Question d'un Internaute : " Si le «parler en langues» est la « plus évidente évidence » de la présence du Saint-Esprit dans la vie d'une personne, comme le disent nos frères pentecôtistes, comment expliquer donc que ni Jean-Baptiste (rempli pourtant du Saint-Esprit, dès le ventre de sa mère), ni Christ lui-même n'aient jamais parlé en langues ?"
Les Pentecôtistes (J'en suis), ne disent pas que "la « plus évidente évidence » de la présence du Saint-Esprit" est le parler en langue, mais que le parler en langues est le signe initial du baptême dans le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit habite le croyant dès sa nouvelle naissance, mais se borne à ses deux premiers rôles. Veuillez vous reporter à ma FAQ du TopMessages (Cliquez sur ce lien) :
Quel est le rôle du Saint-Esprit ?
Voyez également :
Comment recevoir le baptême dans le Saint-Esprit ?
Le parler en langues apparaît pour la première fois le jour de la Pentecôte (Actes 2.1-4), lors de l'accomplissement de la promesse de Jésus (Actes 1.8) d'un revêtement de puissance. C'est là qu'ont eu lieu les premiers baptêmes dans le Saint-Esprit, accompagnés du signe du parler en langues. D'autres ont suivi (Actes 8.14-18 ; 10.44-46 ; 19.2-7), et l'apôtre Pierre l'a promis à tous les croyants (Actes 2.38-39).
Avant la Pentecôte, le Saint-Esprit s'est de nombreuses fois manifesté au travers des hommes. Les prophètes de l'Ancien Testament étaient remplis de l'Esprit, mais c'étaient des être d'exception, choisis par Dieu d'une manière ponctuelle pour apporter ses messages au peuple.
Sous la Nouvelle Alliance, tous ont accès à cette plénitude. Mais pour accéder à la plénitude du troisième rôle du Saint-Esprit, la puissance surnaturelle, il a plu à Dieu de donner à l'homme une langue surnaturelle. Pour ma part, j'y vois plusieurs raisons, dont voici les principales :
1. Tester son humilité : Jacques nous dit qu'aucun homme ne peut dompter la langue (Ja. 3.8). Lorsque nous parlons, nous dévoilons en partie notre personnalité ; nous nous efforçons donc de dire des choses sensées, et notre plus grande honte serait de prononcer des absurdités. Or, par le parler en langues, Dieu nous demande d'abdiquer notre contrôle sur les mots que nous prononçons, et qui nous semblent totalement déraisonnables.
2. Lui donner un moyen de communication privilégié avec Dieu : Le parler en langue — et tous ceux qui le pratiquent régulièrement pourront l'attester — est un merveilleux moyen d'édification personnelle (1Co 14.2-4, 14.17 ; Jude 20).




