Pourquoi le parler en langues ?
Par Jean-Claude Guillaume  |  7 commentaires  |  Lu 12909 fois
       
 

Question d'un Internaute : " Si le «parler en langues» est la « plus évidente évidence » de la présence du Saint-Esprit dans la vie d'une personne, comme le disent nos frères pentecôtistes, comment expliquer donc que ni Jean-Baptiste (rempli pourtant du Saint-Esprit, dès le ventre de sa mère), ni Christ lui-même n'aient jamais parlé en langues ?"

Les Pentecôtistes (J'en suis), ne disent pas que "la « plus évidente évidence » de la présence du Saint-Esprit" est le parler en langue, mais que le parler en langues est le signe initial du baptême dans le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit habite le croyant dès sa nouvelle naissance, mais se borne à ses deux premiers rôles. Veuillez vous reporter à ma FAQ du TopMessages (Cliquez sur ce lien) :

Quel est le rôle du Saint-Esprit ?

Voyez également :

Comment recevoir le baptême dans le Saint-Esprit ?

Le parler en langues apparaît pour la première fois le jour de la Pentecôte (Actes 2.1-4), lors de l'accomplissement de la promesse de Jésus (Actes 1.8) d'un revêtement de puissance. C'est là qu'ont eu lieu les premiers baptêmes dans le Saint-Esprit, accompagnés du signe du parler en langues. D'autres ont suivi (Actes 8.14-18 ; 10.44-46 ; 19.2-7), et l'apôtre Pierre l'a promis à tous les croyants (Actes 2.38-39).

Avant la Pentecôte, le Saint-Esprit s'est de nombreuses fois manifesté au travers des hommes. Les prophètes de l'Ancien Testament étaient remplis de l'Esprit, mais c'étaient des être d'exception, choisis par Dieu d'une manière ponctuelle pour apporter ses messages au peuple.

Sous la Nouvelle Alliance, tous ont accès à cette plénitude. Mais pour accéder à la plénitude du troisième rôle du Saint-Esprit, la puissance surnaturelle, il a plu à Dieu de donner à l'homme une langue surnaturelle. Pour ma part, j'y vois plusieurs raisons, dont voici les principales :

1.       Tester son humilité : Jacques nous dit qu'aucun homme ne peut dompter la langue (Ja. 3.8). Lorsque nous parlons, nous dévoilons en partie notre personnalité ; nous nous efforçons donc de dire des choses sensées, et notre plus grande honte serait de prononcer des absurdités. Or, par le parler en langues, Dieu nous demande d'abdiquer notre contrôle sur les mots que nous prononçons, et qui nous semblent totalement déraisonnables.

2.       Lui donner un moyen de communication privilégié avec Dieu : Le parler en langue — et tous ceux qui le pratiquent régulièrement pourront l'attester — est un merveilleux moyen d'édification personnelle (1Co 14.2-4, 14.17 ; Jude 20).

 

 

 

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Vos commentaires (7)

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Posté le 23 Juin 2009 11:18:45 à 11h18
je voudrais savoir la signification de " parler en langue" merci
 
  Jean-Claude Guillaume (France)
Posté le 19 Février 2008 16:46:43 à 16h46
Cher Emmy, Je réponds à votre question : À la Pentecôte, les disciples ont exercé le don de xénolalie, un cas particulier de la glossolalie, (ou parler en langues). Lorsqu'on parle en langues, l'intellect de l'individu reste inactif, l'élocution est spontanée et non réfléchie. La langue que l'on parle est inconnue et incompréhensible intellectuellement par le locuteur. Cela est vrai également dans la xénolalie, dans laquelle la langue parlée est une langue terrestre, ignorée de celui qui parle, mais compréhensible par ceux qui la connaissent, comme ce fut le cas à la Pentecôte : Act 2,6 Au bruit qui eut lieu, la multitude accourut, et elle fut confondue parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue. Act 2,7 Ils étaient tous dans l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres: Voici, ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens? Act 2,8 Et comment les entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle? Act 2,11 […] comment les entendons-nous parler dans nos langues des merveilles de Dieu? En conséquence, le parler en langues n'a rien à voir avec l'acquisition miraculeuse supposée d'une langue étrangère quelconque.
 
  Emmanuel Ntihemuka (Rwanda)
Posté le 19 Février 2008 15:56:39 à 15h56
Merci beaucoup d'avoir abordé le sujet si impressionnant comme celui-ci (parler en langues), moi comme beaucoup d'autres Chrétiens J4ai difficile à saisir et comprendre ce don de parler en langues. Si possible, pour vous qui auriez ce don ou qui avez d'autres informations à ce propos, veuillez répondre à mes questions: 1.Lorsque dans les actes des apôtres, les disciples parlaient en langues, celles-ci n'étaient-elles pas des langues connues dans des cités voisines? 2.Après l'acte lui-même (de parler en langues), pourraient-ils maïtriser le langage parlé pour une connaïssance comme celle acquise à l'ecole? Merci de votre intervention! Emmy.
 
  Siméon Rafinesque (France)
Posté le 17 Novembre 2007 15:37:03 à 15h37
Re bonjour, une autre question me taraude. Aussi, il est écrit en 1 Cor v13 : " Nous avons tous, en effet été baptisé dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit. Un baptème se prend une seule fois. Pourquoi appelle-t-on baptème du Saint Esprit une onction particulière à laquelle tous les croyants n'ont pas part ? Merci d'avance pour vos réponses et merci pour ce super site web. Que Dieu vous bénisse. Que sa Grâce, sa Paix, sa Joie et son Amour vous soient donnés en abondance.
 
  Siméon Rafinesque (France)
Posté le 17 Novembre 2007 15:33:17 à 15h33
Bonjour, je suis jeune baptisé et des questions me taraudent. Le parler en langues est un don de l'esprit (merci Seigneur pour ce don). Son but est donc d'édifier l'Eglise. Mais les langues n'étant pas compréhensibles pour ma part, sans interprétations, à quoi servent-elles ? Comment puis-je dire amen à ces paroles ? Il est dit en 1 Cor 14 v27-28 : "En est-il qui parlent en langue, que 2 ou 3 au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu'un interprète; s'il n'y a point d'interprète, qu'on se taise dans l'Eglise, et qu'on parle à soi-même et à Dieu." Hors dans les églises que j'ai fréquenté, de nombreux frères parlent en langue. Doivent-ils se retenir dans l'assemblée ? Paul ne s'est-il pas abstenu lui-même (v7,v19)? Si j'invite un non-croyant, ne va-t-il pas nous prendre pour des fous ? Sommes-nous comme l'église de Corinthe, recherchant plus notre édification personnelle et les dons les plus spectaculaires que l'édification de l'Eglise et la glorification de notre Seigneur Jésus-Christ ?