J'ai reçu la grâce de pouvoir prêcher avec beaucoup de puissance et de conviction, et je suis aussi écrivain. Certains disent que je suis un bon organisateur. Oui, c'est vrai, j'ai toujours inscrit une ferme conviction dans le cœur des gens, dans la plupart des endroits où je suis allé.

D'autres cependant formulent des objections contre moi. J'ai déjà les 50 ans passés ; nulle part je n'ai servi une paroisse plus de trois ans de suite. J'ai dû en quitter quelques-unes après y avoir amené une certaine mésentente. Je dois aussi admettre que j'ai été en prison trois ou quatre fois, mais pas parce que j'avais fait quelque chose de vraiment faux… Ma santé laisse à désirer, et pourtant je dois faire du travail manuel pour pouvoir manger comme tout le monde.

Les paroisses que j'ai servies étaient en général petites, tout en se trouvant dans des grandes villes. A plusieurs endroits, je ne me suis pas très bien entendu avec les chefs religieux d'autres communautés. Pour dire la vérité, quelques-uns m'ont même frappé ! Au point de vue administration, je ne suis pas spécialement fort. Je suis connu comme celui qui oublie parfois qui il a baptisé. Néanmoins, si je puis vous être utile, je ferai de mon mieux pour servir votre paroisse, même si je devais de nouveau travailler de mes mains pour joindre les deux bouts."

Après la lecture de la lettre, ce fut un tollé général dans la salle de réunion. On se demandait, dans le Conseil, comment un tel candidat, ex-taulard, maladif, querelleur, perdant la mémoire et semant quelquefois la discorde, pouvait même penser être agréé ! C'était tellement hors du commun, qu'on voulût connaître le nom de ce mauvais coucheur…

Et le conseiller qui avait lu la lettre regarda sur l'arrière de l'enveloppe et lut : "Messieurs, son nom, c'est : Paul."

 

 

Poster un commentaire

 
 

Vos commentaires (5)

Trier les commentaires : par date | par vote
Posté le 9 Septembre 2011 à 23h58
EXCELLENT !!!!!!!!!! regarder au coeur et non aux apparences !!
 
Posté le 4 Juin 2011 à 06h40
alléuia!!!!!!! on doit adorer Dieu, mais non son serviteur.........pourquoi toujours regarder aux apparences ?.........
 
Posté le 14 Mai 2011 à 17h30
Très belle illustration qui devrait me faire réfléchir et me conduire à être humble et compatissant, que je sois prédicateur ou non. Que de bels exemples dans la Parole : les fils de Noé avec deux attitudes différentes face à une même situation; la femme attrapée par les "hommes" en flagrant délit d'adultère......Conclusion : l'homme est l'homme..... nous avons encore les deux pieds sur la terre...Attention mesdames et messieurs les juges des autres.... Il n'y a que Jésus-Christ qui peut dire à Nathanaël...un israélite en qui il n'y a point de fraude.... parce que Il est seul capable de sonder le cœur et les reins....
 
Posté le 28 Octobre 2010 à 11h57
vraiment sympa et au gout du jour :o) ne jamais ce fier au apparence....
 
Posté le 28 Janvier 2009 à 13h29
très rigolo. Merci.