Question d'un Internaute :
"Est-il écrit ou mentionné dans la Bible au sujet des jeux de hasard, de loterie ou autre ? Pouvez-vous me préciser pour quelle raison ce n'est pas bien de jouer ? Car je crois que notre espérance est seulement en Dieu."Je ne connais pas, pour ma part, de texte précis de la Bible qui parlerait de jeux de hasard. Mais cela n'empêche pas que nous pouvons réfléchir sur cette question à la lumière d'autres critères.
Tout d'abord, interrogeons-nous sur la place du hasard dans la vie de l'enfant de Dieu. Et qu'est-ce que le hasard ? Larousse nous l'explique : "Cause imprévisible et souvent personnifiée attribuée à des événements fortuits ou inexplicables". Si nous croyons que Dieu dirige toutes choses, et si nous pensons avec David : "Mes destinées sont dans ta main" (Ps 31.15), nous ne serons pas tentés d'attribuer au hasard les événements fortuits ou inexplicables qui peuvent nous arriver, car nous savons qui est aux commandes !
Larousse précise à juste titre : "Cause imprévisible et souvent personnifiée". Le hasard, en fait, n'est autre que le dieu de l'incrédule.
Voyons maintenant la notion de jeu. Là encore, la Bible ne dit rien sur ce sujet, à ma connaissance. Mais rien non plus ne semble condamner l'activité ludique, si elle s'exerce dans un cadre sain. Naturelle pour les enfants, elle est aussi un bon facteur de détente pour l'adulte. La présence, dans certains jeux, de facteurs aléatoires (qu'on peut aussi appeler hasard) ne me gêne pas, aussi longtemps qu'il s'agit d'une simple détente.
Par contre, les jeux d'argent, quels qu'ils soient, ne me semblent pas compatibles avec l'éthique chrétienne, car dans ce cas nous cessons de nous confier en Dieu pour nos ressources, en faisant confiance au dieu hasard.
Et on ne peut passer sous silence le grand danger de la passion du jeu, qui hante, parfois jusqu'à la folie, certains adeptes des casinos, où en quelques instants, dans ces véritables temples du dieu hasard, se font et se défont de colossales fortunes, et pis encore, se détruisent les âmes des esclaves du jeu.